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07 janvier 2008

Déprime à quoi tu rimes ?

J'écris peu en ce moment parce que je me sens déprimé. Je ne sais pas d'où ça vient, de la lassitude d'être enfermé ici, du manque de nicotine, de la difficulté de reprendre mon régime …

Je viens de passer deux semaines sans psy et je le revois enfin mercredi, ce sera l'occasion de faire une mise au point. Reprendrai-je le boulot en février ou en mai ? Parfois je préfère février, souvent la sagesse me dit d'attendre mai afin d'être plus stabilisé. Je devrais sortir : je m'enferme dans ma chambre, je bouffe, je dors. Et puis c'est tout. J'ai toujours des débuts d'année difficiles, c'est une coutume mais j'aimerais bien me sentir en forme, j'ai des combats qui m'attendent.

Je tiens bien la route pour l'alcool et la cigarette. Ce soir, je passe du patch 14 mg au patch 7 mg, ça va être un peu plus dur les jours suivants, je vais sûrement, pendant quelques jours de transition augmenter les Nicopass ! Puis reprendre mon rythme. Lentement, on approche de l'issue où je n'aurai plus de substituts : finis les patches dans 28 jours. Finis les Nicopass dans trois mois. Dans six jours, je fête mes trois mois d'arrêt. Tout cela devrait me mettre du baume au cœur. D'ailleurs, en l'écrivant, ça va déjà mieux !

J'ai la trouille de reprendre le boulot, peur que le cerveau ne suive pas, peur de ne pas arriver à m'acquitter de mes tâches, mais je me demande pourquoi je me mets la rate au court-bouillon, dans le pire des cas je suis réaffecté à mon ancien boulot, où je gagnais tout autant. Je me paierais juste une grosse honte au ministère en passant pour un bon à rien et j'aurais la désagréable impression de régresser. Il ne faut pas que j'aie peur, donc, que je demande simplement un autre poste, pour un troisième essai. Titularisation ou pas à la clé. Je serais quand même fier de réussir, ce serait une progression et la fin de cinq années d'errances. Je crois que je vais attendre mai, mettre toutes les chances de mon côté. Un peu plus de psychothérapie me fera du bien, et je serai je pense, plus stable.

Ça va un peu mieux de vous avoir fait part de mon état dépressif, je crois aussi que j'ai besoin de sortir de cet étouffant cocon familial et je pense le faire en février, une fois mon vélo réparé, en souhaitant qu'il ne fasse pas trop froid. Allez courage, reprenons du poil de la bête et cessons de manger trop, j'ai trop envie de retourner au boulot amaigri.

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