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27 août 2008

Finalement, allons-y en douceur !

Bon !

J’ai fait une erreur en arrêtant brusquement ces médicaments et je suis revenu sur mes pas. Trop de stress, trop d’angoisse, privé que j’étais de mes substances favorites.

Je peux les arrêter, certes, mais en y allant DOUCEMENT, je vais donc pendant quelques temps prendre ma dose habituelle, puis la diviser par deux. Voir où ça me mène. Je sais par expérience que ca fonctionne bien avec un médoc de chaque sorte (Rispéridone – Lysanxia – Paroxétine) par jour au lieu de deux mais je ne sais pas si je pourrai descendre au dessous.

Retravaillons d’abord et avisons ensuite. La préfecture m’a appelé et ouf, ils ont émis un avis favorable à ma demande de réintégration qui se ferait le 1er octobre. Ils m’enverront l’arrêté du ministère de l’Intérieur dès que possible. Je suis content.

Je viens de vivre deux drôles de jours de transition, avec les médicaments ; à partir du moment où je les ai repris, j’ai beaucoup mangé et dormi et ça a été deux jours un peu en marge de ma vie.

Je m’interroge toujours sur le diagnostic de mes troubles bipolaires : toujours est-il que les médicaments ont l’effet de maintenir mon équilibre mental. Même si je restais cohérent et logique sans en prendre, l’état de nerfs dans lequel je me suis retrouvé était pas terrible ! Ne pas tenter ce genre d’expérience si brusquement. La leçon a porté ses fruits. Je suis content d’avoir retrouvé ma sérénité.

23 août 2008

Expérimentation d'une vie sans médicaments ...

3ème jour sans neuroleptique.

Ça se passe bien mais je me rends compte comment je me suis rendu totalement dépendant de ces médicaments, estimant que c’était eux qui donnait une cohésion à mon esprit malade. 3 jours, c’est un peu court pour juger si je suis en train d’essayer de me passer de quelque chose qui m’est réellement indispensable.

Je suis intimement persuadé que je peux vivre sans neuroleptique, que le diagnostic du trouble bipolaire n’est pas le bon. Ce qui m’a rendu malade, c’est l’alcool, cette absorption massive d’alcool qui a détruit ma vie et m’a amené presque jusque au point de non retour.

Depuis que j’ai fêté ma première année sans boisson, j’ai pris pleinement conscience des rabages et de la force de cette addiction qui a commencé en 1988, quand je me suis mis à boire tout seul dans mon appartement et à faire des choses délirantes. Je prends la pleine mesure des vingt années perdues à cause de cette substance. Je suis passé à côté de l’essentiel, j’ai tout saboté, tout raté, et ça a été un long cheminement jusqu’au grand n’importe quoi de 2005 ou j’ai perdu jusqu’à mon appartement.

Pour le trouble bipolaire, je ne sais pas si j’en suis atteint ou non. Je pense que non, parce qu’en y réfléchissant bien, je n’ai jamais connu des périodes d’exaltation, d’idées de grandeurs ou de trucs comme ça. Les seuls moments où j’étais super excité, c’est quand j’avais trop bu et que je saoulais les autres de paroles, focalisé sur moi, voulant avoir la vedette.

Au bout d’un an (bientôt treize mois) sans alcool, j’ai retrouvé une sorte d’équilibre et de sérénité et j’ai l’impression que je ne ressens des neuroleptiques que les mauvais effets secondaires : la libido à zéro, la paresse, l’envie de rien, l’oubli des sentiments. Hier, éprouver des sentiments, j’ai pu le faire à nouveau et j’ai ressenti entre autres l’immense solitude dans laquelle j’étais. Les larmes me sont venues, j’avoue avoir pleuré sur moi et tout ca gâchis. Combien de temps pour réparer vingt ans de grand n’importe quoi ? J’ai l’impression de franchir une étape supplémentaire en m’affranchissant des médicaments et de leur asservissement psychologique. On devient accro à son antidépresseur comme à une drogue. On ne peut plus vivre sans. Personnellement, voilà un mois et un peu plus que je vis sans Deroxat et je ne suis pas plus déprimé. J’ai l’impression que tout ces trucs ont fini par ne plus rien me faire. L’avenir me dira si je me trompe. L’alcoolique rétabli, comme disent les alcooliques anonymes, vise à s’affranchir de toute substance qui rend dépendant. C’est ce que je cherche à faire. Ai-je raison ou bien tort ? Les médicaments m’ont bien aidé mais je pense que d’autres choses m’aideront bien plus maintenant : retravailler, avoir une vie saine et régulière, échanger à nouveau avec les autres … Et ne rien oublier des erreurs passées pour ne jamais les reproduire.

