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        <title>La rédemption ... la longue marche vers une nouvelle vie ! - histoires_de_mecs</title>
        <description>Journal intime d'un gay quadragenaire, alcoolique abstinent, ex-fumeur récent, obèse en amaigrissement, bipolaire stabilisé, qui reconstruit sa vie !</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 16 May 2008 16:56:57 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Denis, le drôle d'outil (redif)</title>
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                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                                <pubDate>Tue, 04 Mar 2008 21:16:08 +0100</pubDate>
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                     &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Denis, c'est un gag dans mon existence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ca se passe au Broad, un soir des années 80. Je remonte de la backroom où je me suis fait palper par pas mal de mecs, des désirants qui ont fondu vers et pour moi. Je leur ai accordé un peu de mon corps mais pas plus. L'important, c'est de plaire, n'importe où, n'importe quand, partout, tout le temps. C'est rassurant, c'est une exigence de l'ancien gros toujours tapi en moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je passe devant un p'tit mec assis sur un banc de pierre. Il porte un blouson de cuir et les cheveux coupés en brosse. Mignon. Nos regards s'accrochent, un éclair d'envie passe de l'un à l'autre. Je suis stoppé dans ma course, je me retourne vers lui et je viens m'asseoir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Salut !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Salut.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Tu t'appelles comment ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Denis. Et toi ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Jean-Yves. Tu viens souvent ici ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La conversation se poursuit, balisée, prévisible. On en a vite marre et on s'embrasse. L'envie de lui m'étreint, absolue. Trop mignon, tout petit et tellement adorable. Et pas efféminé du tout, tout ce que j'aime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je le ramène dans mon appartement, par le premier métro. On fait l'amour vite, avec avidité. Ca marche bien, ça fonctionne. Je m'étends à côté de lui, repu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Tu peux rester si tu veux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il est resté. Jours, semaines, on s'appréhende au quotidien. Denis est un sacré outil, toujours avide de plaire, toujours soucieux du regard des autres, pire que moi. Il se redresse du haut de son mètre soixante-deux et fait le caïd. Quand il finit par en faire trop, je finis par l'entraîner sur le lit pour oublier tout ça. On rigole.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Semaines, encore et encore. Il me gonfle. Il est totalement amoureux de lui. Son rêve, c'est de rencontrer son sosie et de faire l'amour avec lui. Il embrasse son reflet dans les miroirs. Narcisse de pacotille, tu me lasses et je t'enlace de moins en moins. Je me moque de ton cheveu sur la langue, tu m'allonges une droite, je suis catapulté sur le canapé. Tu m'encules à sec devant Dallas. Je gueule et tu m'écrases un oreiller sur la tête. Je finis assis sur les chiottes à gueuler ma rage et ma douleur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le temps est venu. Il faut se débarrasser de Denis. Trop chiant, trop égotiste. Je l'ai amené chez ma mère et maintenant il voudrait qu'elle l'adopte. Et que je vire. Complètement cinoque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ca tombe bien le grand Laurent cherche un mec. Je lui vante les mérites de Denis. Il finit par se le faire, pour mon plus grand soulagement. Denis est ravi. Tu parles, Laurent est membré comme un dieu, pas mal de sa personne et suscite diverses convoitises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais Laurent déchante.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Il est complètement cinglé, celui-là, me confie-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il le largue. Je retrouve Denis chez moi en train de pleurer sur mon lit. Je le console, mais pas trop. Plus tard, au téléphone, il m'annoncera qu'il a décidé de ressortir avec moi. Il m'annonce ça comme une nouvelle qui va me ravir. Tu parles ! Je bégaie une vague dénégation et je raccroche prudemment. Heureusement, on en reste là.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Denis a été un gag dans mon existence, mais je garde de la tendresse pour lui. Je l'ai croisé plusieurs fois en boîte, à dix ans d'intervalle, toujours en quête de plaire, toujours à la recherche de son petit ami. Il m'a fait clairement comprendre que je ne devais rien espérer pour nous deux. J'ai caché mon ravissement. N'empêche, Denis, c'est mon petit miroir à moi : vingt ans après je suis toujours là à essayer de plaire, et je rêve secrètement d'un petit copain plus grand que moi et pas efféminé. Plus le temps passe, plus on reste les mêmes. Tant pis. Et puis l'essentiel, n'est-ce pas que les rêves restent intacts ?&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Chagrin d'amour ... (rediff)</title>
