11 avril 2008
Procrastination ou paresse ?
"La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque ça ne lui procure pas de gratification immédiate."
Définitition controversée qui provient de Wikipédia mais qui me semble juste dans mon cas, car il est évident que je souffre de procrastination. Ou que je justifie ma paresse excessive en invoquant cette pathologie.
J'ai mis un an à faire refaire ma carte d'identité volée, pourtant j'en avais besoin, ne serait-ce que pour aller chercher mes recommandés à la Poste, mais ça me faisait chier de rassembler tous les papiers, de faire des photos, d'écrire à la mairie de Verdun pour avoir copie de mon acte de naissance ... puis quand je me suis décidé, c'est allé très vite, j'ai reçu l'acte de naissance, fait les photos (so fat !), pris un avis d'impôt sur le revenu pour justificatif de domicile et en avant pour la mairie ! Premier écueil : les photos n'étaient pas aux normes. J'ai foncé chez le photgraphe le lendemain (pas le jour même) faire des photos conformes et les ai déposées à la mairie. Quinze jours après, j'avais ma nouvelle carte d'identité; dans la foulée, j'ai fait faire ma carte d'électeur que je n'avais pas faite en 2006, ratant ainsi les présidentielles !!!
J'ai depuis Noël 2006 un bureau en kit à monter ! Je tergiverse et remets à chaque jour les tâches à faire pour pouvoir le monter : virer les cartons, le banc de muscu et le rameur de ma chambre pour faire de la place et m'atteler à cette tâche compliquée (surtout tout seul) d'assembler les pièces du bureau. D'un autre côté, j'ai une table qui me suffit bien et je me dis que je ferais mieux de monter ce bureau spécial ordinateur dans mon nouvel appartement.
Dernier acte de procrastination en cours : la réparation du vélo ! Il suffit pourtant de graisser la chaîne et de regonfler les roues, pas besoin de sortir de Saint-Cyr. Mais je n'ai pas envie de faire du vélo de ce temps-là alors je repousse.
Pourtant, il y a des choses que je fais dans l'immédiat, le courrier important par exemple. Parfois je déploie des trésors d'énergie pour mener à bien une tâche, mais c'est souvent sur mon ordinateur que ça se passe, sinon je remets le ménage à plus tard. Voilà dix jours que je dois nettoyer ma fenêtre et reposer les rideaux. Pas long à faire, mais ça me fait chier de le faire.
Je pense que l'inactivité à laquelle je suis soumis m'a rendu comme ça. Je me dis qu'en retravaillant je redeviendrai plus actif, car à nouveau pris dans le rythme de la vie. Avec moins de temps pour faire les choses, et donc plus d'urgence. Je le souhaite ! Car je n'aime pas être devenu aussi nonchalant. Ca touche aussi mon hygiène et le ménage. Je dois me forcer. Mais pour l'hygiène, je sais que je prendrai davantage soin de moi quand j'aurai maigri.
Alors je ne sais pas : nonchalance, paresse ou procrastination ?
Je peux pourtant agir, pour le régime, l'arrêt de la clope, l'arrêt de la boisson. Je peux mettre beaucoup d'énergie dans ce que je fais.
Mais certaines choses restent en berne. J'éspère que ça va changer parce que je ne m'aime pas comme ça. Faudra que j'en parle au psy, et que j'avise pour agir. Agir. C'est ce qu'il faut que je fasse, agir plus.
Je me dis que réaliser une tâche par jour serait une bonne solution pour me remettre dans le mouvement. Je vais tâcher de faire ça. Aujourd'hui c'est courrier et coups de téléphone. Demain ce sera nettoyer ma chambre. Par exemple. En plus, je suis sûr que ça ferait disparaître mes angoisses que de redevenir actif. A suivre. J'ai eu trois boulots différents dans le passé. En même temps. Je peux être courageux. Quand je suis motivé !
Au fait : je vous avais promis cette note pour hier !
03:44 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : procrastination
01 avril 2008
Des médicaments qui font grossir ...
Plusieurs antidépresseurs et antipsychotiques feraient grossir
27 mars 2008 – Plusieurs des médicaments prescrits aux personnes dépressives ou atteintes d’autres troubles psychiatriques causeraient un gain de poids important. C’est ce que rapporte une psychologue et chercheuse américaine, Paula J. Caplan, dans un article paru récemment dans la revue New Scientist.