Je me sens, il faut bien le dire, comme en manque de drogue, je suis très angoissé et en même temps rassuré de pouvoir vivre sans mes pillules oranges. Je suis dans l’incertitude la plus totale car je ne sais pas si j’ai raison de faire cette démarche ou pas. Les psys me conseillent de ne rien arrêter. Ma survie me conseille de m’affranchir de ces drogues. Bon, je continue l’expérimentation sans, à la moindre incohérence de ma part (en espérant que je m’en rende compte) je reprendrai ces médicaments. Mais j’espère ne pas en avoir besoin. J’ai vu, sur ARTE, les témoignages de personnes bipolaires et je ne m’y suis pas reconnu. Ce n’est pas parce que j’ai connu des hauts et des bas (moments où je buvais –les bas – moments où j’étais abstinent –les hauts-) que je suis nécessairement bipolaire. Je ne cherche pas à nier ma maladie, j’ai juste l’intime conviction qu’au final, je ne souffre pas de cette maladie. Le premier médecin qui m’a diagnostiqué psychotique m’a vu au lendemain d’une subite privation d’alcool après trois semaines d’alcoolisation massive et j’étais effectivement incohérent, en manque, agité et très angoissé. Je manquais d’alcool.

Alors je ne sais pas. Je pense que j’ai raison de faire ce que je fais mais que je prends aussi des risques. En même temps, je ne me suis jamais senti aussi sage. Une envie de fumer que je contrôle, une envie de boire inexistante. Au fil de cette première année, j’ai récupéré de la force, une certaine sagesse. J’espère que je réussirai aussi à m’affranchir des médicaments, parce que je souhaite ne plus avoir aucune dépendance, même si je suis encore addict au café et Internet ! Mais ce sont des dépendances bien innocentes, elles ne vont pas détruire ma vie. Je suis même sûr que je finirai par les abandonner aussi. Les premières années, l’alcoolique remplace la boisson par un autre liquide qu’il consomme à outrance. C’est mon cas avec le café. L’Internet, c’est parce que je me sens bien seul, et que j’ai besoin de communiquer, c’est pour l’instant ma seule fenêtre de communication avec l’extérieur. Le temps aidant, je deviendrais moins dépendant, pour ces deux choses aussi.

Bref, voilà un rapide état des lieux. Je ressens le manque psychologique des neuroleptiques et je suis, faut bien le dire comme un drogué en manque. Je pense que cette sensation pénible va s’estomper au fil des jours. Je vous tiens au courant.

J’expérimente. Je reprendrai mes médicaments au besoin, s’il s’avère que je suis effectivement bipolaire.

A suivre !

21 août 2008

Soap opera du jeudi matin

Ce matin, coup de sang. Ma mère m’a pris tellement la tête avec son hystérie et son perpétuel mécontentement de ce que je fais (ça ne va jamais) que je décide à 11h57 de me tirer de la maison, de tout plaquer et d’aller refaire ma vie ailleurs.

Je laisse en guise d’adieu une lettre assassine sur mon imprimante, je dépose sa carte bleue sur mon bureau, j’éteins tout et me voilà parti.

Je croise ma mère qui me demande gentiment (tiens ?) où je vais.

- Faire un tour, je réponds.

Sur le chemin, je me demande ce que je vais faire, il doit me rester 40 euros que j’envisage de fumer, puis finalement de prendre en Nicopass …

Puis finalement je ne fais rien, je suis trop vieux pour les fugues, je touche à mon but, c’est trop con de tout laisser tomber maintenant …

Je vais acheter des briquets à roulette et à grande taille ….