                <link>http://mesamismesamoursmesemmerdes.hautetfort.com/archive/2008/02/25/chagrin-d-amour-rediff.html</link>
                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                                <pubDate>Mon, 25 Feb 2008 20:31:36 +0100</pubDate>
                <description>
                     C'est un soir d'automne qui se donne des airs d'été. 1990. Je suis avec Anne, Sandrine et Arnaud, et nous discutons tranquillement. La vie a l'air parfaite. Je ne pense presque pas à l'expulsion de mon appartement de la rue Caffarelli. Ca fait juste une semaine. Je ne suis pas à la rue. J'ai des amis pour m'héberger, des hôtels où passer la nuit. Je ne pleure pas mes affaires restées à l'appartement et saisies, tout est désormais chez un garde-meuble. Tout ça n'est pas si grave et je goûte encore la vie, ses espoirs, ses surprises.&lt;br /&gt; Celui qui me déprime et me dégoûte, c'est Arnaud. Je l'ai connu le 19 juillet 1989 et voilà depuis plus d'un an qu'il me ballade au gré d'une histoire d'amour où je suis le seul à aimer. Il n'y a pas si longtemps, alors qu'il prenait un taxi pour aller à la gare, je suis resté planté comme un con à regarder le véhicule partir, le cœur serré, pendant qu'Arnaud ne se retournait pas, n'avait pas un regard pour moi. C'est l'histoire d'une indifférence et d'un amour qui s'entrechoquent et font des étincelles qui me brûlent le cœur.&lt;br /&gt; Arnaud, je l'ai hébergé pendant quelques mois, dans ce même appartement d'où on vient de me virer. Le fait que je sois à la rue ne semble pas le toucher. Il vient de rencontrer un mec au far west (le cinéma porno) et part avec lui à Tours. Il s'installe en couple. Ce mec, Thierry, l'a embauché dans sa société de sondage et a invité Arnaud à partager son 140 mètres carrés. Je me dis qu'au final, Arnaud n'est qu'une pute, qui profite au passage des choses que les gens peuvent lui apporter. Pourtant, je ne parviens pas à éprouver le mépris qu'il mérite. Je suis encore encombré de cet amour non partagé que je traîne comme un douloureux boulet.&lt;br /&gt; Je me focalise sur Anne, la meilleure amie d'Arnaud qui m'a adopté dès que je l'ai connue et je goûte son aimable sollicitude. Je fais connaissance avec Sandrine avec qui j'ai d'incroyables atomes crochus et qui va (je ne le sais pas encore) devenir ma meilleure amie. Deux affections contre une indifférence, je suis gagnant. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'avoir le cœur brisé.&lt;br /&gt; J'ai rencontré Arnaud en boîte. On avait discuté par minitel et fait connaissance comme ça, avant de se voir &quot;en vrai&quot;. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je le trouvais plutôt mignon, mais je n'avais succombé que légèrement à son charme. Il est venu me trouver alors que j'étais accoudé au bar du Broad et m'avait embrassé à pleine bouche. Je m'étais laissé faire, surpris, conquis par cette fougue inattendue. On s'était fait des câlins et je l'avais ramené à la maison où nous avions fait tendrement l'amour. Nous nous étions réveillés en début d'après-midi, le chaton que j'avais à l'époque était lové entre nous. J'avais interprété ça comme un signe, un présage de bonheur. Arnaud était tendre, mignon, intéressant. Nous partagions les mêmes goûts, les mêmes sorties, les mêmes envies. J'avais très vite craqué, mon cœur s'était rapidement emballé pour ce petit gars pas sûr de lui qui me touchait en plein cœur. Aussi, lorsqu'au bout de quelques semaines, il commença à me gratifier de son indifférence et de son désintérêt, je tombai de haut. Je me payai un long chagrin d'amour qui connut son summum lorsque je décidai de le quitter quelques semaines plus tard, après avoir pesé le pour et le contre. C'était donc fini entre nous, mais je gardai Arnaud dans ma vie, incapable de m'en séparer totalement.&lt;br /&gt; Je supportai son indifférence amicale et ses petits amis, résigné. Il avait trois copines avec qui j'avais sympathisé (dont Anne) et je passai des week-ends avec eux, à prendre du bon temps. Je devais en quelque sorte pactiser avec la douleur permanente du manque d'Arnaud et réussir à vivre avec elle, pendant que je ne pouvais plus vivre avec lui. Je lui fis des crises et des cadeaux. Mais rien rien, rien ne le toucha. J'eus du mal à assumer qu'Arnaud n'en avait rien à foutre de moi.&lt;br /&gt; Ce soir d'automne 90 où nous sommes quatre à dîner ensemble, Anne, Sandrine, Arnaud et moi, ce soir d'automne sonne comme le glas de notre histoire. Arnaud part. Loin. Il quitte ma vie et ne reviendra pas. Lorsque nous nous séparons, il n'a pas un regard pour moi. Ses bises claquent dans le vide, sa peau est froide. Je vais passer la nuit avec Sandrine dont l'amitié toute neuve panse mes plaies. Malgré moi, je déglutis, j'ai un fond de larmes dans la gorge. Je perds beaucoup ces derniers temps : mon appartement, le mec que j'aime. Ma vie est en train de tourner. Changement de direction. Mais je n'ai que vingt-six ans, et la vie est pleine d'aventures à venir. Pourtant, elle aurait été tout autre, ma vie, si Arnaud avait consenti à m'aimer. Je n'aurais peut-être pas sombré dans l'alcool, parce que c'est pendant cette histoire d'amour que l'alcool m'est venu. Je ne serais pas devant vous en train d'essayer de réparer mon existence claudicante. Mais les regrets ne servent à rien, il faut composer avec ces blessures passées et trouver la meilleure façon de marcher. Droit devant. 
