19 octobre 2008
Survivre puis revivre
Vous savez quoi ? Depuis que j’ai remis un pied dans la vie normale, j’ai beaucoup moins de choses à dire, parce que ça se passe plutôt bien et que les gens heureux n’ont pas d’histoires.
Certes, tout est loin d’être rose : mon collègue me met la pression pour travailler plus vite et être plus réactif, et moi, qui suis pourtant dix fois plus alerte que début octobre, je stresse un peu. Je me paie deux heures de marche par jour, et je rentre vanné après avoir été debout au boulot toute la journée. J’ai fait une obsession de me dentition imparfaite et je stresse de l’image que je peux renvoyer aux dizaines de gens que je croise par jour.
Mais au final, tout est plutôt positif : mon collègue me réveille, me secoue, et j’ai l’impression de sortir de 5 ans d’engourdissement ou j’avais perdu toute énergie, toute estime de moi, deux choses que je regagne peu a peu en me réintégrant dans la vie. Je trouve au travail des vertus que je ne lui avais jamais trouvées jusque là et même si c’est source de stress, même si ca fait un peu chier de se lever tôt, ça vaut le coup de se sentir comme faisant partie d’un grand tout, d’être dans la vie, et je comprends mieux ces chômeurs qui dépriment de ne pas retrouver de travail.
Je commence à flotter dans mon 46, malgré une tablette de chocolat ingurgitée chaque soir, j’ai perdu deux kilos et suis retombé à 90, je comprends mieux le discours de Philou sur atoute.org qui nous parle des vertus du sport dans le forum "arrêter de fumer" (faudra que je vous retrouve le lien, son histoire est édifiante). Huit heures par jour à me bouger le cul, deux heures à marcher, je n'ai plus le temps d'angoisser ni de me regarder le nombril : je dors comme un bébé, dans la nuit de vendredi à samedi j'ai fait le tour du cadran et ce n'est qu'hier que je me suis fait une petite nuit blanche (couché à quatre heures du matin) à mater les nouveaux épisodes de mes séries préférées et à en découvrir de nouvelles. J'ai, par évidence et parce que j'en ai moins besoin, allégé le traitement à un neuroleptique tous les jours ou tous les deux jours. Je n'allège pas davantage, je reste persuadé d'être quand même atteint de troubles bipolaires et d'avoir besoin d'un minimum de neuroleptiques pour me maintenir cohérent et équilibré. Car en y réfléchissant, l'alcool seul ne peut pas m'avoir amené aussi bas, il y a autre chose. Je compte bien reprendre une psychothérapie une fois installé et comprendre le pourquoi et le comment de toutes ces années de hauts de bas passées à me détruire et à me relever, à tout perdre et à tout regagner. Je reste extrêmement vigilant car si j'en crois mon passé, c'est quand j'ai remonté la pente que je sombre à nouveau, l'histoire m'est arrivée 5-6 fois, à chaque fois ponctuée d'alcool et de solitude, allant plus loin à chaque fois dans la chute. La dernière fois, j'avais boulot et appartement quand j'ai tout sapé d'un coup en quelques jours d'alcoolisation massive, de 2003 jusqu'à ce jour de mai 2005 où j'ai abandonné un appartement dévasté et la vie qui va avec pour rentrer chez mes parents me guérir une énième fois. Toujours le même schéma, toujours la même histoire, la même courbe ascendante et descendante. Mais cette fois, j'ai fait un sort à l'alcool et mon corps et mon âme en guérissent d'autant mieux que les mois sans s'accumulent. Il parait qu'il faut deux ans pour récupérer ses pleines capacités, j'en suis à quatorze mois. Encore un peu de patience, les plaies se pansent et les cicatrices se referment mais attention à ne pas replonger, cette fois ce serait la fin, franchement je n'y survivrais pas, et ce n'est pas une figure de rhétorique. Donc, alors que le nouvel appartement et la vie qui va avec se profilent à l'horizon, je mets en place des mécanismes d'autodéfense et un plan de sauvegarde personnelle : alcooliques anonymes et psychothérapie. Tenue à jour de ce journal intime si impudique où Thierry et Bertrand et 3000 lecteurs par mois veulent bien se pencher. Je crois que cette fois-ci alors que j'aurai en main toute la panoplie de la vie normale, je ne retomberai pas, parce que j'ai construit des garde-fous et que j'ai ENFIN appris de mes erreurs, que j'ai enfin passé plus d'un an sans le poison-boisson et qu'un psy a nommé ma maladie, expliquant plus de vingt ans de ma vie. Bref, je grandis, un peu sur le tard, je répare les choses cassées et même si je tiens debout avec la seccotine des failles qu'on rebouche, je suis vivant et bien vivant. Moi l'athée, comme je l'ai déjà dit, je me surprends à penser qu'il y a un Dieu pour moi, ou peut-être est-ce tout simplement le fruit de ces cinq ans de lente reconstruction qui portent enfin leur fruit.
