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30 juin 2008

91 kilos

91 kilos.

On se rapproche tranquillement de la barre psychologique des 90 qui précède la première victoire des 89. Dans, deux ou trois semaines, j'y serai.

91 kilos c'est aussi le poids maximal que j'atteignais quand j'étais trentenaire et obèse et c'est à partir de ce stade que je commençais mon régime.

C'est un peu comme si à partir de ce moment, je débutais un second régime, le régime d'il y a dix ans. Sera-ce aussi facile ? Je perds plus lentement, la quarantaine et les neuroleptiques venus. Mais je suis plus motivé que jamais et je table sur ces six prochains mois pour atteindre mon objectif. J'ai confiance, malgré les quelques crises d'hyperphagie qui me coupent dans mes efforts de temps à autre. Mais je gère, je rattrape aussitôt sur les repas d'après. J'évite désormais d'en sauter car le corps stocke + sur le repas suivant, mis en disette.

91 kilos. Encore 20 kilos à perdre, encore 20 à 30 semaines. Une moitié d'année; je serai mince pour les fêtes de Noël et je m'offrirai le soir du réveillon un petit extra, voire un gros, que je rattraperai le lendemain. J'espère que la reprise du travail ne va pas entacher ma belle et solide détermination. Mais j'anticipe, comme toujours.

Maintenir mes objectifs au jour le jour, ça doit être mon précepte, et je dois m'y tenir.

24 juin 2008

La situation s'éclaircit ...

Parfois je brûle d’envie de retravailler et je maudis la lenteur de l’administration, parfois je me dis que j’en serai incapable pour des raisons que je vous ai déjà expliquées (les neuroleptiques qui ralentissent mon cerveau). Parfois j’ai envie de retenter le coup à la Défense, parfois j’ai envie d’être réintégré en préfecture où les tâches sont plus simples. Parfois je me dis que je finirai avec l’allocation adulte handicapé.

Il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je recontacte mon ancienne chef, lui demander conseil pour trouver une affectation et voir s’il y a possibilité de retourner en préfecture.

Je ne me souviens plus comment se passe le boulot que je faisais il y a deux ans. C’est ça qui m’inquiète : j’oublie. Des pans entiers de ma mémoire ont disparu. Je me souviens mieux des boulots exercés en préfecture, plus simples, plus accessibles. En y réfléchissant ça me semblerait la meilleure solution. Il est clair que je ne suis plus celui que j’étais. Les médicaments, dont je ne peux me passer, altèrent mes capacités intellectuelles, ma concentration, ma réactivité.

C’est peut-être pour ça que je reste aussi inactif pour trouver un poste à la Défense. Je m’en sens incapable.

C’est bizarre, d’écrire m’éclaircit les idées. Ce que je ne veux pas m’avouer, je vous l’avoue. Retourner bosser là où j’excellais me rassure. Paris est trop loin. Je galèrerais moins en restant en Seine-et-Marne.

Et puis ca m’arrangerait d’être près des parents pour les assister un peu (tout en vivant CHEZ MOI) et je n’ai plus envie de la galère du transport de Paris. Deux heures aller, deux heures retour, ou l’hébergement dans une chambrée à 44 ans …

Demain, je vais faire des lettres, j’y vois plus clair maintenant. Je vous tiens au courant.

22 juin 2008

Le bon et le moins bon

92,2 kilos.

Ça continue à baisser.

Si je poursuis dans cette voie dans trois semaines, je serai sous la barre de 90.

Je suis allé voir le médecin avec ma mère (qui finalement me reproche de ne pas rendre visite à mon père) et il est clair qu’il va mieux, il a eu une infection qui a été soignée. Le retour à la maison ne semble pas d’actualité. Nous sommes allés le voir, il a meilleur mine, est d’une maigreur extrême, était attaché a son fauteuil. Il parle bien mais n’est pas toujours très cohérent. On a peu parlé, on n’a rien à se dire, et il a compris de travers ce que je lui ai dit pour le boulot. Bref, j’ai fait mon devoir.

Il va falloir que je fasse le point avec ma mère car elle ne cesse de me faire des reproches. Ça me mine le moral. J’ai l’impression que l’emprise qu’elle a sur mon père, elle essaie de l’avoir sur moi. J’ai failli exploser mais je me suis encore retenu. Certes, on est dans une situation transitoire, difficile et incertaine ; et en plus elle souffre de plus en plus. Mais ce n’est pas une raison pour se venger sur moi. D’autant qu’elle est bien contente de me trouver pour faire des courses et ses lettres, pour étendre le linge ou pour les menues tâches dont elle a du mal à s’acquitter.

Lundi je reprendre contact avec les chefs et ils vont, je le veux, me trouver un boulot. C’est une situation invraisemblable que je vis, personne ne répond à mes lettres, je suis dans l’expectative et ça ajoute à mon stress. Une incertitude de plus. Il faut que je prenne les choses en main et que je me déplace également à Balard pour relever les offres de postes vacants de catégorie B. Visiblement, la chef du bureau de la formation ne veut pas me reprendre car elle ne m’a pas contacté. La situation la plus simple serait de reprendre mon dernier poste en date mais c’est ce qui m’enthousiasme le moins. Je ne serai vraisemblablement pas capable d’assumer toutes les responsabilités que la chef veut me donner, surtout au début. Je vais essayer de trouver une autre solution.