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                <guid isPermaLink="true">http://mesamismesamoursmesemmerdes.hautetfort.com/archive/2006/05/09/rencontre-inattendue.html</guid>
                <title>Rencontre inattendue (remix)</title>
                <link>http://mesamismesamoursmesemmerdes.hautetfort.com/archive/2006/05/09/rencontre-inattendue.html</link>
                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                                <pubDate>Thu, 14 Feb 2008 09:35:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je republie cette note qui date de deux ans et qui prouve que même en étant gros, on peut avoir du succès, comme quoi je me prends bien la tête avec mon régime :) Et puis c'est la Saint-Valentin aujourd'hui, l'histoire s'y prête bien.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Février 2006&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai accompagné ma mère qui va chez le médecin. Je l'attends dans la voiture. C'est un début de soirée, le temps donne un avant-goût d'été. Je décide de sortir de la voiture pour en griller une.&lt;br /&gt; La place devant le palais de justice est déserte. La ville semble abandonnée en cet instant. Dix-neuf heures, c'est l'heure où les provinois s'affairent pour le repas du soir. Les gens rentrent chez eux, terminent leur journée. Quelques voitures se garent au loin, mais la place reste déserte et je goûte le silence en inhalant la fumée qui me picote la gorge.&lt;br /&gt; Je suis tout à mes pensées quand le mec fond vers moi, sorti du restaurant grec de l'autre côté de la rue.&lt;br /&gt; Il marche vers moi en me souriant. Il n'est pas très grand, porte un bonnet sur vissé la tête jusqu'au yeux. Il sourit.&lt;br /&gt; - Ben qu'est-ce que tu fais là ?&lt;br /&gt; J'ai un mouvement de recul quand il me serre la main. Il ne semble pas s'en offusquer. Sa poignée de main est franche, ses yeux me fixent sans que le sourire ne quitte son visage.&lt;br /&gt; Je ne le connais pas, j'en suis sûr, mais j'ai l'habitude que des jeunes mecs de ce genre m'abordent. Je ne sais pas d'où ça vient, il parait que je suis d'abord sympathique. Pourtant, là, je fais la gueule. Certains de ces jeunes mecs m'ont déjà ouvertement dragué pour me proposer au mieux de leur payer un coup dans un bar, pour essayer au pire de me chiper ma carte bleue. Des souvenirs précis s'imposent à moi. Je me suis déjà fait dépouiller, alors que j'étais totalement ivre par une bande de jeunes mecs dont le plus mignon m'avait fait miroiter l'envie de sortir avec moi. Au final, je me suis retrouvé sans ma carte bleue et mon portable, dans un hôtel miteux du centre de Paris, complètement saoul et allégé de mes biens.&lt;br /&gt; Ces souvenirs pénibles me reviennent alors que le jeune mec est à côté de moi. Mais cette fois je suis sobre et je suis à Provins, pas à Paris. Je ne me laisserai pas avoir une fois de plus.&lt;br /&gt; - T'inquiète, je te veux pas de mal.&lt;br /&gt; J'acquiesce mais je sens mon visage se raidir. Je ne sens pas trop ce mec.&lt;br /&gt; - Qu'est-ce que tu fais là ? insiste-t-il.&lt;br /&gt; - Je fume ma clope en attendant ma mère.&lt;br /&gt; - Et où elle est ta mère ?&lt;br /&gt; - Chez le docteur.&lt;br /&gt; - Chez quel docteur ?&lt;br /&gt; - J'en sais rien.&lt;br /&gt; - Tu fais quoi dans la vie ?&lt;br /&gt; Et il continue à poser ses questions en rafale auxquelles je réponds sans mentir. Son regard est extrêmement fixe et contraste avec le mien, un peu fuyant et pas à l'aise.&lt;br /&gt; Il m'offre une cigarette pour la deuxième fois en dix minutes. Je me détends un peu, il n'a pas l'air bien méchant. Mais il est très curieux. Il fait une pose en se massant la gencive de son index, l'air pensif.&lt;br /&gt; - Tu connais la chanson de Guesch Patti ?&lt;br /&gt; - Etienne ?&lt;br /&gt; - Oui ?&lt;br /&gt; - Oui.&lt;br /&gt; Et le voilà qui se met à chanter avec entrain. &quot;Etienne, Etienne, Etienne, oh, tiens-le bien ! Baisers salés salis tombés le long du lit …&quot;.&lt;br /&gt; Je l'écoute amusé. C'est un festival, ce mec. Il arrête de chanter et m'explique qu'il est à Provins depuis septembre et qu'il ne connaît personne.&lt;br /&gt; - C'est pour ça, je t'ai vu tout seul alors je t'ai abordé !&lt;br /&gt; Je relâche mes dernières défenses. Ce type est sympa et apparemment pas dangereux.&lt;br /&gt; - Bon, je vais devoir y aller. J'habite dans l'immeuble là.&lt;br /&gt; Il me désigne du doigt le deuxième étage d'un des immeubles de la place où j'ai toujours eu envie d'habiter. Coïncidence.&lt;br /&gt; - Bon allez, j'y vais ! Au fait tu t'appelles comment ?&lt;br /&gt; - Jean-Yves.&lt;br /&gt; - Moi c'est Alex. Enchanté, Jean-Yves.&lt;br /&gt; Il me serre la main; toujours cette poignée de mains franche et directe. On se dit au revoir. Nous sommes proches et malgré moi, je me penche vers lui. Il me regarde.&lt;br /&gt; - Allez, Okay, on se fait la bise, dit-il.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Puis il ne s'en va pas. On fume encore une clope, et on discute. A un moment, il me demande :&lt;br /&gt; - T'as une copine ?&lt;br /&gt; - Non.&lt;br /&gt; - T'es gay ?&lt;br /&gt; - Oui.&lt;br /&gt; La réponse a fusé aussi vite que la question. Je ne suis pas le genre à le crier sur les toits mais quand on me pose la question, je réponds toujours franchement.&lt;br /&gt; - Sans déconner ?&lt;br /&gt; - Comme je te le dis.&lt;br /&gt; - T'aimes les mecs alors ?&lt;br /&gt; - Eh oui !&lt;br /&gt; Il fait face à moi, et soudain ses bras sont autour de moi, les doigts croisés derrière ma nuque. Alors qu'il me demande si j'aime les mecs, il m'embrasse à deux reprises sur la bouche. J'en suis pantois, mais mes lèvres effleurent les siennes et c'est très agréable. Bon sang, ça fait des années que je n'ai pas embrassé tendrement un mec sur la bouche.