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29 janvier 2008

Envie de fumer !!!!!

Voilà deux ou trois jours que j'ai vraiment envie de fumer. C'est nouveau ça, alors que je vais atteindre mon quatrième mois. J'ai augmenté les Nicopass mais ils me semblent moins efficaces que d'habitude, il faut dire que cette conne de pharmacienne m'a commandé des réglisse-menthe au lieu de la menthe toute simple.

En bref, je traverse une période d'envie. Je n'ai pas clairement envie de porter une cigarette à mes lèvres et de tirer des taffes, mais je ressens une espèce de vide, quelque chose qui me fait défaut. L'autre jour, j'ai cherché le cendrier machinalement. Il subsiste en moi des envies d'envies qui se manifestent maintenant. C'est à moi de gérer. Je vais faire au mieux. Tout ce que je sais, c'est que je ne refumerai pas.

Mais là, depuis dix minutes, j'ai vraiment envie de fumer. Galère !

27 janvier 2008

Gueulons en couple !

Info tirée des infos de Yahoo. 

 CHICAGO (Etats-Unis), 23 jan 2008 (AFP) - Se disputer avec son conjoint peut se révéler bénéfique pour la santé, affirme une étude américaine à paraître dans l'édition de janvier du Journal of Family Communication.

Les ménages qui ne parviennent pas à exprimer leur colère ont un taux de mortalité deux fois plus important que ceux où au moins un partenaire extériorise, selon l'étude, qui a porté sur 192 couples américains pendant 17 ans. Et, après 17 ans, les couples où aucun conjoint n'avait exprimé son courroux avaient environ cinq fois plus de risques d'être tous deux décédés que ceux adeptes de la dispute, selon l'étude.

"Quand les couples s'unissent, l'une de leurs principales tâches est de savoir se réconcilier quand un conflit survient", a expliqué l'auteur principal de l'étude, Ernest Harburg, professeur à l'Université du Michigan (nord). "Si vous enfouissez votre colère, que vous la ressassez et que vous éprouvez du ressentiment pour l'autre (...), et que vous n'essayez pas de résoudre le conflit, alors vous avez un problème".

De précédentes études avaient montré que le fait de réprimer sa colère augmentait les maladies liées au stress comme les problèmes cardiaques ou ceux liés à la tension artérielle. Cette enquête a porté sur l'impact de la colère enfouie et du ressentiment sur la mortalité au sein des couples.

Sur les 192 couples étudiés, 26 évitaient tout conflit, alors que chez les 166 autres, au moins un des conjoints exprimait sa colère. L'étude a été réalisée de 1971 à 1988 parmi la classe moyenne d'une petite ville du Michigan, et la plupart des femmes étaient mères au foyer. Une analyse des taux de survie de cette même population 30 ans après devrait prochainement fournir des résultats complémentaires, selon M. Harburg.

 

J'en tire deux enseignements :

Mon record en couple a été de neuf mois, pas plus. Je refuse tout conflit et n'extériorise jamais ma colère. Je me contente de remuer intérieurement des idées de meurtre que bien sûr je ne mettrai jamais à exécution. Pour ma prochaine histoire d'amour (s'il y en a une) j'exprimerai donc plus franchement ma colère, j'assumerai les disputes conjugales, et je tâcherai de ne pas claquer la porte définitivement au moindre conflit.

J'intériorise tout avec tout le monde, je fais le mec cool. Pas bon pour ma santé, pas bon pour ma dignité parce que je semble être toujours d'accord avec tout le monde. Encore une chose à changer. La liste s'allonge. Mais je ne pourrai pas me changer entièrement. Mais sur ce point, je pense que c'est faisable et sain. 

25 janvier 2008

Relativisons !

Bon. Relativisons les propos d'hier qui étaient un peu incohérents.

Je ne vis pas en enfer, même si mes parents me tapent sur les nerfs avec leurs engueulades impressionnantes de vieux couple de 47 ans. Je crains toujours autant les cris et là j'ai de quoi flipper quand ça se produit car mon père se transforme en monstre écumant, soufflant par les naseaux, les yeux exorbités, la voix tonitruante et le poing brandi vers ma mère avec le sempiternel "Arrête ou j'te casse la gueule !". Ca dure de moins en moins longtemps, les mécaniques intérieures de mon père s'épuisant peu à peu. Mais il a encore des ressources l'animal. Ce qu'il faut supporter aussi, c'est sa bêtise et ses idées réacs, les éternels souvenirs qu'il ressasse, cent fois entendus.