Selon elle, ces médicaments pourraient être en partie responsables de l’épidémie d’obésité qui frappe les États-Unis. Environ 66 % des Américains font de l’embonpoint et près de la moitié de ceux-ci sont obèses, rappelle-t-elle.
La chercheuse de Harvard fait remarquer que les antidépresseurs (comme l’amitriptyline, la doxépine et l’imipramine), les psychorégulateurs (comme le lithium et l’acide valproïque) et les antipsychotiques (comme la clozapine, l’olanzapine et la chlorpromazine) font grossir.
Par exemple, après 10 ans de traitement au lithium, 66 % des patients auront pris 10 kg de masse corporelle, précise-t-elle. Et, après un an sous olanzapine (un antipsychotique), 30 % des sujets auront gagné de 10 kg à 30 kg.
Les mécanismes qui sont à l’origine de ce gain de poids sont encore peu connus. Dans certains cas, on estime qu’en jouant sur le système nerveux central, les médicaments causeraient des fringales. D’autres substances, comme les antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine - dont le Prozac fait partie - pourraient altérer le métabolisme des patients.
Le nombre d’ordonnances de ces médicaments ne cesse d’augmenter depuis quelques années, souligne Paula J. Caplan. Plusieurs personnes prennent plus d’une de ces substances à la fois, ajoute-t-elle. « Les médecins négligent souvent de préciser à leurs patients que ces médicaments peuvent accroître leur appétit et entraîner un gain de poids », déplore la chercheuse.
Source : www.passeportsante.net

Je confirme. J'ai pris 30 kilos en trois mois apres ma prescription de neuroleptiques et d'antidépresseurs. Je continue ce traitement aujourd'hui et perdre du poids s'avère une entreprise difficile et lente, avec des reprises de poids dues à des fringales irrépressibles. Je tiens le coup cette fois, mais il est évident que je suis condamné aux poissons, viandes grillées, légumes, yaourts et fruits. Pas d'excès. Vous me direz que c'est une alimentation saine et que j'ai tout intérêt à m'y cantonner. En moi se livre le combat du gourmand avide de chocolat et le raisonnable qui va définitivement modifier son alimentation. Et faire du sport, je crois que c'est la solution la plus sage pour ne pas demeurer en permanente restriction alimentaire. Je sors enfin de la diète protéinée qui a donné peu de resultats : 8 à 9 kilos en 7 semaines. Je reprends un régime classique ou plutôt ma nouvelle alimentation précitée qui me laisse toujours une sensation de faim. Peut-être due à l'arrêt de la cigarette. Je continue donc le combat, rassuré par cet article qui explique ma prise de poids si rapide et spectaculaire et la difficulté de perdre. Heureusement, mon psy m'a annoncé qu'on finirait par réduire les doses des médicaments. Plus de sport, nouvelle alimentation, posologie réduite, je suis en passe de retrouver forme humaine et de redevenir désirable. Eh oui, toujours envie d'être désiré et aimé. Et de retrouver l'estime de moi.
04:51 Publié dans Journal de régime, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : régime, médecine, psychiatrie
28 mars 2008
Tout va bien !
97 kg tout rond !
Pesé à 2 heures du matin, au réveil, après m'être endormi à 21 heures (je sais, horaires bizarres) je suis rassuré de voir que la malédiction des 97 kilos est en passe d'être vaincue.
Au dernier régime, j'avais arrêté à 97 kilos, puis repris un kilo, alors que je faisais de la marche, et je m'étais découragé ! J'avais repris une alimentation grasse et sucrée qui avait eu tôt fait de me repasser au dessus de la barre des 100 kilos.
Il n'en ira pas de même cette fois. Même si je reprends un peu, je poursuis le régime jusqu'à mon premier objectif : 90 kilos. Arriverai-je à l'atteindre pour ma reprise du boulot ? J'en doute, mais je m'en rapprocherai. En tous cas, avoir réintroduit un peu de nourriture solide au milieu de ma diète protéinée ne m'a pas nui. C'est encourageant pour la suite.