&lt;br /&gt; - T'es pas sauvage, toi, dis-je d'un air amusé.&lt;br /&gt; - Pourquoi tu dis ça ?&lt;br /&gt; Il m'a lâché, mais me fait face, très proche de moi. Je remarque que c'est un joli mec, un peu le genre petite crapule avec son bonnet, mais un beau gosse.&lt;br /&gt; - Ben tu viens de m'embrasser, dis-je.&lt;br /&gt; - Ben avant j'aimais les mecs ! A douze ans, je regardais déjà les mecs ! Mais j'ai arrêté maintenant, je suis avec une femme. De quarante ans.&lt;br /&gt; - Dommage pour moi, alors. J'ai pas de chance.&lt;br /&gt; - Ouais, avant je t'aurais bien sucé !&lt;br /&gt; Et le voilà qui me met la main au paquet !&lt;br /&gt; - Hum, poursuit-il, t'as ce qu'il te faut. T'as pas trop de poils au moins ?&lt;br /&gt; - Non, ça va ! (Je souris maintenant béatement).&lt;br /&gt; - Tant mieux parce que j'aurais plein de poils dans la bouche. Oui, je t'aurais bien sucé.&lt;br /&gt; Il a haussé la voix, provocateur. Je regarde autour de moi, honteux. Mais il n'y a personne.&lt;br /&gt; - Pas si fort, dis-je.&lt;br /&gt; - Ben quoi j'ai pas honte ! (Il hausse la voix) Hey, j'ai envie d'le suuuccceerrrr !!!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je rigole. Il me regarde intensément.&lt;br /&gt; - En plus t'as une belle gueule. Quand j'ai vu ta tête, ça m'a donné envie d'aller vers toi. Tu viens chez moi boire un café ?&lt;br /&gt; - J'peux pas, j'attends ma mère. Mais laisse-moi ton numéro de téléphone.&lt;br /&gt; - J'ai rien pour écrire.&lt;br /&gt; - Moi non plus.&lt;br /&gt; - Puis en même temps, je pourrai pas te donner ce que tu veux. Je suis avec une femme et je suis fidèle, maintenant !&lt;br /&gt; - Tant pis pour moi !&lt;br /&gt; Il me sourit.&lt;br /&gt; - En tous cas, je suis bien content de te connaître, Jean-Yves. Là je dois y aller. J'espère qu'on se reverra. J'habite là, tu vois.&lt;br /&gt; - Oui, j'espère aussi. Ca fait du bien de parler.&lt;br /&gt; - Ouais. Un peu de chaleur humaine. Allez à bientôt !&lt;br /&gt; - Salut Alex.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je le regarde s'éloigner. Je me maudis de n'avoir pu le suivre mais je ne me vois pas faire faux bond à ma mère. Je réintègre la Twingo, et je me mets à penser à lui. Que voulait-il exactement ? Il est passé du côté des filles, je n'ai rien à attendre de lui de ce côté-là. Quoiqu'il m'ait fait un maximum de rentre-dedans ! Et puis il a des côtés bizarres, très inquisiteurs. Mais en même temps, il est marrant, et même attendrissant !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par la suite, je vais beaucoup penser à lui et à me demander ce qu'allait devenir cette histoire !&lt;br /&gt; Je vais pas mal tergiverser et avoir envie de le rencontrer dans Provins. Je vais aussi reprendre confiance en moi : me faire draguer comme ça alors que je suis un gros mec, en ce moment, vraiment pas au top de ma séduction. Puis penser encore : et si Alex était un dangereux maniaque qui drague les gens pour les découper ensuite ? Je vais passer par mille états et me poser mille questions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne l'ai pas encore revu. J'ignore totalement si il y aura une suite à cette histoire. Mais ce qui est bien, c'est que j'ai repris une certaine confiance en moi, grâce à ce petit mec qui m'a parlé un soir en m'offrant de la tendresse et de la gaieté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je n'ai jamais revu ce garçon, je ne sais même pas si il est encore à Provins. Qu'importe en fait, l'essentiel est que je peux encore plaire, même en bibendum bouffi, mais quand même ... je vise mes 70-80 kilos, j'augmenterai ainsi mes chances de succès d'obtenir le mec que j'aurai choisi. Mais je garde un souvenir tendre d'Alex, comme une lueur d'espoir dans la grisaille de 2006 et les jours de moral bas de 2008. Qui sait, le destin le remettra peut-être sur ma route. Ou ce sera un autre. C'est bien la vie, on ne sait jamais ce qui se passe au prochain épisode !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Amour toujours</title>
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                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                <category>Homosexualité</category>
                                                <pubDate>Sat, 27 Oct 2007 00:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesamismesamoursmesemmerdes.hautetfort.com/media/01/02/e30db0bdebc33689d49fc4487fcb7c06.jpg&quot; id=&quot;media-627043&quot; alt=&quot;e30db0bdebc33689d49fc4487fcb7c06.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Faut pas pleurer comme ça !</title>
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                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                                <pubDate>Mon, 01 Oct 2007 01:15:11 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;i&gt;Attention, scènes sexuellement explicites.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il a un petit studio pas loin de la rue des rosiers. Il me fait entrer, me souhaite la bienvenue dans son modeste logis. Le lit trône au milieu de la pièce, draps blancs, oreillers blancs, couverture en patchwork.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je suis bien. Il m'a levé quelques heures plus tôt au Broad et on s'est embrassés et caressés longuement, pendant que le désir montait, pressant, d'aller plus loin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpFirst&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Je t'emmène chez moi ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpLast&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- On y va !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous y voilà donc, se ruant l'un sur l'autre, s'embrassant à pleine bouche, s'arrachant presque nos fringues. On se retrouve nus l'un sur l'autre, et je palpe sa bite, pas très grosse mais d'une dureté de béton, jamais vu un roc pareil.