(Tout à l’heure, vingt minutes avant, avant de partir : « C’est pareil les briquets, pourquoi tu lui en as pris des petits ? Il ne peut pas s’en servir. T’étais pourtant à la maison de la presse, ah vraiment … » Eh oui vieille conne, je ne peux pas penser à tout, je sais déjà qu’il ne peut plus se servir des briquets automatiques, qu’il lui en faut à roulettes, c’est ça à quoi j’ai pensé en achetant les briquets, vieille conne. Ma commande de la Redoute ne te convient pas ? Tes pulls c’est des manches trois-quarts au lieu de manches longues ? J’ai fait au mieux vieille conne, si t’es pas contente passe tes commandes toi-même, mais t’es plus bonne à rien, c’est ç qui te fais chier et tu passes tes nerfs sur moi, un jour je t’enfoncerai un couteau dans le ventre rien que pour avoir le plaisir de faire taire ta voix de vieille conne qui la ramène sans arrêt … merde j’en ai marre, je me tire, tu me fais chier, t’es jamais contente de ce que je fais, je quitte la maison et ta vie, tu ne me reverras jamais. C’est le mot que je laisse sur mon imprimante avant de partir et …)

… le programme TV des 15 jours à venir. Que j’avais oublié lundi dernier. Je reviens à la maison, calmé, en me disant que c’est bien, que je n’ai presque pas, mais presque pas du tout, ça m’a juste effleuré l’esprit, que je n’ai presque pas donc pensé à boire.

Ma mère m’embrasse, fort, quand je reviens.

- J’avais peur que tu sois parti bire un petit coup.

Je m’esclaffe.

- Pfff, je n’ai même pas pensé à ça !

- Excuse-moi pour tout à l’heure. J’étais énervée.

C’est vrai, maintenant un rien la contrarie et on verse tout de suite dans le pathos. Elle doit être épuisée physiquement pour ne plus rien supporter comme ça. Mais c’est moi qui trinque, on dirait que je suis devenu la soupape de sécurité. Pourtant, je fais de mon mieux, en essayant de ne rien oublier mais j’oublie, tant que je serai sous la coupe des neuroleptiques j’oublierai, j’aurai des difficultés … mais je suis seul avec ça, je dois me battre seul avec ça …

Vraiment, il est temps que je retravaille avant que ces petits dramas quotidiens ne dérivent vraiment en tentative de meurtre.

Je me sens incapable de passer à l’acte, mais j’ai souvent envie de les achever tous les deux, pour avoir enfin la paix. Ce sera quand même plus simple et moins passible d’emprisonnement que de retravailler et de prendre mon logement. Bon sang, quel soulagement ça va être !

Elle recommence quand ma vie ?

Elle recommence quand ma vie ?

C’est déjà un progrès que je me pose la question et que je connais un élément de la réponse : quand je vais recommencer à travailler, quand je vais aller seul à vélo à la gare routière, quand j’aurai des journées pleines et des week-ends de repos bien mérité.

Mais aussi : quand j’aurai le kit complet, boulot et (nouveaux amis) et ça c’est le gros morceau dans l’histoire, c’est ce qui me parait le plus difficile. Je devrais plutôt parler de copains, dans un premier temps, de relations amicales, sociales … ce sera déjà pas si mal … ce sera toujours mille fois mieux que la vie par procuration que je mène maintenant : à vivre à travers les séries et les films les amitiés que je n’ai pas. A passer du temps sur IRC et MSN à discuter avec des gens qui n’ont même pas l’envie (sauf un, quand même, ouf) de me rencontrer parce qu’ils sont trop loin pour la plupart. Bref, je suis pour l’essentiel dans un simulacre de relations humaines, ou si ce n’est pas un simulacre, c’est un bien piètre substitut, ça ne me va pas, ça m’est longtemps allé, ça m’a longtemps suffi mais au fur et à mesure que j’avance, il me faut plus : du solide, du concret, de l’humain.

Elle recommence quand ma vie ?

Maintenant, quand je vais à Provins seul faire les courses, c’est bien dommage que les gens ne s’abordent pas plus dans la vie réelle … mais c’est un début, je quitte la maison pour trois heures et je vois autre chose … c’est le début du début du début … bientôt (pourvu que ça marche, j’ai peur parfois) je vais retravailler et là j’aurai des échanges … mais j’ai déjà dit tout ça.

C’est imminent, et je crois que c’est ce qui va remplacer avantageusement les médicaments … cette dernière dépendance à laquelle j’ai encore du mal à échapper … quand je me doperai aux échanges humains, il n’y aura plus besoin de chimie, si la chimie des âmes se remet en marche …

Elle recommence quand ma vie ?