Bon ils sont vieux et un peu chiants mais j'ai le gite et le couvert pour une somme dérisoire, j'ai mon confort, ma chambre, mon accès internet et mon chat. Il faut que j'arrête de me plaindre, que j'aide un peu plus à la maison (je ne fous plus rien), que j'y mette du mien parce que ces derniers temps, je trouve que l'enfer quotidien, c'est moi qui le crée par ma vision négative des choses et mon impatience à voir venir le changement.

Il reste 4 mois. Après je tente de retravailler en étant hébergé dans des conditions spartiates. Je vais souffrir aussi. Ce sera une épreuve. Alors autant que j'apprécie mon confort d'à présent, mes horaires fantaisistes de sommeil et mon entière liberté (brimée par le manque de moyen de locomotion, certes). Au final, je ne suis pas si mal. Surtout quand mon père dort !

24 janvier 2008

Hauts, bas, milieux

Ce n'est pas gagné pour retrouver un sommeil de nuit, ce n'est pas gagné pour reprendre le régime, ce n'est pas gagné pour que mes relations avec mes parents s'améliorent. Tout est ma faute, je suis dans un drôle d'état, je sature de ce trop long arrêt maladie et j'ai repoussé parce que je ne me sentais pas prêt à assumer un boulot. En attendant, je ne fais rien que de l'ordinateur, je suis dans un état de paresse extrême, je ne voudrais que manger et dormir … et faire de l'Internet.

A force de ne plus travailler, on doit s'enfoncer dans une sorte de léthargie, une hibernation. Je ne me sens pas mal, je n'ai envie de rien faire, je continue simplement à ne pas fumer et à ne pas boire. Le reste va peut-être venir après, je suis peut-être encore en état de dépression. Pourtant, je ne suis pas malheureux, tant que je suis seul, tranquille. Les choses changeront dans quelques mois, je serai aspiré par la vie active et je serai remis sur les rails. J'ai pris 3 kilos, j'ai des accès de gourmandise gargantuesque, il me faut du gras et du sucré pour combler le vide de ma vie. Hyperphagie, sauf que je ne regrette même plus après. Parfois, je suis prêt à rendre les armes, tout est trop long et trop aléatoire, est-ce que je réussirai vraiment à m'en sortir un jour ? Et si je ne parviens pas à me stabiliser ? Je suis en période de doute, et puis sûrement que d'un coup ça va aller mieux. C'est ça la bipolarité, des hauts, des bas, des milieux. Je suis au milieu, en haut et en bas en même temps. Je crois que ça s'appelle un état mixte. Il faut que je redevienne actif, sinon je vais m'enfoncer davantage dans la léthargie. Pourtant mon psy trouve que je fais des progrès, il pense que c'est mon environnement qui me pose problème, toujours pareil, toujours la même ritournelle. Il va falloir que je sorte. Je maudis ce temps froid ou humide selon les jours. J'ai besoin que le printemps arrive, je renaîtrai surement avec lui. Allez, un peu de volonté, que je bouge un peu es choses et que je me change les idées, je n'en irai que mieux.

22 janvier 2008

La tempête et les amants blottis.

C'est la tempête au dehors, le vent fait rage et bouscule les volets. On entend le bruit de la pluie qui s'écrase sur le sol.

Par un temps pareil, je serais bien au plumard avec mon mec, à me blottir contre lui (et vice versa) en écoutant la chanson des éléments déchaînés.

Mais c'est pas pour tout de suite, pour les raison que vous savez.

Heureusement, il y aura d'autres tempêtes.

21 janvier 2008

100 jours

100 jours sans fumer.

Bon, je ne vais pas en faire une tartine, ça intervient 10 jours après mes trois mois d'arrêt. Je continue, avec l'appui des Nicopass, je suis à 15 jours d'arrêter les patches. Ça progresse. J'ai parfois des envies de fumer, avec mon café, mais c'est très rare. On peut dire que c'est une défume qui se passe bien.

Dernier e-mail de www.stop-tabac.ch

Cher Jean-Yves,

Vous avez arrêté de fumer depuis cent jours. C'est donc aujourd'hui que nous prenons congé de vous. Nous souhaitons tout d'abord vous féliciter, car arrêter de fumer n'est facile pour personne. Nous espérons que cela a constitué une bonne expérience pour vous, et que vous n'êtes qu'au début d'une nouvelle vie enfin débarrassée du tabac. Nous vous remercions chaleureusement d'avoir choisi le module de suivi de stop-tabac.ch, même si votre "sevrage" n'est pas tout à fait terminé (voir ci-dessous).