Sinon, j'ai enfin mes Nicopass (que j'appellerai N. pour ne pas faire trop de pub) et j'en suis pour l'instant à un par heure, je passerai sous peu à un toutes les heures et demie. Puis un tous les deux heures, deux heures et demie, pour arriver au final à un toutes les 3 heures, ce qui fait six N. par jour. Raisonnable. Au fil des mois, je pense à baisser encore, mais je les garde pour leur effet coupe-faim qui m'est d'une aide précieuse dans mon régime. En tous cas, la soirée, la nuit est nettement plus agréable qu'hier, ou j'étais en manque total de nicotine.
Sinon tout va bien, j'ai vu le psy et lui ai parlé de mes problèmes de libido qui confinent à l'impuissance. Le sexe en lui-même ne m'intéresse plus, même dans la tête. Seuls les câlins et une histoire d'amour me fait envie. Il m'a expliqué que les neuroleptiques abaissaient la libido mais qu'on serait sans doute ramené à baisser les doses à l'avenir. Il m'a expliqué (et je confirme) que le sexe n'était pas au centre des mes préoccupations. Je confirme aussi : j'ai à maigrir, à continuer à ne pas fumer et ne pas boire, me refaire les dents, faire en sorte que ça aille pour le mieux pour le boulot (à classer en premier), trouver un appartement, des amis ou du moins des relations amicales. Tous ces projets et besoins passent avant le sexe, et il est compréhensible que je ne sois pas obsédé par la chose. Il a su me rassurer et je lui en suis reconnaissant. Il y a aussi le dégoût de moi-même que j'éprouve actuellement (quoiqu'un peu moins depuis que je fonds) qui joue son rôle. Ne pas s'inquiéter donc.
En bref, une bonne fin de semaine, espérons que ça continuera sur cette voie.
04:45 Publié dans Journal de régime, Psychiatire, Stop Clope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrêter de fumer et faire un régime
26 février 2008
La traversée du désir
Parlons sexe, un peu.
Vous le savez, ma libido ne se porte pas au mieux avec le traitement que je prends. Les Risperdal avait déjà entamé mon désir, les Lysanxia m'ont achevé en ce sens que je n'ai plus aucune érection, même le matin, même dans la nuit. Le visionnage d'un porno me réveille dix minutes, ça fonctionne toujours. Mais je me lasse très vite. J'ai perdu le désir, j'ai juste envie d'avoir un beau mec et de lui faire des câlins. Peut-être qu'ainsi stimulé, le petit Jean-Yves sortira de son sommeil et se redressera comme un glaive flamboyant. Mais je ne suis sûr de rien.
La seconde explication réside dans le fait que je suis obèse. Un article sur www.doctissimo.fr prévient que la cigarette et l'obésité favorisent le manque d'érection. Il y a des raisons médicales à ça mais il est aussi question de l'image de soi. Quand on ne se sent pas désirable, on n'est pas très branché sur la chose; ça me dégouterait de faire l'amour avec mon corps actuel, trop laid à voir. Quand j'aurai perdu mes kilos superflus (y a encore du boulot) je serai sans doute plus apte à désirer et à avoir envie d'une relation sexuelle. Pour l'instant, c'est le néant.
Certes, il y a lui qui m'inspire et me motive pour mener à bien ma perte de poids et à entamer la musculation. Me donne envie d'être désirable, lui et les mecs de son style. Mais jamais au grand jamais, je ne me présenterai devant lui dans l'état où je suis. Trop moche pour toi.
Il y a aussi un truc que je n'ai (je crois) jamais dit, je n'ai pas fait l'amour depuis janvier 1995. C'était la dernière fois où je l'ai fait sobre, avec des câlins et de l'amour, où je me suis senti bien et apaisé après.
Sinon j'ai baisé une fois en 2002, une fois en 2003, mais c'étaient de simples baises sous alcool et pas du tout achevées, un ratage complet.