C’est imminent. Sûrement le 23 septembre. Je peux même mettre une date, c’est chouette. Dans un peu plus d’un mois. Il me reste ce laps de temps pour me préparer : dormir la nuit, bouger la journée, me passer des médicaments, maigrir encore et encore ne pas boire et ne pas fumer, vous connaissez ma chanson ! Mais surtout que j’apprenne à me reconcentrer et que je pratique la vie diurne ! Sur ce plan là, y a encore des progrès à faire mais je suis sûr que tout me reviendra avec la pratique de la vie courante, dans 32 jours.

Elle recommence bientôt ma vie, j’arrive pas à y croire.

16 août 2008

Viva la vie ... la vie va ...

En fait je me plains mais je réalise pas mon bonheur …

J’ai deux parents qui ont leurs défauts (j’en fais des notes entières) mais aussi leurs qualités que j’oublie un peu trop vite … leur plus grand mérite est de m’avoir recueilli en 2005 alors que ma vie était au bord du gouffre et qu’elle ne ressemblait plus à rien, comme moi … plutôt que de les pourrir de reproches sur mon blog, je devrais penser à leur être plus reconnaissant ! Ils m’acceptent comme je suis et si leur caractère est parfois difficile à supporter, je ne dois pas oublier qu’ils ont soixante-dix ans et de la souffrance physique (et parfois morale) à revendre et que je ne suis pas le centre du monde, que je devrais leur montrer un peu plus de considération et de respect … Ils ont beaucoup (et bien) bossé dans leur vie et j’en bénéficie … Je suis logé, nourri grâce à eux (même si je participe) et sans eux je serais à la rue, à vivre l’enfer comme en 92 …

Je ne réalise pas mon bonheur …

Je suis tombé dans une administration, celle de la Défense, où on m’a assisté quand j’ai pété les plombs et sombré dans l’alcool le plus alcoolisé de la planète, ils … ou plutôt elle, la doctoresse de la médecine du travail s’est déplacée jusque chez moi et, constatant l’amplitude des dégâts, m’a fait faire la lettre qui demandait le placement en congé de longue durée et c’est grâce à elle, grâce à eux, que j’ai eu un toit et de la thune, et c’est encore grâce à eux que je vais récupérer mon poste dans mon administration d’origine, ils ont beaucoup fait pour moi et je ne suis pas prêt de l’oublier …

C’est vrai que j’ai pas eu de chance en amour, que j’ai pas été heureux dans le milieu gay, (moi qui m’attendais à une grande famille, hum, ce n’est pas le cas) … qu’il a encouragé mon alcoolisme … et que cet alcoolisme est une croix difficile à porter, un cadeau du diable qui a ravagé ma vie, fait de moi un monstre, une loque, un non-sens … jusqu’à ce que j’arrête et qu’enfin je reprenne forme humaine … que je commence seulement maintenant à pouvoir m’estimer …

C’est vrai que c’est pas de chance si je suis bipolaire, mais je ferai avec, avec ou sans médocs, y a pire comme maladie, elle n’est pas mortelle et je ne suis pas un cas extrême, et connaître la maladie, c’est déjà avoir les armes pour la vaincre ! ou pour vivre avec …

Je me plains beaucoup ici en fait, parce que c’est long, lent et douloureux de se sortir de la merde où je me suis mis et comme je le dis dans la rubrique « à propos » ma vie serait un échec si on l’arrêtait là, maintenant, ou plutôt si on l’arrêtait quelques jours avant que je ne fête ma première année sans alcool …

Maintenant, toujours très lentement, les choses vont changer, je vais continuer à récupérer un physique agréable, mais aussi le mental qui va avec, cesser d’être un sauvage misanthrope pour redevenir un être social et sociable par l’entremise du boulot, de la vie active, des relations humaines, de mon entrée dans le monde des vivants …

De 2003 à 2007, j’ai surtout survécu, plongé dans les tréfonds de la bassesse, puis lentement, toujours toujours très lentement remonté … j’ai de la chance et j’espère que ça va continuer, parce que je suis sur le chemin de devenir un mec bien, avec sa vie pleine, ses amis, sa famille, et peut-être son amour …

D’autres dans mon cas sont restés sur le bord du chemin, abandonné et sans personne vers qui se tourner, moi j’ai eu la chance d’avoir le cocon familial, ma mère surtout … et comme je le disais en préambule, j’ai un peu tendance à l’oublier pour pinailler sur ses défauts …

Alors soyez remerciés parents, parce que je vous dois … une seconde naissance … et merci à la vie parce que si elle a été vacharde, elle m’a donné une seconde chance …

Et bravo moi-même parce que j’ai su la saisir !