Cent jours, cela fait un peu plus de trois mois. Votre identité de non-fumeur est en voie de consolidation. Vous ressentez de moins en moins souvent des envies de fumer. Sachez cependant que l'arrêt du tabac n'est jugé définitif qu'après 12 mois au minimum. En effet, certaines études scientifiques, pourtant plutôt chères et bien organisées, ne sont plus du tout prises en compte par la communauté scientifique parce que le suivi était limité à 3 mois ou à 6 mois.

De plus en plus, les "tabacologues" (cela existe!) se rendent compte que l'arrêt du tabac, comme celui de toutes les drogues, est un processus à long terme. Dans les mois et les années à venir, nous vous invitons à ne pas oublier tout ce que vous avez appris lors de votre arrêt du tabac. La liste des points positifs varie d'une personne à l'autre, mais comprend en général: l'estime de soi, la pensée positive, la compréhension des mécanismes d'action de la nicotine, les stratégies pour éviter les tentations, la recherche de soutiens dans son entourage, le fait de s'accorder des récompenses, le programme de mise en forme personnel (alimentation, activité physique), la réalisation de la gravité des maladies induites par le tabagisme actif et passif, la révolte contre les manipulations de l'industrie du tabac, etc.

Toutes ces choses, personne ne pourra vous les enlever. Si, dans quelques temps, vous êtes à nouveau tenté par la cigarette, mettez cette tentation face à votre liste personnelle des avantages d'une vie sans tabac.

Bonne route!

L'équipe de www.stop-tabac.ch

 

Ils vont me manquer, avec leurs judicieux conseils et leurs mails qui tombent toujours à pic ... Il me reste le blog et le forum ATOUTE pour m'aider à persister dans ma défume ... et réussir définitivement ! 

Je veux être seul !

Putain … je m'endors à 2 heures et me réveille à 6h20, plutôt en forme. Je descends ouvrir les grilles et nourrir les chats qui sont affamés comme s'ils n'avaient pas mangé depuis un siècle … je vaque, et je m'apprête à prendre mon petit déjeuner dans la paix et la tranquillité quand … j'entends le clic clic du déambulateur qui s'avance dans le couloir … et voilà mon sale con de père qui se lève, ayant vu de la lumière et pensant à la présence de sa femme, sûrement. Pas de bonjour, pas de regard de ma part. Il me demande l'heure, je lui réponds. Je finis mon café et je monte … sans avoir déjeuné. Parce qu'il me regarde, quoique je fasse, et critique après, critiques rapportées par ma mère qui doit aimer mettre de l'huile sur le feu. J'en ai marre de les voir ces deux-là, geignant toutes leurs maladie, l'autre éclusant son vin des 6 heures du matin, l'une poussant sa plainte à peine réveillée … J'en ai marre que ce soit mon unique paysage, j'ai envie de gens qui se réveillent en forme , j'ai envie de voir des gens de 30, 40 ou 50 ans, j'ai envie d'entendre parler d'autre chose que de maladie ou de souvenirs d'Algérie … j'ai envie d'être ailleurs et ce matin je regrette de ne pas avoir choisi février comme date de reprise, toujours pour arranger ma mère qui doit ENCORE se faire opérer et donc il faut quelqu'un pour nourrir les chats et garder le vieux … con qui me casse du sucre sur le dos et qui ne veut pas crever. J'ai voulu me donner trois mois pour me stabiliser, mais ce sont eux qui me déstabilisent, elle à me répéter que je suis trop myope, trop gaucher, trop lent, en permanence. A m'enfoncer dans ces convictions qui me font stagner sur place ! Elle me conforte dans ma maladie dont par ailleurs elle se préoccupe bien peu !

Bref je suis à bout, je ne veux plus les voir, j'ai 4 mois à tirer et je me mets au travail et je réussis rien que pour lui montrer à elle que je ne suis pas fini, que je ne suis pas l'handicapé de ma vie qu'elle croit avoir mis au monde. Ce matin, j'ai as envie de les voir, je vais chercher mes bouteilles d'eau pour la bouilloire et je me cloître dans ma chambre … comme si j'étais seul et que j'avais mon propre appartement. Qu'elle est longue à venir cette libération-là !

20 janvier 2008

13 ans de vide affectif

e89801b822daf4cccdd6d24b2a3574f9.jpgLe 15 janvier, j'ai "fêté" mes 13 ans sans relation amoureuse et (presque) sans relation sexuelle.

13 ans.

C'est énorme, il faut vraiment que je me bouge pour maigrir, me refaire les dents et me remettre sur le marché.

Dès fois je me dis que c'est trop tard, mais sur le site de drague d'Illico.com je vois des dizaines de quarantenaires (il parait qu'il faut dire quadragénaires, mais j'aime moins le mot) qui s'inscrivent, également en quête d'un partenaire.