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il se relève, met une cassette dans un petit magnétophone et j'entends, un peu surpris, la voix de Daniel Guichard. &quot;Mon vieux&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il revient vers moi, me retourne sur le ventre d'un geste d'expert, me relève le cul et se place au dessus de moi, le gland contre ma corolle. Et il pousse !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Aïe ! Ça fait mal, c'est trop dur, j'ai l'impression qu'une barre de fer s'insère dans mon fondement et je me mords le poing pour ne pas gueuler. Il entame le va-et-vient pendant que Daniel Guichard chante &quot;Faut pas pleurer comme ça, demain ou dans un mois, tu n'y penseras plus …&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Argh, là j'y pense pour le moment, j'ai le cul en feu, distendu, alors que les mouvements du mec se font de plus en plus rapides et que ça me brûle, j'ai hâte que ça finisse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Soudain il braille et je sens qu'on me remplit le rectum d'un miel chaud et humide, pendant que Daniel chante encore &quot;La tendresse&quot;. Le mec se retire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C'est fini. Je n'ai pas joui mais je suis libéré. Je quitte le mec et l'appartement le cœur léger et le cul soulagé.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans le métro, je pense que ça n'arrive pas si souvent de se faire enculer sur du Daniel Guichard. Une fois suffira !&lt;/p&gt;
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                <title>Occasion manquée</title>
                <link>http://mesamismesamoursmesemmerdes.hautetfort.com/archive/2007/09/23/occasion-manquee.html</link>
                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                <category>Homosexualité</category>
                                <category>Souvenirs</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 01:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;i&gt;Attention, ce texte est sexuellement explicite.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je suis au Far West.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Pas dans un western, mais dans un cinéma porno gay des années 80, un lieu glauque et sordide qui sent la pisse et le foutre. C’est mon QG de baise à moi. Je suis chaud comme la braise en ces années de ma vingtaine, je fréquente le lieu plusieurs fois par semaine, en quête d’un bon coup.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Là, j’ai déjà baisé, dans les chiottes avec un grand mec à la coupe militaire qui n’a pas dit un mot pendant l’acte, se contentant de se faire sucer sans rien donner en retour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J’ai terminé, je reprends mon souffle et mon calme (apaisement d’après l’orgasme) adossé au mur qui fait face aux chiottes et où les mecs passent et repassent le regard lourd d’envies. Les yeux se croisent, s’effleurent, se fuient&amp;nbsp;; rares sont ceux qui abordent directement. Tout se passe dans les deux chiottes séparées par un mur percé d’un glory hole (un trou pou y passer l’outil de plaisir) ou encore dans la backroom un peu plus loin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un jeune beur passe devant moi, s’arrête, plante son regard dans le mien. Mignon comme tout et direct comme je les aime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpFirst&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; - &lt;!--[endif]--&gt;T’es mignon. Tu t’appelles comment&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Jean-Yves et toi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Karim. Tu veux qu’on aille dans les chiottes&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Non merci je viens de pratiquer, je suis vidé. On peut aller boire un coup si tu veux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Non moi je te voulais là tout de suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- C’est pas possible, j’ai pas encore rechargé. Tu veux pas boire un coup&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Non, c’est dommage, j’aurais eu envie de te jouir sur les couilles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpMiddle&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Une autre fois peut-être&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoListParagraphCxSpLast&quot; style=&quot;text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;- Non, c’est con, on aurait pu vivre une grande histoire d’amour, t’as loupé l’occasion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il m'adresse un regard intense de beaux ténébreux. Puis il se barre, disparait de ma vue en un clin d’œil, me laissant dubitatif sur sa dernière phrase. Me jouir sur les couilles était-il le début d’une histoire d’amour&amp;nbsp;dans sa carte du tendre ? Je pense à ce qui aurait pu se passer si j’avais accepté de baiser avec lui. Il était très attirant. Mais j’étais épuisé.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La vie est faite d’occasions manquées, peut-être aurais-je vécu une grande histoire d’amour, si j’étais rentré dans les chiottes avec lui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je ne l’ai jamais revu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://mesamismesamoursmesemmerdes.hautetfort.com/archive/2007/05/01/histoires-de-bh-2-olivier.html</guid>
                <title>Histoires de BH : 2 - Olivier</title>
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                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