Bref, vendredi soir, en remontant la nationale à pied, les sentiments me sont revenus, sans doute parce que j'ai un peu allegé le traitement ou (et) que j'ai rejoint enfin le monde des vivants. Les larmes me sont venues, un peu surprises d'être là, je crois que j'ai un peu pleuré sur moi, sur ces vingt ans gâchés par l'abus d'alcool, vingt ans à ne rien construire, à ne rien épargner, à me laisser détruire, à me détruire à coup de massives doses de whisky-pastis, j'ai pleuré ces chances manquées mais je crois aussi que j'ai pleuré parce que je redevenais vivant et que les émotions m'étaient restituées, qu'enfin le soleil que je voyais était aussi, la lumière de la fin du tunnel. J'ai pleuré et je me suis senti heureux, soulagé, en phase avec la vie.
Il reste encore du chemin à parcourir, et la seconde moitié du chemin de mon existence à réussir, il reste de nouveaux amis à trouver (avoir renoué avec le grand Laurent est un bonus, une cerise sur le gâteau), il me reste à me faire pardonner des anciens amis que je peux retrouver (réparer les torts causés, c'est une des étapes du cheminement des alcooliques rétablis chez les AA), il me reste, enfin, peut-être, et je ne sais pas si j'en suis digne, et je ne sais pas, franchement, s'il n'est pas trop tard à trouver l'amour. J'écoute parfois une chanson de Julie Zenatti (je sais j'ai des goûts de chiotte) où elle dit à un moment "se peut-il que l'on m'aime, qu'on pardonne mes fautes" et c'est bien la question que je me pose. On verra bien, la vie est une aventure et elle s'écrit par épisodes, j'aurai sûrement encore beaucoup de choses à vous dire, vous que je ne connais pas et dont sans doute certains ont vécu bien pire que moi.
Au bout du compte, je ne vais pas me plaindre, même si on me dit souvent que je le fais. Je m'en sors, sans trop de bleus au corps, sans trop de blues à l'âme, tout étonné des ressources qu'on a en soi. J'ai quand même eu la chance d'avoir le cocon familial où me poser, le temps de me reconstruire, et tant que mes parents sont vivants, je ne partirai jamais bien loin. Je leur dois bien ça. J'ai eu de la chance, d'autres dans mon cas se sont retrouvés dans la rue, abandonnés de tous, ça aurait pu m'arriver. Je me considère comme un survivant d'un cataclysme alcoolique, un "revivant", et je n'ai de cesse que de m'extasier sur cette sensation de vie qui me revient. Il y a quelques mois encore, ma mère me disait que j'avais l'air d'un zombie. Je pense que cette époque est révolue, je prie pour qu'elle le soit vraiment. Je le répète, je reste sur mes gardes, je suis affuté et je connais mon pire ennemi : moi. Mais peu à peu je recommence à m'aimer, et je regagne (lentement) mon estime, bientôt je supporterai mon visage dans un miroir et j'arrêterai d'avoir envie de raconter ma vie au premier venu. Cela dit, je ne sais pas comment je ferai avec mes nouveaux amis et mon éventuel amoureux, au bout d'un moment, je crois qu'il faudra bien que je (me) raconte, comment passer éternellement plus de vingt ans de sa vie sous silence ? Je m'émerveille sans cesse d'avoir à me poser la question du futur, parce que sincèrement, il y a encore quelques semaines, avant le 1er octobre, je n'étais même pas sur d'avoir un autre avenir que celui d'un mort-vivant subissant ses neuroleptiques. Je reprends le volant, je vais soigner ma vue qui baisse, mes dents qui manquent, je vais parachever le "revivant" en chantier que je suis devenu. Il faut simplement que je ne perde pas la fois, et surtout (le plus difficile pour moi) que je reste constant. C'est le challenge du maniaco-dépressif, et c'est là qu'interviennent le sport, le psy et les AA, les relations affectueuses qui vous cadrent et vous (re)construisent un homme. Je tiens le bon bout, je crois. J'ai même retrouvé ma libido hier, elle a ressurgi comme un fantôme oublié qui reprend corps, j'étais tout étonné. Rien à dire (en fait, tant à dire) je vais vraiment mieux, et en cette fin d'après-midi de dimanche, je vous chante le chant de l'être extasié sur ses capacités retrouvées. Quel soulagement que tout ça, il y a encore beaucoup à faire, mais bon sang, c'est possible de s'en sortir, je le souhaite à tous les éclopés de la vie. Il suffit d'être patient et de combattre. Je n'en reviens toujours pas. Allez, j'arrête de m'extasier, une semaine d'activité intense m'attend. Bonne semaine à tous.