Ben si quand même !

Attention aux kilos et aux neuros !

89,7 contre 87,2 ... ça fait deux kilos cinq cents grammes de repris et ce n'est pas étonnant !

Le manque de nicotine est parfois dur à gérer et le soir, j'ai des fringales et je me laisse aller à des crises d'hyperphagie : pain, beurre et confiture ou encore glace .... je comble un manque !

Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment, soit je dors trop, soit je dors pas assez, je suis toujours fatigué. Aujourd'hui ça va, j'ai dormi la nuit jusqu'a dix heures du matin, j'ai eu un réveil difficile mais la caféine m'a remis les yeux en face des trous ...

Ca y est, je n'ai plus de médicaments du tout et je vais donc faire l'expérience de 15 jours sans neuroleptique, tout en sachant que si ça va pas, je peux aller m'en faire avancer une boîte à la pharmacie ...

Je dois faire cette expérience. Je la fais seul car psys et médecins prescrivent et jouent la carte de la sécurité mais moi j'en peux plus des effets secondaires des neuro ... dans la balance, je mets leurs vertus calmantes et équilibrantes d'un côté ... et de l'autre, la libido zéro, l'érosion des sentiments, la mollasserie, la paresse ... je vais voir du coté de l'homéopathie et de la relaxation ... j'arrête tout en me surveillant de près ... en tous cas, je peux visiblement parfaitement me passer de Lysanxia et de Deroxat !

Expérience de décrochage en direct, une drogue de plus que j'essaie de ne plus avoir dans le corps : la risperidone de chez Biogaran ... franchement je ne m'estime pas assez bipolaire pour en avoir besoin, d'autant que je suis sobre depuis un an et que je pense que c'est surtout l'alcool qui m'a rendu à moitié fou ...

Expérimentons ... je vais tenir mon journal au jour le jour ...

Il n'y a plus que la nicotine et parfois l'excès de bouffe que je garde comme drogues ... et le Net mais ça pour l'instant, je préfère rester addict !

13 août 2008

Bonnes nouvelles !

Mon poids n'a poortant pas varié mais je viens de réussir à rentrer du 46 !

46 qui taille peut-être large (?) mais 46 quand même.

Ca me serre juste un peu. Je me laisse desscendre a 85 kilos et j'enfile ce pantalon pour le tous les jours !

Sinon ça fait dix mois que je ne fumer plus et un mois que je suis sans nicotine.

L'absence de nicotine a effectivement pour conséquence de vous donner faim et je suis affamé en permanence. Je dois vraiment me régenter pour ne pas céder aux pulsions de faim qui m'obsèdent et ne pas me jeter sr du gras et du sucré. J'y arrive assez bien même si j'ai repris un kilo au passage !

Attention donc a ne pas déconner, je suis en train de devenir mince, on ne va pas tout faire foirer pour un simple manque de nicotine.N'empêche que je dois encore m'attendre à des sensations de manque, ça dure longtemps avec cette saloperie de drogue autorisée. Mais on va tâcher de faire face et ne pas se décourager.

Je me suis résolu à ne pas pouvoir obtenir de crédits avant six mois. Tant pis, on mettra de l'argent de côté et on refera les chicots début 2009, ce sera une agréable manière de commencer l'année. Je vais consulter un second dentiste que ma mère me recommade chaudement, car le courant n'est pas passé avec la première dentiste, même si elle a des tarifs compétitifs. La réisine, est-ce que c'est bien, au dessus il semble y avoir une autre matière dont j'ai oublié le nom ... quitte à attendre, je veux avoir de bonnes et belles prothèses, confotables. Je verrai donc avec ce dentiste.

Sinon, tout va plutôt bien. Les parents sont à moitié dingues, pas étonnant que les 3 enfants soient si spéciaux, y a de l'ascendance. On fait avec, de toutes manières courant 2009 je déménage et ma foi ce sera un grand soulagement !