                                                <category>Histoires de mecs</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 May 2007 20:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;Le BH fut un lieu de toutes les aventures en ce qui me concerne. Dans cette boîte/bar des Halles, à la réputation controversée chez les gays, je me trouvais chez moi, au milieu de mecs souvent bruts de décoffrage, moins &quot;coiffeuses&quot; qu'au Club, au Club 18 ou au Broad. Cet endroit était connu pour ses chiottes cradingues et sa fréquentation par de &quot;mauvais garçons&quot;. J'en garde un souvenir ébloui et je le fais revivre le temps de vous narrer une dizaine d'aventures qui y ont eu lieu.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je fréquentais Olivier depuis trois semaines et c'était un record de durée pour moi. Il faut dire qu'il était parfait, mignon, plein de charme, gentil, attentionné, intéressant. Il avait vingt-sept ans et poursuivait des études d'architecture. Il me faisait découvrir, au gré de nos promenades dans Paris, des immeubles de diverses époques et avait toujours une anecdote historique à raconter. J'ai tout oublié des merveilles de l'architecture mais je conserve une tendresse pour ce garçon que j'ai &quot;loupé&quot; à cause de mon inconstance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous nous étions rencontré à la hussarde, dans les chiottes du far west, un cinéma porno entre République et Strasbourg Saint Denis. C'était une manière comme une autre de faire connaissance et je dois dire que mon expérience (je crois que je suis capable d'expertise en ce domaine !) m'a appris que c'était le moyen le plus efficace pour faire de bonnes rencontres. On sait tout de suite si on est compatible sexuellement, on fait connaissance après. Il y avait une foule de types bien qui fréquentaient les lieux hard et j'ai eu plus à leur dire qu'à ceux rencontrés par minitel et par annonces. Bref, après la baise, ce fut le bistrot où nous discutâmes et nous entendîmes, puis une nuit chez lui, dans son studio rue de Tombouctou. C'était parfait, évident, doux comme des coulées de miel, et enthousiasmant. Je commençai donc à &lt;i&gt;fréquenter&lt;/i&gt; Olivier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous sortions dans le milieu gay. &lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Broad, Club, Club 18 … puis BH !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C'est là que je commis ma première erreur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C'était l'année 87, le bar du BH se situait à gauche en entrant. En face, un grand espace, des murs où les mecs s'adossaient en buvant leur bière et en regardant, l'air de rien, ces autres qui les entouraient. L'atmosphère était à la drague légère ou plus appuyée, les mecs se jaugeaient, se regardaient brièvement, mais peu faisaient le premier pas. Ils attendaient, trompant l'ennui dans un verre d'alcool et une pose négligée, clope au bec. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un grand brun me regardait sans se gêner. Direct. Habillé tout en jeans, il dégageait de la force et de la virilité, autant de promesses d'un corps à corps comme je les aimais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Olivier était resté en retrait, deux mètres plus loin, et j'étais debout au milieu de la salle, à soutenir le regard sombre du latin lover, sans penser à autre chose qu'à me le faire. Ce que j'aimais, ce n'était pas la baise en elle-même, mais tout ce ballet de séduction qui la précédait, où le regard de l'autre se trouble de désir, devient opaque, les pupilles dilatées, où le souffle du mec devient court. J'avais le grand brun à ma botte, il me dévisageait toujours et avança vers moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ça se passa très vite, je soutenus son regard et il posa les mains sur mes joues, approcha ses lèvres épaisses des miennes et ce fut le baiser qui signe la victoire. Doux, ferme et mouillé.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je refis surface après, repris mes esprits et lui dit :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Désolé, je ne suis pas tout seul.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je revins vers Olivier, penaud.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris …&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Pas grave, viens-là.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il me prit dans ses bras et à cet instant je sentis que j'étais vraiment à lui. J'étais tombé sur une perle, il était prêt à tout me pardonner et je lui en étais reconnaissant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cela dura encore trois bonnes semaines où j'évitai d'aller au BH qui était pour moi le lieu de toutes les tentations. Nous passâmes beaucoup de temps dans les cinémas, les restaus, les jardins public. J'adorais être avec lui, je ne m'ennuyais jamais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai du mal à expliquer ce qui se passa par la suite. Je crois que j'étais jeune, tout simplement et obsédé par un désir de séduction permanent. Cinq ans auparavant, j'étais obèse et je prenais ma revanche maintenant, sur l'ancien gros qu'on ne regardait pas. J'étais dans un perpétuel tourbillon de drague avec les yeux, cherchant les regards approbateurs sur moi. Je m'éloignai un peu d'Olivier pour recommencer mes sorties en boîte et dans les bars, toujours affamé de plaire, d'aligner les conquêtes et les flirts. Je consommai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il m'écrivit quelques semaines plus tard et je fus touché qu'il se souvienne de moi et s'en inquiète. Je lui téléphonai immédiatement et j'appris au gré de la conversation qu'il avait fait une autre rencontre, avec un autre mec au même prénom que moi et avec qui les choses semblaient bien se passer. Je raccrochai après lui avoir souhaité tout le bonheur du monde, mais je me sentis floué. Je m'en voulus, puis je me jetai à nouveau dans le tourbillon du monde nocturne des gays en quête de l'autre, d'une plus ou