16:56 Publié dans Alcool, Humeurs, Psychiatire, Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rédemption
11 octobre 2008
La lumière qui aproche ...
Ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles. Et pour cause, je travaillais. Depuis le 1er octobre. La reprise s’est faite, finalement en douceur. J’ai été accueilli à bras ouverts par mon ancienne chef, ça fait plaisir. Du coup, alors qu’elle me préparait un café, la tension accumulée les derniers jours s’est peu à peu effacée. J’y étais ! Au travail !
On a discuté, elle m’a présenté des personnes des différents services avec lesquels j’allais bosser. Puis direction ma nouvelle affectation : pré-archivage (je n’ai pas encore compris pourquoi on utilise le préfixe pré puisqu’on archive vraiment) où elle m’a présenté mon collègue, c’est presque la première fois que je bosse avec un mec. On a fait le tour des lieux, la grande patronne nous a laissés, et mon collègue a commencé à m’expliquer. Et m’explique depuis dix jours maintenant, et je n’ai pas fini d’apprendre. Il y a du boulot à revendre : classer, déclasser, trier, étiqueter, apporter les dossiers aux services concernés, en reprendre d’autres à reclasser, faire des stats, détruire des documents, répondre aux réquisitions, aux demandes diverses de dossiers, bref, être organisé, réactif, un peu difficile pour moi avec les effets second aires des médicaments qui me ralentissent. Je l’ai expliqué au collègue qui l’a bien compris, mais j’ai quand même intérêt à assurer, mon avenir professionnel en dépend, même si je suis réintégré en tant que titulaire.
Pour me couvrir, j’ai fait une demande de dossier de travailleur handicapé. Je tente le coup. Après tout, je suis réellement handicapé par mon traitement et je ne peux pas donner ma pleine mesure. On verra bien ce que ça donnera. J’ai divisé mon traitement par deux et pour l’instant, tout va bien, pas de changement notable ni dans un sens ni dans l’autre. Il faut du temps pour que je ressente les changements.
En tous cas, j’ai retissé du lien social, retrouvé des anciennes collègues, discuté. De gêné que j’étais au début et voyons que personne ne se formalisait de mon manque de dents, je suis devenu plus à l’aise. J’ai juste des difficultés avec les nouvelles personnes, à me rappeler leurs visages, qui elles sont, mais je suppose que ça va venir, avec le temps. C’est une tare que j’ai, je mémorise difficilement les visages, il me faut voir une personne plusieurs fois avant de la resituer. Très chiant.
Je me suis rendu compte que je devais faire voir mes yeux, car je suis devenu très miraud ; ma vue a considérablement baissé. J’ai ma main gauche que je ne sens plus trop, ça me pose des problèmes pour taper au clavier, j’accumule les fautes de frappe, mes doigts sont gourds, ça sent peut-être l’opération du canal carpien. Plus un autre problème de santé si peu élégant à dire que je m’abstiendrai de le détailler.