Sinon, journée de déprime et de stress, mais ça va mieux maintenant que c’est la nuit et que je suis libéré de l’emprise de ma mère. Il est temps que la séparation se fasse, au moins hebdomadaire, afin que je puisse respirer et reprendre confiance en moi. Actuellement, je n’ai plus du tout envie de reprendre un appartement avec elle, si c’est pour la voir devenir insupportable. Lutte entre mes devoirs de fils et ce qui est bon pour moi, ma liberté et mon indépendance : arriverai-je à concilier tout ça ?

19 juin 2008

La lettre que je ne remettrai pas à ma mère ...

Hier, moi et ma mère …

- Tu vas quand voir le médecin de papa ?

- Demain à 16 heures …

- Je viendrai avec toi ! (sachant qu’elle a du mal maintenant à retenir tout ce qu’on lui dit)

- Oh mais tu ne viens pas. Tu n’es jamais allé voir ton père à l’hôpital alors …

- C’est faux, j’y suis allé une fois.

- Ah bon … (dubitative) Ah oui, le jour où on a fait mettre la télé …

- Oui il dormait, il ne m’a vu que vers la fin quand on devait partir.

Puis elle passe à autre chose. J’ai oublié de préciser que j’avais demandé à venir l’avant-dernière fois et qu’elle ne m’a pas réveillé puisque la visite allait être courte …

Donc elle va aller voir le médecin toute seule et oublier le quart de tout ce qu’il lui aura dit. Tant pis pour elle … J’ai l’impression qu’elle m’accuse de tous les maux en ce moment alors qu’elle vénère mon frère (qui ne donne plus un signe de vie) et ma sœur (si travailleuse et méritante, très juste). Moi je suis le vilain petit canard, j’ai un reproche chaque jour, plus ou moins fondé, sans considération pour ma maladie bipolaire qui n’est sûrement pas une vraie maladie pour elle.

Oui désolé Maman je ne sais pas bricoler et je ne peux pas réparer tes meubles. Désolé je n’aime pas les travaux du jardin et je ne vais pas tailler ta haie et autres tâches ; de toutes façons, je suis sous neuroleptique et je fatigue très vite physiquement. D’autres qui en prennent restent prostrés à longueur de journée, moi je fais des efforts pour m’activer et m’acquitter des tâches courantes. Désolé je n’ai pas le permis et je ne peux pas t’emmener voir ton mari chéri que tu détestais et dont tu es à nouveau sous l’emprise. Désolé, je ne perçois que 520 euros par mois et je te coûte de l’argent.

Mais ça va changer, je vais retravailler et me gérer tout seul. Je te rembourserai 150 euros par mois pendant au moins 3 ans pour rembourser ma dette financière vis-à-vis de toi. Mais je crois que je vais m’éloigner et un peu couper les ponts. J’avais prévu de m’installer avec toi dans un trois pièces et d’adoucir tes vieux jours. Mais tu me reproches tout, alors je crois que je vais m’abstenir. Tu m’émascules. Tu m’as monté contre mon père que je détestais déjà en me répétant toutes les saloperies qu’il disait sur moi par derrière. Et tu t’étonnes que je n’aie pas envie de le voir. Je te signale que sauf les deux dernières fois, il ne m’a jamais réclamé. Il n’en a qu’après toi. Il ne voulait pas d’enfants, tu en as fait quand même et maintenant tu reproches à l’un d’eux ce qu’il est. Je ne suis pas de la glaise que tu pétris à ta guise pour obtenir l’image du fils idéal. Je crois que ton fils non idéal, il va te quitter sous peu. Parce qu’il en a marre de ces rapports malsains qu’on se met à entretenir. J’ai pourtant fait des choses pour toi mais tu ne sembles plus t’en souvenir. Puisque tu vénères les deux autres qui sont loin ou absents, les deux normaux, je vais m’éloigner aussi.

Ce n’est qu’une question de temps et là tu pourras me critiquer tout à ton aise, je serai le mauvais fils pas reconnaissant de touts tes sacrifices. Je suis en colère contre toi cette nuit. Je ne t’aime pas. Ça va sûrement passer mais il est temps que je redevienne indépendant. Je verrai si je maintiens le lien avec toi ou non. Je ne sais pas de quelle humeur je vais te trouver demain matin, ça varie tellement. Je serai peut-être parti à Paris et je demanderai à mon copain Laurent, s’il le peut, de m’héberger quelques jours. Partir loin de toi et de ton emprise me fera du bien. C’est peut-être ça aussi que mon frère a fui. Tu devrais un peu plus souvent réfléchir sur toi, au lieu de t’apitoyer. Je ne t’embrasse pas ce soir.

17 juin 2008

Tu parles d'une ressemblance !

 

ben_affleck_002.jpgOn m'a sorti sur IRC que je ressemblais à Ben Affleck ! En matant mes photos entre 70 et 80 kilos ... Franchement le type devait avoir un coup dans le nez ou une très mauvaise vue !

En ce moment je ressemble plutôt à Ugly Betty mais je fais tout pour me soigner ... Cela dit, j'aimerais avoir son âme, son caractère et son charisme ...

C'est pas le tout d'avoir une belle gueule, il faut que le reste suive !

Ma décision d'arrêter les Nicopass d'un coup a été de courte durée et me revoilà à un par heure, en attendant de faire mieux ...

J'ai décidé vendredi d'aller au boulot voir ma dernière chef en date pour lui demander conseil pour ma nouvelle affectation et chercher des postes vacants sur Intranet ...

Je suis étonné qu'on ne m'affecte pas d'office ... il faut que je fasse quelque chose car j'ai peur de me retrouver expulsé du ministère !

Ce serait le pire des cauchemards !

Sinon tout va bien.

16 juin 2008

Et si vous expérimentiez Firefox ?