moins brève aventure. Je passai mes nuits au BH à errer entre le bar et la piste de danse, accrochant ces regards dont j'avais besoin pour vivre épanoui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C'était il y a vingt ans. Il va de soi que j'agirai autrement aujourd'hui. Si je tombais sur un mec en or comme Olivier, je ferai durer la relation, je tirerai mon équilibre de tous ces moments partagés à deux. J'en ai enfin fini avec cette obsession de plaire et c'est encore heureux, même si je cherche à nouveau à maigrir pour être plus regardable … mais pour d'autres motivations, pour moi et mon image de moi. Je me demande ce qu'il est devenu, ce charmant garçon de la rue de Tombouctou. Est-il architecte maintenant ? A-t-il quelqu'un dans sa vie depuis vingt ans ? Parfois, je retournerais bien dans son quartier en espérant le rencontrer … Mais à quoi bon revenir sur le passé ? Mais peut-être, un jour, quand je serai beaucoup lu, tombera-t-il sur ce&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; blog et sur ce texte qui lui est dédié. Peut-être me fera-t-il un signe, je suis très curieux de savoir ce qu'il est devenu. Les mecs bien ne courent pas les rues, je garderai les prochains dans un écrin précieux.&lt;/p&gt;
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                <title>Jean-Michel</title>
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                <author>noreply@ (NabaZtag)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 04 Apr 2007 08:07:53 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;1 – Jean-Michel&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C'était alors la folie du minitel et des messageries conviviales qui préfiguraient l'avènement du Net et des chats. Les gens se regroupaient déjà par affinités. Parmi la pléthore de messageries accessibles par le 3614 (22 francs de l'heure, y avait pas moins cher !) se trouvait LUC, service gay et convivial pour lequel je bossais, dans les locaux de Gai pied, la revue homosexuelle de référence et disparue depuis. Je bossais à trois endroits à la fois, il me fallait des sous. C'était au milieu des années 80, j'avais vingt ans et de l'énergie à revendre, j'avais une vie trépidante et j'en voulais toujours plus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Vu le prix de l'heure, les connectés ne perdaient pas leur temps à faire autre chose comme c'est le cas actuellement pour les services IRC et MSN, d'ailleurs le minitel était mono tâche. Donc les gens étaient avides et pressés de dialoguer et les conversations allaient bon train. La quête de l'autre était à l'honneur et on dialoguait surtout dans le but de se rencontrer … et plus, si affinités. On organisait de grandes soirées avec les habitués de la messagerie et tout le monde cohabitait dans une ambiance bonne enfant. (Enfin presque, je me souviens de ce mec dont le poétique pseudo était &quot;Branlette18a&quot; qui s'ingéniait à prévenir les nouveaux connectés de ne surtout pas me rencontrer parce que j'étais très moche. Je n'ai jamais su ce que ce mec avait contre moi et pourquoi il s'acharnait comme ça). Mais c'était le seul point noir dans ce tout plutôt sympathique et bouillonnant de mecs cherchant avant tout Le Partenaire Idéal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Beyond. C'était son pseudo. Il le tirait d'un film de ces années-là, Beyond therapy, avec Jeff Goldblum alors star montante. Je ne me souviens pas très bien de quoi parlait ce film, sauf que ça concernait les errances d'un mec bisexuel. Bref, Beyond, l'homme derrière le pseudonyme, s'appelait Jean-Michel et avait trente-cinq ans, soit douze ans de plus que moi. L'âge n'était pas un problème, je n'envisageais rien avec lui, j'avais juste hâte de le rencontrer parce que ses mots sur le dial étaient séduisants, qu'il avait de la répartie, de l'humour et de la profondeur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un samedi, rendez-vous fut pris. On allait sortir à quatre, mon meilleur ami Laurent, son fiancé Fabrice, Jean-Michel est moi. La seule équation inconnue dans ce quatuor, c'était lui. Il nous avait fixé rendez-vous chez lui, rue de Bretagne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On juge quelqu'un à son physique. Du moins les jeunes brelles comme moi. Je n'en suis pas fier, mais j'ai toujours préféré fréquenter des gens que je trouvais agréables physiquement. Je ne cherche pas les canons, je cherche des gens au physique agréable, au charme évident. Je ne parle pas des canons académiques de la beauté gay, on en a vite fait le tour, mais des gueules intéressantes, dont les traits racontent quelque chose. Et Jean-Michel racontait quelque chose, d'emblée. Quelque chose d'agréable, de buriné, d'aventurier. C'était un mâle indéniable, d'une virilité débordante que je n'avais jamais vue chez aucun homo. J'avais, au fil de la pratique, éllaboré une théorie selon laquelle un pédé ne pouvait pas égaler la virilité naturelle d'un hétéro. A un moment, le talon aiguille perçait sous la santiag. Chez Jean-Michel, c'était de la virilité naturelle, pas du tout feinte. J'étais fasciné, attiré.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On juge quelqu'un à son appartement, c'est con, mais c'est comme ça. Ce que j'ai vu chez Jean-Michel, ce sont des rayonnages entiers de livres qui encombraient l'entrée de son deux pièces, la collection des quotidiens du Monde depuis dix ans au moins. Un décor chaleureux et fonctionnel. Très plaisant. Des meubles vraisemblablement choisi dans les brocantes, pas de l'Ikea, ça sentait le vécu, ça me parlait.