12 août 2008

Mal d'argent, mots de dents, maux d'amour ...

Soupir !

Mes demandes de crédit sont refusées les unes après les autres. Je dois m’y faire, je dois être encore fiché par un organisme au FICP, ou il faut que j’attende le 7 février 2009, date à laquelle je pourrai commander à nouveau des chéquiers.

Pourvu que mon ordinateur ne me lâche pas entre temps. L’écran est clamsé, le clavier aussi, le graveur aussi … pourquoi pas le reste ? Qu’il tienne le coup, l’animal !

Bon je vais retrouver un salaire entier disons fin octobre. Mais je vais épargner 500 euros par mois pour les dents, ce qui fait que fin mars 2009, je pourrai m’attaquer à la réfection dentaire sans avoir déboursé pour un crédit. Nouveau soupir. J’aurais bien aimé les faire refaire avant. Vous avez vu le désastre ? Et s’ils me mettent dans un service d’accueil au boulot ? La classe … déprimant.

C’est ma faute aussi … j’ai laissé la situation empirer durant mes années d’alcool … J’en paie le prix. Encore de l’attente … Je suis un peu las … Je m’étais fait poser un appareil en 2003 qui a comblé les trous pendant quelques mois … puis l’alcool a réattaqué.

J’ai fini par perdre l’appareil lors de ma dernière rechute … de toute façon les autres dents s’abimaient peu à peu …. Maintenant c’est plus clair, on arrache tout le haut, on met une prothèse …

Je serai juste un peu plus en kit … avec les lentilles !

Peut-on avoir une vie amoureuse quand on a un dentier ? Je flippe grave sur le sujet. Maintenant les appareils se retirent, se lavent et se remettent, plus la peine de les laisser tremper la nuit dans un verre à dent … on peut faire ça dans la salle de bains fermée … mais quand même … enfin je suppose que si on m’aime, on m’aimera avec mes travers … Je reconstruirais quand même bien une vie amoureuse … j’espère que ce ne sera pas un obstacle !

J’en ai un peu marre ce soir. Il faut encore attendre, et au final, je ne suis pas du tout sûr de ce que sera ma vie affective … je n’ai vraiment pas envie de finir seul … je suis resté si longtemps tout seul !

11 août 2008

La verité en video

Voilà, je vous parle souvent de deux de mes problèmes majeurs.

Encore vingt kilos à perdre.

Des dents (du haut) à enlever et à remplacer par un appareil.

Deux témoignages d'un passé d'alcoolique.

Je me suis filmé ce matin, pour prendre date, pour marquer cette période où les transformations vont s'accélérer sans doute et les changements devenir plus évidents. Voilà la vidéo.

Rendez-vous dans dix kilos. Et aussi dans 16 dents en plus.

 


10 août 2008

On avance, on avance ...

Un palier est franchi depuis que j’ai célébré ma première année sans boire.

Ça me fait drôle, ce blog a été le journal intime de mes innombrables essais de désintox et de rechutes, et enfin je peux vous le dire, j’ai un an de sobriété dans les jambes.

J’ai commencé à faire des lettres, demandé des crédits pour mon nouvel ordi et mes dents (qui ne prendront effet (les crédits) que quand je percevrai mon premier salaire plein, je ne suis pas fou. Demandé si par hasard, ma mutuelle n’indemnisait pas le demi-traitement (je ne me fais pas d’illusion). Je vais ouvrir un livret A et commencer à faire des économies. Je crois qu’en 2009, j’aurai mon propre appartement.

Les choses avancent, se précipitent, je rebosse le 23 septembre et j’espère que ça va marcher. Je n’ose plus trop anticiper. Mais si les choses continuent à aller bien, je serai le plus heureux des hommes.

J’ai reçu une lettre disant que mon interdiction bancaire avait été levée, mais que je ne pourrais commander des chéquiers dans … six mois. Je vais essayer d’ouvrir un compte ailleurs, histoire de voir. Je suppose qu’il m’impose ce délai de six mois parce que j’avais replongé lors de mon précédent interdit bancaire.

Mais qu’importe, tout avance, j’avance, j’accumule les bons points. C’est rassurant et encourageant !

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