Sinon, j’ai des problèmes de transport. De ma ville de résidence à ma ville de travail ça va, il y a un bus toutes les demi heures en journée. Mais du village à Provins, c’est le désert total, à part un bus scolaire le matin qui me fait rater une fois sur deux le Provins-Melun qui arrive avant neuf heures. Dans la moitié des cas j’arrive à neuf heures quinze et je suis en infraction. Quant au soir, il n’y a rien, à part le taxi, le vélo ou mes pieds. J’ai jusqu’ici pris le taxi mais ca coûte trop cher. 13 euros à chaque fois. Donc lundi ce sera à pied que j’irai du village à la ville, matin et soir. Une heure quinze de marche aller, une heure quinze de marche retour. C’est réalisable. Le vélo, c’est pas la peine, on va me le voler. Donc la suite du chemin de ma rédemption se fera à pied. J’assume, je suis prêt. Maman m’a acheté un blouson jaune fluo réfléchissant pour qu’on me voie dans la nuit, c’est quand même plus sur. J’expérimente ça cette semaine. On verra dans quel état je serai vendredi soir. Mais je me suis découvert des trésors d’énergie. Plus tard, dans un ou deux mois, ça va être l’appartement à Melun. Tournant décisif de mon existence.
En tous cas, je vais mieux, je me dépense, je me réintègre. Le moral est au beau fixe. Je dors la nuit, je vis le jour, j’ai inversé totalement la machine. En dix jours, j’ai plus progressé qu’en dix mois.
Hier, j’ai fêté mes quatorze mois d’abstinence. Lundi 13, je célébrerai ma première année sans clope. Et je reprends le régime. Tout ça aurait été impossible il y a deux ans.
Le bout du tunnel s’approche. Je vois la lumière. Moi, athée, je me surprends à prier Dieu pour que ça continue dans cette voie. Je ferai tout pour.
15:17 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, psychiatrie, alcoolisme
29 septembre 2008
Répétition
J'ai trouvé un bus qui m'emmène le matin à la gare de Provins.
Il est à 7h14, place de l'église et me dépose à 7h44 à la gare SNCF.
J'ai une minute pour prendre mon bus ou 16 minutes pour prendre le suivant.
J'arrive à 9 heures à Melun.
Je fais une répétition ce matin, pour être sur que c'est le bon endroit où on prend le bus. J'achèterai ma carte orange sur place.
Je reviendrai à pied. Ca me fait une heure, une heure et quart de marche.
C'est la meilleure solution que j'ai trouvée. Le vélo, on va me le piquer je pense si je le laisse toute une journée à la gare. Ou crever les pneus. Ou piquer une roue. Je n'ai pas confiance. Donc ce sera bus le matin et RATP le soir (Rentre Avec Tes Pieds). A moinsq que je trouve quelqu'un de mon village pour me ramener, ce qui serait l'déal.
L'urgence : trouver un appartement à Melun ou Provins. Avec une petite préférence pour Provins car la ville est plus jolie et la plupart des appartements sont avec poutres apparentes. Ce qui plaide en faveur de Melun : sa proximité de Paris (30 minutes de la gare de Lyon), sa médiathèque. Le fait d'être sur place. Mais la ville est plutôt moche. J'aviserai.
En tous cas, j'en ai pour trois mois de galère de transport. Minimum.
03:13 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 septembre 2008
Au turbin !
Voilà. Mission accomplie. Hier vendredi, je suis allé voir la chef de la drh de la Préfecture.
Je me suis coltiné à pied le trajet de mon village à la ville (une heure et quart) et j’étais bien soulagé d’arriver à la gare. Il faut absolument que je reprenne ca vélo, la dernière fois je pesais 114 kilos et je n’arrivais pas à grimper les côtes. Bref, me voilà arrivé à la gare en attendant le bus de 12h35. Arrivée 14h00. Je remarque trop tard, le chauffeur me prévient pourtant, qu’il s’agit d’un omnibus qui dessert tous les petits villages aux alentours. Mais ça me plait de redécouvrir le trajet, alors je m’en accomode, il faut beau, le superbe bus orange n’est pas bondé et confortable. Je suis bien.
Arrivé à Melun, j’ai peur de ne pas me souvenir de l’endroit où il faut que je descende. Mais je reconnais le lieu, je descends et c’est d’un pas tout naturel que je monte vers la préfecture. Je ne me souvenais plus qu’elle était si en retrait, bien après le conseil général. Je rentre et je guette le pré-accueil, m’attendant à voir mes collègues mais les choses ont changé en six ans, ce n’est plus le même personnel. Je contourne la queue, passe devant le service des étrangers, me dirige vers les bâtiments du fond de la préfecture, sachant que c’est là que se situe la drh. Je grimpe au deuxième étage, je delande le bureau de la chef qu’on m’indique. Je frappe à sa porte, je me présente, elle me dit qu’elle me reçoit dans quinze minutes. Elle est jeune et aimable, avenante.