Tôt ou tard, je vais réussir à maigrir, dès que je retravaille, je passe à la réfection dentaire, parce que dans l'état actuel des choses, je suis plutôt un tue-l'amour. J'ai du potentiel, des traits réguliers, de beaux yeux (mais qu'il va falloir opérer, purée que de pain sur la planche) et je fais plus jeune que mon âge. Donc il suffit de rectifier ce qui ne va pas, retrouver boulot et appartement pour être socialement acceptable, et on peut se remettre à draguer.

Je ne suis pas sûr que j'utiliserai Internet, j'irai plutôt dans les lieux "hot" genre cinéma porno pour tester tout de suite l'attirance physique et la compatibilité sexuelle. Après, on explorera les affinités de goûts, la compatibilité d'humeur et tout le toutim. Oui je sais, j'ai planifié ça aussi. Mais c'est important, j'ai 44 ans, c'est peut-être ma dernière histoire d'amour et je n'ai pas envie qu'elle foire. Et cette fois-ci, j'aborde, je ne me laisse pas choisir, je suis trop vieux pour qu'on me drague.

J'avais pensé à m'inscrire sur Meetic, mais je suis de ceux qui couchent tout de suite pour savoir. Je recherche toujours mon partenaire pas branché sodomie comme moi, puis un qui ne veuille pas faire l'amour sans arrêt, trois fois par semaine me suffisent. Enfin je suppose, je ne sais plus trop où j'en suis.

Certes, je suis libido zéro, mais je réagis aux stimuli (genre les pornos) tout n'est donc pas perdu.

Allez, je compte un an pour la réfection de mon individu et je me relance dans la quête amoureuse. Parfois, je me dis que je serais moins emmerdé d'être célibataire et de prendre un fucking friend, ce qui serait une solution aussi. Je ne sais pas, j'aviserai. J'ai des tas de choses à reconstruire. Je sens que ça va pas être de la tarte. En tous cas, je dois bouger pour faire avancer les choses, là je suis en stand-by et il me reste à continuer les réparations de mes troubles pour reprendre le train en marche. Je ne veux pas penser que j'ai perdu vingt ans de ma vie mais c'est pourtant le cas, j'ai passé vingt ans à ne rien construire. Mais je ne dois pas laisser cette pensée trop envahir ma tête, ça me donne envie d'en finir avec cette vie ratée. Je préfère penser que je prends un nouveau départ à la moitié de la quarantaine, c'est moins déprimant.

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19 janvier 2008

Au jour le jour ...

Petite forme aujourd'hui, même si je suis loin d'être dans les tréfonds de la déprime. Je m'en veux parce que j'ai, hier, mangé raisonnablement toute la journée, et vlan, à 5 heures du matin, razzia sur les tartines, la natte pâtissière et les gaufrettes. Rageant. En plus je sais pertinemment que si j'arrivais à dormir de minuit à 7 heures, je n'aurais pas tous ces problèmes de bouffe. Mais j'ai pris l'habitude de dormir de 7h à 14 heures avec une régularité de métronome. Il faudra bien que je retrouve mes horaires de nuit pour la reprise du travail. J'ai 4 mois pour me recadrer. J'ai envie de glander, mais je crois que je vais faire un peu de ménage dans cette chambre qui ressemble à un champ de bataille. Ou jouer à MOTUS, ou me mettre à apprendre la dactylo, bref faire une activité. J'ai toujours les papiers de ma mère à classer mais je n'ai pas envie de faire ça le week-end. En fait il va falloir que je mobilise mon énergie pour sortir de mon marasme de paresse. Je dois être encore dans un état dépressif car j'ai du mal à me bouger, je reste dans ma chambre devant l'ordinateur et je surfe, j'écris, je joue, je télécharge, je tchatte (comment ca s'écrit ?). Je suis en mal de communication, c'est pour ça que j'ai hâte de revenir sur Paris pour participer à des réunions AA où l'on s'exprime, j'aimerais même trouver des réunions de bipolaires pour pouvoir partager mon expérience et bénéficier de celle des autres. Je me sens bien seul à la maison parce que mon père ignore tout de ma maladie et ma mère ne s'y intéresse que de loin. Heureusement que j'ai mes séances hebdomadaires de psy sinon ce serait la solitude totale. Enfin non, j'ai Internet, cette belle invention à laquelle je suis accro. Je me garde des addictions, pour l'instant, ça ne nuit pas à ma santé. Mais j'ai hâte de revenir vers des vrais gens, d'être moins dans le virtuel. Il faut attendre et poursuivre le travail sur moi. Continuons.

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