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05 mai 2008

Dépendance et incertitudes

Dans un élan d'enthousiasme, la veille du 1er mai, j'ai voulu arrêter les Nicopass, pensant qu'il s'agissait d'une addiction plus psychologique que physique.

Bien mal m'en a pris.

J'ai souffert d'un manque de drogué pendant deux jours et demi, dévoré trois plaquettes de chocolat blanc et repris 400 grammes ! J'ai dormi au maximum pour ne pas ressentir ce manque qui me vidait de l'intérieur et me compressait le cœur !

Résultat, constat : je ne suis pas seulement accro au goût mentholé des N., mais aussi à la nicotine contenue dedans, et à la gestuelle d'avoir quelque chose dans la bouche.

Le seul moyen de s'en sortir, c'est de diminuer progressivement. Un par heure, un par heure et demie et ainsi de suite … ce n'est pas plus mal que je reprenne le boulot parce que là, je serai actionné à faire des trucs (je ne sais pas encore lesquels) et je penserai moins à sucer ma pastille. Enfin j'espère atteindre le stade d'une pastille toutes les 3 ou 4 heures.

Il est clair que chez moi, les N. ont remplacé la clope. Privé d'eux, j'ai eu envie d'aller m'acheter un paquet de cigarette. Je ne suis donc pas sorti de l'auberge. Je ne fume plus depuis presque 7 mois, mais je compense avec les substituts. Il faudra que je me trouve une activité du soir : sport, AA, lecture ou autre, pour ne pas retomber dans la consommation effrénée.

Mais je ne me presse pas, parce que pour l'instant, l'effet coupe-faim (réel ou psychologique) des N. m'arrange bien ! Ne pas vouloir trop tout faire à la fois, il y a déjà la reprise du boulot, l'hébergement dans la semaine dans un endroit que je ne connais pas (j'imagine les chambrées !) et ça va faire suffisamment de nouveaux trucs à gérer pour que je ne m'ajoute pas un problème en plus !

Je suis convoqué chez la psy du boulot le 14 mai, donc le temps que tout se fasse, je ne suis pas sûr de reprendre exactement le 16. Mais l'échéance approche, je suis à la fois flippé et excité. J'envoie le courrier de demande d'affectation dans un nouveau poste demain, en espérant que ce sera suivi d'effet. Et que le nouveau poste ne sera pas pire ! Certes, je vais mieux mais je reste difficilement concentré et j'oublie vite si je ne note pas. Il va me falloir un poste adapté. C'est donc la grande inconnue pour mon avenir professionnel et je flippe parfois. Mais je suis prêt à reprendre, parce que c'est le début d'une nouvelle étape dans la reconstruction de ma vie !

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