C'est pathétique, je sais, mais personne ne m'a touché ni serré dans ses bras depuis 13 ans. Si ça recommençait, je suis sûr que bon nombre de mes maux s'apaiseraient. Ce simple geste, le hug, me manque énormément. A force de ne pas être touché, on finit par ne plus rien éprouver. Tout est endormi en moi, et je sais qu'à la première caresse, quelque chose reprendra vie. Je risque même d'avoir envie beaucoup de câlins et peut-être de sexe. Là, les médicaments à mon avis ne seront qu'un frein que je saurai dépasser. Espérons que les kilos vont vite partir et que je redevienne désirable, parce que là ce n'est pas du tout le cas. Alors je poursuis ma diète protéinée, puis mon régime, afin de regagner l'estime de moi et recommencer à aimer. Normalement.
19:17 Publié dans Homosexualité, Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : desir, impuissance, sexualité, gay
17 février 2008
Doutes et envies ...
Je viens de regarder le documentaire d'ARTE sur les troubles bipolaires et je ne suis pas très rassuré. Il faut dire que les trois cas présenté étaient sans doute des types 1 mais il est angoissant de constater que parfois, la prise de médicaments et la psychothérapie ne suffisent pas à enrayer les phases de manie ou de dépression. Certes, j'estime aller bien en ce moment, je fais des choses positives mais un accès de dépression peut faucher tous mes efforts. C'est angoissant de ne pas être normal; d'être soumis à ces hauts et ces bas qui vous pourrissent la vie. Je ne sais jamais si je fais une saute d'humeur normale, si je suis soumis, comme tout un chacun, à des variations d'humeur ou si c'est la maladie qui se manifeste.
Je n'ai pas peur de mes crises d'hypomanie, sauf pour les dépenses excessives et je me surveille extrêmement à ce sujet. J'ai peur de mes épisodes dépressifs qui me referment sur moi-même, prostré et incapable de rien faire. Cette dépression semble pourtant s'éloigner et j'ai plein de signes encourageants qui montrent que je vais mieux. J'ai l'impression de sortir de cinq ans d'enfer, d'être actuellement dans le purgatoire.
Il va falloir que je me décide à vous raconter la période 2003-2005 qui fut la pire de ma vie. C'est une période de souffrance et j'ai encore du mal à m'y mettre. Je sais maintenant que l'alcool n'était pas le seul responsable dans cette descente aux enfers qui m'a amené à perdre meubles et appartement, et à conserver mon travail par miracle. Je vais pourtant devoir raconter, ça me fera du bien et lâchera du lest.
Ce que je veux, c'est que tout ça ne se reproduise plus, je veux, et je vais apprendre à gérer ma maladie. J'espère arriver à vivre normalement, à me stabiliser. Des tas de bipolaires y arrivent.
Je pense que je ne ferai pas trop état de ma maladie, ça fait peur aux gens. Si vous me voyiez tous les jours, vous me trouveriez tout à fait normal, pas délirant, pas surexcité, pas déprimé. Je pense que je suis dans une bonne phase. Il me reste à travailler pour que ça reste ainsi. Je dois réussir à retravailler, me réinsérer dans la vie sociale, revivre. Depuis 2005, date où je suis arrivé chez les parents et où j'ai commencé les soins en alcoologie, ma vie va mieux. Mais elle est entre parenthèses. Je vis à l'écart du monde, je n'ai pas encore affronté l'extérieur et son stress. J'ai envie et j'ai peur. Le 16 mai, il faudra bien y aller et se lancer dans la reconquête de la vie normale. Je suis prêt, je ne suis pas rassuré mais je suis prêt.
05:28 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime, bipolaire
14 février 2008
Premiers constats et autres considérations
Bon ! Je n'ai mangé que des protéines hier soir et ce matin, et je ne suis pas affamé. Bien sûr, ça ne fait même pas un jour entier donc il est bien trop tôt pour en tirer des conclusions, mais disons que ça s'annonce bien. Une ration (30 grammes de protéines + 200 à 300 ml de lait) toutes les quatre heures, ça fait 4 à 5 "repas" par jour, soit 120 à 150 grammes de protéines, beaucoup plus à mon avis que ce dont j'ai besoin mais le reste sera simplement éliminé. Une gélule de vitamines par jour pour pallier les carences. Ça roule. Comme je le disais hier, j'espère tenir les 40-45 jours que va durer la cure. Je me sens motivé mais je suis si changeant, si l'hyperphagie se manifeste à nouveau, c'est la cata. L'hyperphagie, c'est ce moment où la faim l'emporte sur la raison et où je me bourre de nourriture sans réussir à être rassasié. Je prie pour que ça n'arrive pas, voilà trois ou quatre fois que mon régime est interrompu par cette saleté de symptôme (maladie ?) et j'aimerais bien avoir perdu vingt kilos (ou 15) d'ici le 16 mai. Je vais me surveiller et me coucher dès que la faim se manifestera, en attendant qu'elle passe, comme je le fais pour la clope.