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La conversation de Jean-Michel était aussi intéressante et drôle que sur minitel, et ça, c'était un exploit. En général, passer du virtuel au réel se faisait avec quelques déceptions. Lui était le prolongement parfaitement naturel de l'un à l'autre. C'était plaisant, incroyablement plaisant. Même Fabrice le réservé était détendu, la conversation roulait de l'un à l'autre avec naturel, comme si tout le monde s'était toujours connu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous sommes sortis au BH, mon quartier général. Le grand Laurent et le petit Fabrice ont occupé les escaliers qui descendaient à la piste de danse pour se livrer à leur occupation favorite. Le flirt. Ils semblaient vivre une passion adolescente, fait de baisers langoureux qui n'en finissaient pas. Jean-Michel s'amusait gentiment de leur différence de taille que trois marches d'escalier réussissaient à compenser. Rien de narquois là-dedans, une légère moquerie bienveillante. Et toujours ce regard sur moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le grand Laurent me l'avait fait remarquer, il ne me quittait pas des yeux. Je ne pouvais qu'acquiescer, il me dévisageait avec intensité comme si ma présence était la meilleure chose qui lui était arrivée depuis longtemps. Et le plus merveilleux dans tout ça, c'est qu'on avait des choses à se dire. Plein, de tout et de rien, ça rebondissait entre nous comme des ricochets de rires et de clins d'œil. Le courant passait, et sacrément.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Pour une fois, je ne pensais pas au sexe. J'étais bien avec ce mec, les moments qu'on passait étaent magiques, tout coulait de source, je passais une excellente soirée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il m'a invité à dormir chez lui. Je ne sais plus s'il me l'a demandé à vrai dire, je sais que je me suis retrouvé dans son lit, coché tranquillement et que je m'apprêtais à dormir quand …&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Mon petit Jean-Yves qui me fait si peur …&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il me serrait dans ses bras tendrement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Pourquoi je te fais peur ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Je sais pas …&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il s'était retourné, allongé sur le dos, les doigts croisés derrière la nuque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'ai alors fait ce truc irréfléchi. J'ai repoussé le drap qui le couvrait. Une splendide érection s'offrait à mon regard. Bien monté, le mec ! Je n'ai pas pu résister, je me suis rué dessus. J'avais vingt-trois ans, j'étais chaud comme la braise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Même si l'érection se maintenait, j'étais étonné de son absence de réaction : pas un gémissement, pas un soupir, rien. Or je savais que j'étais doué pour la chose et j'avais l'habitude d'arracher à mes partenaires des soupirs, des gémissements voire des cris. Mais là, rien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je me suis dit que j'avais été un peu saute au paf, j'ai donc abandonné.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous nous sommes endormis en silence. Il était huit heures du matin, j'ai vite sombré.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Au réveil, il m'avait fait chauffer deux croissants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Je dois y aller. Prends ton temps, mange, somnole, pense à fermer la porte derrière toi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il est parti dans un sourire. J'ai entendu la porte se refermer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J'aurais eu besoin d'un bon mode d'emploi ! Qu'est-ce qu'il voulait ? Qu'avais-je fait ou pas fait ? Pourquoi n'avait-on pas eu la classique relation sexuelle suivie de câlins ? J'étais dubitatif. Des heures à me regarder dans le blanc des yeux, puis cette phrase inexpliquée &quot;tu me fais peur&quot; puis l'érection, puis rien … &quot;pense à fermer la porte derrière toi&quot; …&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je suis donc parti.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Sur le chemin de mes vacances, je l'ai appelé.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Tu n'étais pas obligé de partir, m'a-t-il dit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Tu m'avais dit de fermer la porte derrière moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Au cas où tu aies besoin de partir !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Décidément, je n'avais pas la notice de ce mec, qui me plaisait pourtant bien. Une histoire aurait été possible, mais je renonçais vite, je me suis lancé dans d'autres aventures sexuelles, dans ma quête effrénée de l'amour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je l'ai croisé plus tard, alors que je venais d'emménager à deux rues de chez lui. Il était accompagné d'un minet qui devait avoir dix-huit ans tout au plus. Beaucoup plus minet et plus jeune que moi … peut-être était-ce ça … et pourtant, Jean-Michel avait toujours l'air ravi de me voir, avec cette manie de me scruter d'un air intéressé. Il m'appréciait. Sans doute pas assez pour une histoire d'amour. J'étais séduit mais pas amoureux, mais j'aurais bien tenté le coup avec lui !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ce serait aujourd'hui, j'insisterais, je chercherais à aller plus loin, à creuser les mystères. J'ai rangé cette histoire dans le casier des histoires avortées comme j'en ai tant eu. C'est ça l'amour, des occasions ratées, des étincelles pas assez brillantes, une sale manie de ne pas chercher plus loin. Je garde toujours une tendresse pour Jean-Michel qui est certainement l'un des deux mecs les plus estimables que j'ai rencontrés. Je ne sais pas pourquoi je lui faisais peur, ça restera un mystère et je me rends compte que vingt ans plus tard, je n'ai pas tout à fait compris les mecs. Un jour peut-être …&lt;/p&gt;
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