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12 décembre 2008

Hypomanie !

Je suis depuis hier soir dans un état d'excitation intellectuelle extrême. Ça a commencé dans la soirée, j'ai dormi trois heures, de 19 heures à 22 heures, puis je me suis réveillé en forme, enthousiaste et j'ai décidé de m'attaquer au livre « Apprendre à programmer avec Python » qui comme son nom l'indique, permet aux débutants de se former à ce langage informatique. C'est un ouvrage extrêmement clair et didactique, j'ai passé la nuit dessus et j'ai bien progressé. Mais en fait, je n'ai pas été efficace car je passais d'une chose à l'autre, de la dactylo à l'apprentissage de l'anglais, de l'apprentissage de Python à l'apprentissage de Linux. Je m'éparpillais, et je ne sais pas pourquoi je parle au passé parce que je suis encore très épars, passant d'une activité à l'autre avec force intérêt, ayant envie de tout apprendre, de me cultiver, de préparer au mieux mon concours. Je crois que je suis dans ce qu'on appelle dans le jargon bipolaire un état d'hypomanie, qui est le pendant opposé de la dépression. Je suis bien content de voir mon psy cet après-midi parce que je ne cesse de passer d'un état à l'autre, de l'abattement à la surexcitation. Là je commence à fatiguer et il me semble que l'état d'hypomanie s'efface et j'espère qu'il ne va pas laisser place à la sombre dépression qui m'a colonisé ces dernières semaines. Le pire c'est que je me rends compte de tout ça, je m'observe en permanence, mais je n'ai aucune prise sur les événements, aucune influence sur mon état. Je trouve ça ingérable. En plus ça finit par fatiguer car les nerfs en prennent un coup.
Sur ce, je vous laisse, je vais aller me former soit à Python soit à Linux, ce qui me fera passer le temps en attendant le psy. Je souhaite presque qu'il me mette sous lithium pour égaliser mes humeurs parce que c'est invivable de passer incessamment d'un état à l'autre. En revanche, je suis toujours aussi introverti et les autres ne souffrent pas trop de mes variations d'humeur car je garde tout à l'intérieur, j'évite de me montrer trop excité ou trop abattu. La déprime est plus difficile à cacher que l'excitation (l'exultation) car on a tendance à se traîner et à faire la gueule. Mais je parviens à peu près à donner le change. Jusqu'à quand ? Je ne sais pas si les troubles bipolaires sont une maladie évolutive, mais ce que je sais c'est que je n'ai jamais été dans un tel état (ou plutôt dans une telle succession d'états). A suivre !

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