Je suis en train de réduire les Lysanxia de 4 à 2 par jour; comme au début, parce que je ne suis pas stressé en ce moment. Ce n'est pas la sérénité car c'est le moment où se joue le verdict de la prolongation de mon congé longue maladie, et être dans l'expectative est très désagréable, mais je vais plutôt bien. Et si jamais j'ai un moment de stress, un Lysanxia à fondre sous la langue et le tour est joué.
Sinon, je vais m'atteler ces prochains jours à la énième partie du combat où je raconte mon combat contre l'alcool et ce sera la partie la plus importante puisque c'est celle qui m'aura mené où j'en suis. J'hésite à l'écrire parce que c'est assez douloureux, mais je l'écris aussi à la lumière du diagnostic de la psychose et des troubles bipolaires, avec un nouvel éclairage donc … si j'avais su plus tôt … si j'avais consulté plus tôt … je n'aurais peut-être pas besoin de reconstruire ma vie comme je suis en train de le faire et il n'y aurait pas eu toutes ces années perdues. On a tout, j'ai tout mis sur le dos de mon alcoolisme, mais il s'avère que mes troubles étaient également responsables de ma décrépitude mais je ne le savais pas. Mais les regrets ne servent à rien, il n'est pas trop tard pour se reforger une vie plus sereine et moins chaotique. Il me faut encore de la patience, et j'avoue que je trouve que le temps s'écoule trop lentement ces derniers temps, j'aimerais être trois mois plus vieux.
Quoiqu'il en soit, profitez bien du beau temps qui s'annonce encore aujourd'hui et que vos vies soient les meilleures possibles dans ce monde qui tourne parfois bizarrement.
08:42 Publié dans Humeurs, Journal de régime, Psychiatire, Stop Clope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : régime, humeurs, journal intime, arrêt de la cigarette
02 février 2008
Revolving revolver
Il y a quelques jours, COFIDIS m'a envoyé une proposition de crédit, passant le crédit que j'ai en cours de 1000 à 3500 euros, pour une mensualité qui aurait bondi de 30 à 100 euros par mois.
J'ai été en proie a mes démons de dépensier bipolaire, il n'y avait qu'un formulaire à remplir et (sous réserve d'acceptation) 2500 euros étaient crédités sur mon compte.
Le non-sens dans tout ça c'est que j'aurais été obligé de puiser dans ma réserve de 2500 euros pour pouvoir payer les 100 euros par mois, tout mon demi traitement étant actuellement bouffé par les prélèvements et les dépenses courantes. Ça ne m'a pas empêché d'hésiter, d'avoir envie, d'avoir une légère crise où j'avais envie d'accepter la proposition pour m'acheter le dernier portable XPS de DELL avec écran 20 pouces à … 2500 euros. Ou de garder l'argent pour mon futur emménagement …
Mais j'ai fini par déchirer l'imprimé et le mettre à la poubelle en me félicitant d'avoir réussi à rester raisonnable ! Mais je sais que ces tentations seront multiples quand je serai tout seul et il faudra que je reste vigilant pour ne pas céder aux sirènes des crédits revolving tellement faciles à obtenir avec leur taux indécemment élevé. Mais c'est une victoire sur moi-même et je m'en félicite. Ça aurait été d'une stupidité totale de reprendre un tel crédit alors que je rembourse encore FINAREF pour ma carta kangourou à raison de 100 euros par mois. Heureusement que je ne bois plus, dans l'ivresse extatique d'une bouteille de whisky, j'aurais rempli et expédié le formulaire pour dépenser et m'enfoncer encore plus.
C'est là que je mesure le chemin parcouru. Je vais mieux, j'ai plus les pieds sur terre, et les erreurs passées ont porté leurs enseignements. Puissé-je continuer dans cette voie-là !