Sous ses conseils je vais dans la salle d’attente, où une nana m’alpague pour me remettre des documents. Papiers urgents à remplir pour avoir la paie (et la paix), papiers pour changer de sécu, livret d’accueil. Je suis bien reçu. Dans le livret d’accueil je parcours les lignes relatives au service logement. J’ai droit à un T1 ou un T2 en tant que célibataire. Ce sera un T. La chef vient me chercher, je la suis dans son bureau, elle me dit de m’installer. L’entretien peut commencer.
Elle me demade un curriculum vitae. Je n’en ai pas pris, estimant être connu dans les lieux. Je lui fais un résumé de mon parcours professionnel. Du bac jusqu’à la Défense. Elle me demande de quelle pathologie je souffre. Je réponds franchement. Bipolaire et alcoolique. Stabilisé pour les deux. J’explique que le traitement que je prends altère trop ma concentration pour que je puisse m’accomoder d’un poste de secrétaire administratif, d’où ma décision d’être réintégré en tant qu’adjoint. Ekke acquiesce, m’informe que le poste de Provins est réservé à un SA et qu’il est donc fort peu probable que je l’ai. Elle me demande quels postes je souhaite. Elle me propose finalement un poste d’archiviste vacant à la préfecture. J’opine du chef. Ça va me permettre de reprendre en douceur. Elle me demande si je vais rester dans on village, je lui réponds que je vais demander un appartement à Provins et pourquoi pas à Melun pour ne pas avoir de transport. L’idée me séduit. Elle me demande si j’ai des questions à poser, je lui réponds que rien ne me vient pour l’instant, mais que j’en aurai surement plus ard. Elle me répond qu’elle reste à ma disposition. On discute horaires de travail. Puis on a fait le tour de la question et elle m’accompagne jusqu’à la responsable de la formation qui me met au courant des formations proposées et des diverses actions menées. Charmante fille. Je prend congé, j’ai fait le tour des différents intervenants. Je peux partir.
Un dernier coup d’oeil au pré-accueil, non ce ne sont plus les mêmes. Je retrouve la rue, soulagé, avec la satisfaction du devoir accompli. Je prends le bus direction la gare. Je m’attable à un café pour demander un double. Le cendrier sur la table de la terrasse ne me donne pas envie de fumer. En attendant e bus qui est à 16 heures pour Provins, je téléphone aux deux taxis provinois pour leur demander s’ils peuvent venir me chercher à la gare à 17h10. Aucun n’est libre, comme d’habitude. Mon voyage de retour est un peu gâché par le fait de savoir qu’il va falloir que je me retape Provins-mon village à pied. Je m’y colle pourtant et rentre à la maison fourbu. 1 heure et demie de marche. Je me jette sur le café et dévore la pizza que ma mère à préparée. Je les mets au courant des dernières nouvelles. Je suis un peu énervé par la marche. Je mange, discute un peu, puis vais me coucher. Je m’endors à 20 heures pour me réveiller à 23. Et me voilà à 2h38 en train de vous narrer ma journée.
Je dois dire que ça s’annonce plutôt bien. La chef me contactera une semaine avant mon arrivée pour me confirmer ou m’infirmer mon affectation. J’ai des papiers à remplir. La machine est lancée. Dans dix-huit jours, je reprends la vie active. Hourra !
02:43 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entretien, souvenirs, reprise de contact
11 septembre 2008
Un rendez-vous !
Demain vendredi 12, à 14 heures 30, je vois la chef dde la DRH de Melun pour en entretien précédent ma reprise à mon ancien poste.
Je suis un peu sur les nerfs, je ne sais pas ce qu'elle me veut, ce qu'elle attend de moi, toujours est-il qu'il y a une possibilité de poste 0 Provins. Une possibilité. Ce serait trop beau. J'y vais le coeur battant, impatient et angoissé. Elle ne vas pas me manger, mais j'ai l'impression de passer un test d'embauche. Qui vivra verra. Je vous tiens au courant.
22:54 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boulot, rancard, interview, entretien