07:35 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : psychiatrie, bipolarité, maniaco-dépression, dépenses
24 janvier 2008
Hauts, bas, milieux
Ce n'est pas gagné pour retrouver un sommeil de nuit, ce n'est pas gagné pour reprendre le régime, ce n'est pas gagné pour que mes relations avec mes parents s'améliorent. Tout est ma faute, je suis dans un drôle d'état, je sature de ce trop long arrêt maladie et j'ai repoussé parce que je ne me sentais pas prêt à assumer un boulot. En attendant, je ne fais rien que de l'ordinateur, je suis dans un état de paresse extrême, je ne voudrais que manger et dormir … et faire de l'Internet.
A force de ne plus travailler, on doit s'enfoncer dans une sorte de léthargie, une hibernation. Je ne me sens pas mal, je n'ai envie de rien faire, je continue simplement à ne pas fumer et à ne pas boire. Le reste va peut-être venir après, je suis peut-être encore en état de dépression. Pourtant, je ne suis pas malheureux, tant que je suis seul, tranquille. Les choses changeront dans quelques mois, je serai aspiré par la vie active et je serai remis sur les rails. J'ai pris 3 kilos, j'ai des accès de gourmandise gargantuesque, il me faut du gras et du sucré pour combler le vide de ma vie. Hyperphagie, sauf que je ne regrette même plus après. Parfois, je suis prêt à rendre les armes, tout est trop long et trop aléatoire, est-ce que je réussirai vraiment à m'en sortir un jour ? Et si je ne parviens pas à me stabiliser ? Je suis en période de doute, et puis sûrement que d'un coup ça va aller mieux. C'est ça la bipolarité, des hauts, des bas, des milieux. Je suis au milieu, en haut et en bas en même temps. Je crois que ça s'appelle un état mixte. Il faut que je redevienne actif, sinon je vais m'enfoncer davantage dans la léthargie. Pourtant mon psy trouve que je fais des progrès, il pense que c'est mon environnement qui me pose problème, toujours pareil, toujours la même ritournelle. Il va falloir que je sorte. Je maudis ce temps froid ou humide selon les jours. J'ai besoin que le printemps arrive, je renaîtrai surement avec lui. Allez, un peu de volonté, que je bouge un peu es choses et que je me change les idées, je n'en irai que mieux.
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18 janvier 2008
Se remettre en selle ...
20 heures – 3 heures, c'est ma tranche de sommeil de cette nuit. En recalant de + 3 heures, ce serait parfait. Je me sens assez bien, j'ai enfin fait ma lettre demandant la prolongation de trois mois de congé longue maladie, appuyée du mot de mon psy. Postée à six heures du matin, tout est normal. Je vais essayer de ne pas dormir ce matin ni cet après-midi et de tenir le coup jusqu'à 23 heures pour récupérer des horaires normaux mais la partie n'est pas gagnée. Il faut pourtant que je m'entraîne pour le mois de mai. Pour l'instant, je me laisse vivre en horaires décalés et ça a un certain charme, mais après plus question de plaisanter.
Travailler. Ça va sûrement me faire bizarre tant j'en ai perdu l'habitude. C'est pour ça qu'il faut que je me remette à des activités journalières pour reprendre contact avec la réalité. Je vais vous le dire franchement, je ne suis pas un fana du travail mais je lui reconnais des valeurs socialisantes et il faut bien participer à l'équilibre économique du pays. Travailler me fera du bien et me recadrera, mais je ne suis pas sur d'y prendre un plaisir fou à moins que je retrouve ma place d'assistant de formation qui était un boulot passionnant. Le deuxième boulot quand j'ai tenté de reprendre en 2005, dans le médico-administratif n'était pas mal non plus mais je n'ai pas assuré face aux responsabilités que la chef voulait me donner. En plus bosser en binôme avec un mec qui a 15 ans d'âge mental, c'est pénible. Bref, je vais demander un autre travail en espérant que je m'y réaliserai.
Ce qui me fait peur c'est que le traitement me rend lent et il faut du rendement dans les boulots de la Défense, réactivité, productivité, on se croirait en plein secteur privé. Je composerai avec mes capacités et dans le pire des cas, je réintégrerai la préfecture en tant qu'adjoint (quelle baffe que cette régression) et là les boulots sont simples … et chiantissimes. En plus, il faut se coltiner le public et faire le public, c'est éprouvant pour les nerfs. Mais j'assumerai, l'essentiel c'est que j'aie le boulot et l'apparte. Après, j'en fais mon affaire.
Cette fois, je ne commettrai pas les mêmes erreurs que les autres fois, à savoir fuir le boulot quand la chef passait son temps sur mon dos : arriver un matin et me dire que je n'y allais plus, que je renonçais, et que j'allais me torcher la gueule pendant trois jours dans un hôtel le temps de trouver le courage de sauter par la fenêtre pour en finir. Si je ne conviens pas, j'assumerai jusqu'au bout et j'avalerai avec dignité la pilule de la non titularisation. Je me trouve plus apte à faire face à mes responsabilités qu'avant, plus mûr, plus recadré, tout simplement parce que je connais ma maladie et que je sais que ce n'est pas ma faute si je n'arrive pas à assurer dans un boulot exigeant.
Bref, histoire à suivre, j'ai 4 mois pour entraîner mon cerveau et me booster un peu. Peut-être que l'entraînement cérébral, ça marche, pour l'instant je m'entraîne à MOTUS mais je vais essayer le programme du coach cérébral de EMME. Ce matin ou cet après-midi, je vais commencer par classer les papiers de ma mère, chose que je lui ai promise depuis trois mois. Il est temps d'agir, comme dit le livre, c'est à moi aussi de prendre en main mes troubles bipolaires. Fini le laisser aller du zombie aux neuroleptiques, on tâche de dépasser ça et de se remettre en selle !
08:42 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime, bipolaire
03 janvier 2008
C'est la même chanson ...
Il semblerait que retrouver le sommeil me soit profitable. J'ai pris mon parti de dormir plutôt le matin après six heures, jusqu'à onze heures-midi. Je ne dormirais pas la nuit tant que je ne retravaillerai pas et que j'aurais envie de passer mes nuits sur internet, c'est un fait acquis. Je fais avec.
Donc je dors, je redors, à des heures indues mais je redors. Et du coup le calme revient, et on dirait aussi que les crises d'hyperphagie s'éloignent, si je prends sur moi de quitter la table aussitôt le repas fini et de sucer un(e) Nicopass, qui me coupe légèrement la faim. C'est au moment du dessert que le problème de l'hyperphagie se pose : j'ai envie d'un gâteau, d'un pain au chocolat, de tartines de confiture … alors que la sagesse veut que je conclue sur un yaourt ou une pomme. C'est là que je dois mobiliser mon énergie pour ne pas manger un truc gras et sucré, à ce moment-là … et dans la nuit. Je suis en train de reprendre l'habitude de ne plus rien manger entre 22h30 et 5 h du matin où je prends mon petit déjeuner dans la maison toute calme. Je prends un solide petit dej' sachant qu'il sera éliminé dans la journée, en général 5 tartines, un yaourt et une pomme.
Bref, je reprends mes habitudes, et je vais varier un peu les légumes et les poissons, parce que c'est ce qui amène à saturation parfois, cette uniformité de goût, même s'il existe des saveurs différentes … parfois on a envie de choses plus solides qui tiennent au corps, des féculents, riz, pâtes, pomme de terre … on doit pouvoir en manger raisonnablement une assiettée sans mettre son régime en péril, surtout si on n'y ajoute pas de beurre ni de sauce … mais des épices …
J'a déjà dit tout ça ce matin, je le ressasse, tout ça pour dire que je recommence à me retrouver dans une bonne période pour reperdre du poids … donc l'alcool ça va, la clope, ça va, la bouffe, ça va … il n'y a que la promenade que je délaisse, trop froid en ce moment, il y avait même du verglas ce matin, donc je laisse tomber en attendant des jours meilleurs !
Mercredi prochain, c'est psy et on va décider ensemble de la date de la reprise, février ou mai, la plus juste pour moi. J'ai envie de partir en février pour ne plus voir mon père mais il sera plus sage d'attendre d'être plus stabilisé (je suis encore sujet à de nombreuses variations d'humeurs) pour reprendre … Mai serait idéal, en plus les températures seront censées être clémentes … et j'aurais travaillé sur mes troubles bipolaires et mes crises d'hyperphagie et avec un peu de chance, on aura baissé les Lysanxia qui m'embrument un peu le cerveau et me donnent des troubles psychomoteurs ! J'ai un mal fou à taper sur les bonnes touches du clavier, je décale d'une lettre, c'est rageant et j'ai ressorti mon logiciel de dactylo pour travailler ma frappe à dix doigts … voilà une activité constructive, réapprendre la dactylo, très utile pour une administration ! Je vais même voir du côté des programmes d'entraînement du cerveau, il semble qu'il se soit plutôt endormi parce que non sollicité, sauf pour l'écriture … certains journalistes ont émis des doutes sur l'efficacité de ces programmes, mais je pense que toute activité de réflexion stimule le cerveau et l'entraîne. De même, je devrais ressortir et voir des gens (trop froid pour l'instant) pour cesser de focaliser sur mes parents et leurs défauts qui ne sont pas pires qu'avant … quoique mon père s'enlise dans le grand n'importe quoi … mais bref, oublions-les, ce n'est plus qu'une affaire de mois et après, je suis sûr que je serai ravi de les voir tous les week-end ou un week-end sur deux …
Finalement je ne sais plus ce que je voulais dire en écrivant cette note qui ressasse les dernières publiées. Je trouve que ce 3 janvier est vraiment mon début d'année, avec les combats qui reprennent sérieusement et les choses qui vont enfin bouger … je suis en train de solder mon compte Internet mobile qui faisait double emploi avec l'ADSL, 48 euros à donner encore et je suis libéré …. 24 euros par mois de récupérés. Je sais ce n'est rien mais quand on gagne 500 euros par mois, tout compte … en juin, je récupérerai 100 euros et sans doute, si tout va bien, les 80% de mon salaire (puisque je compte reprendre à 80% thérapeutiques pour les 3 premiers mois) … donc sans être la grande richesse, je vais être beaucoup moins coincé qu'auparavant. En plus c'est le dernier mois où je porte des patches, à moins que je prolonge d'un mois si je ne me sens pas assez prêt, mais avec l'appui des Nicopass, ça devrait bien se passer … 60 euros par mois de récupérés donc … ça tombe bien j'ai des trucs à acheter dont un nouveau produit que je ne connaissais pas, le ventilateur pour ordinateur portable … Il se place sous le portable et ventile par-dessous, baissant apparemment sérieusement la température du processeur et des autres composants. Si vous voulez savoir ce à quoi ça ressemble, jetez un coup d'œil ici et ici. J'ai aussi besoin d'une montre et je voudrais celle-là. Mais vu son prix, je pense que je vais attendre de retravailler, je trouve qu'elle irait bien avec le nouveau moi aminci.
Bon bref, tout va bien aujourd'hui, je dis ça sous toute réserve car je trouve mon humeur très fluctuante d'un jour sur l'autre, à tel point que je me suis retrouvé dans la classification du bipolaire de type 2 et ½ de mon livre (compte rendu bientôt) qui comprends des troubles cyclothymiques. Je suis assez étonné parce que je me suis trouvé jusque là d'humeur assez égale, enfin disons que mes périodes de dépression et de mieux-être duraient plusieurs mois et ne sautaient pas d'un jour à l'autre comme c'est le cas actuellement. A creuser. Je me souviens que mon psy a dit plus ou moins que c'était le cheminement vers la rémission … moi j'ai un doute … rien que ce matin je pensais retomber dans la dépression et ce soir pas du tout … très très variable et girouette … j'aimerais tant qu'un psy me lise et me donne son avis !
J'arrête là mes digressions pour l'instant, je les reprendrai plus tard, je vais sûrement bosser sur mes rubriques séries et faire mon banc d'essai sur les tondeuses que j'ai achetées. Rubriques indispensables pour aérer ce blog qui suppure de moi !
A bientôt !
PS : j'ai terriblement envie de ça aussi, oui, mais pourquoi j'ai pas de sous ?
19:40 Publié dans Humeurs, Journal de régime, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime, psychiatrie, régime











