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31 octobre 2007

La séance d'aujourd'hui

Je reviens de ma séance de psy.

J'ai parlé de mes symptômes et posé mes quatre questions.

Il m'a écouté et expliqué que j'étais en état d'inquiétude, parce que j'allais mieux et que je vivais dans la peur de rechuter. Je suis dans un état mixte d'excitation et de dépression. Je formule mille projets, je remue mille pensées, sans réussir à me focaliser sur l'une d'elles. C'est une manifestation normale du mec bipolaire qui est en train de passer en état d'hypomanie. Bref, il m'a rassuré. Il m'a expliqué encore d'autres choses mais j'ai du mal à retenir en ce moment, il faudra que je lui redemande d'expliquer.

Les questions :

Est-ce que je pourrais retravailler ?

Il ne me voit pas retravailler avant un an. Pas facile, il me reste neuf mois de congé longue maladie à prendre. A l'issue de ce délai, je devrai retravailler ou je serai viré du ministère. Il me reste à espérer faire des progrès rapides. J'aurai aussi la possibilité de percevoir l'AAH, allocation adulte handicapé, quitte à repasser un concours après, quand tout ira mieux.

Est-ce que je peux envisager une relation stable avec quelqu'un ?

Oui, il n'y a pas de contre indication, des bipolaires vivent en couple.

Est-ce un traitement et une psychothérapie à vie ?

Oui, le traitement est à vie. La psychothérapie non, mais j'en ai encore besoin pour un long moment. Je suis 100% d'accord. Ces séances me font un bien fou et je sens que j'avance.

Alcool et bipolarité ? Un rapport ?

L'alcool peut favoriser la bipolarité et la bipolarité peut entraîner une consommation massive d'alcool. On se sent détendu pendant deux jours et après les symptômes reviennent et s'aggravent. Je l'ai déjà constaté.

 

Donc une séance très utile, mais je me demande s'il ne faut pas que je prenne des notes, tant j'ai du mal à retenir tout ce qu'il me dit. En tous cas, ça va être long. Mais comme je l'ai déjà dit, je suis soulagé de savoir enfin de quoi je souffre. J'espère que je parviendrai à mener une vie "normale", je panique à cette idée de toujours osciller entre dépression et hypomanie, avec des états certes normaux, comme tout le monde. Je crois avoir lu que 30% des bipolaires se suicident. Pas moi ! J'ai envie de vivre, de revivre ma vie. Je vise le bonheur et la sérénité.

LUI

Il reboit.

Depuis quelques jours.

Trois litres de vin rouge par jour.

Il continue à nier qu'il est alcoolique. Ce sont les autres qui le sont.

Pendant cinq jours, il a refusé de s'alimenter, de prendre ses médicaments, nous parlant à peine et restant assis dans son fauteuil à ne rien faire, comme un zombie. Refusant de se changer, de se laver. On a fini par céder et lui rapporter ses putains de cubis de 5 litres de vin rouge.

Il a bu le premier verre avec délectation. Il est aussitôt redevenu volubile et de bonne humeur. Il a demandé à manger et a pris ses médicaments. Il a été possible de le changer. Il est même arrivé à aller aux toilettes tout seul, en s'aidant de son déambulateur.

Les verres se sont enchainés, un litre et demi en quelques heures. On a eu droit à ses éternelles litanies, ses souvenirs d'Algérie, ses histoires de jeunesse, ses récits de boulot. On y avait déjà eu droit quand il ne buvait pas (pendant trois mois). Pareil pour ses commentaires sur les infos, un concentré d'intolérance, de racisme et d'insultes à l'égard des autres. Il n'y a que lui qui a raison, il n'y a que lui qu'il aime.

Et ma mère. Il l'aime à sa façon tordue, parce qu'elle est à son service et ne le contredit pas, même si parfois elle pique des crises contre lui. Mais elle est trop fatiguée, trop souffrante pour s'imposer des engueulades qui n'ont pas de sens. Il est impossible de discuter avec cet homme, c'est tout de suite les gueulantes, les mêmes qui nous terrorisaient quand on était petit, des gueulantes pour rien, imprévisibles, avec sa voix qui claque comme un fouet, qui gronde comme une menace permanente. Je suis conditionné, j'ai toujours peur de lui.

Il ne voulait pas d'enfants. Ma mère a quand même réussi à lui en faire faire cinq, dont trois seulement sont vivants. Elle pensait qu'il chopperait la fibre paternelle à l'usage, en nous voyant grandir et évoluer. Ça n'est jamais arrivé. Aucune conversation avec nous, sinon pour nous engueuler et parfois nous mettre un coup de pied au cul quand on avait fait une connerie ou qu'on avait mal travaillé à l'école. J'étais le premier de la classe et je n'avais pas intérêt à faillir, sinon le géniteur sévissait.

Je ne peux même pas dire que je l'ai aimé, j'ai passé trop de temps à le craindre.

J'ai eu de la tendresse pour lui quand il ne buvait plus et qu'il avait besoin de moi pour manger, se changer, qu'il était alors humble et humain. Pendant trois mois.

Maintenant, il boit à nouveau. Il n'est même pas saoul. Il fume deux fois plus. Je dois rouler ses clopes, préparer ses bouteilles de vin, et j'essaie de lui parler le moins possible, je remonte dans ma chambre dès qu'il a eu ce dont il avait besoin. Je fais mon devoir de fils. Je suis obligé de vivre avec lui parce que j'ai bu aussi et que j'ai tout perdu. Je lui suis reconnaissant de m'héberger.

Mais pour moi qui ai cessé de fumer et de boire, c'est dur d'avoir ce spectacle en face des yeux, je le regarde le moins possible, je l'entends le moins possible. Il est tout ce que je ne veux pas devenir.

L'aimer ? Je ne sais pas. Peut-être qu'au fond de moi, oui. Mais j'ai des accès de fureur rentrée où je rêve de l'achever, pour qu'il nous foute la paix enfin, pour ne plus l'entendre, le voir vissé à son fauteuil qu'il ne quitte pas, même pour dormir.

Ce n'est pas mon père, c'est mon géniteur. Il ne voulait pas de moi, il me tolère maintenant. Il a besoin de moi, même s'il dit qu'il n'a besoin de personne. Je vis avec lui parce que j'y suis obligé. Je vis à côté.

J'aurais aimé qu'il m'aime.

J'aurais aimé avoir Michel Piccoli ou Jacques Weber comme père.

Mon géniteur me stresse, il ne dort pas encore et je vais devoir lui adresser la parole. La bouteille de vin doit être vide. Il va falloir la remplir, rouler des cigarettes, préparer une soupe, donner du pain de mie avant de m'occuper de moi. Mais j'attendrai qu'il me réclame, je sens monter en moi une lente rébellion, un jour je lui dirai ses quatre vérités. Pas maintenant, il me mettrait dehors, je n'aurais plus d'endroit où aller.

Je suis en train de guérir, alors je reste prudent. Mais qu'il serait bon de pouvoir tout déballer, de hurler plus fort que lui, de claquer la porte en lui disant merde et merci pour tout.

Il faut que je récupère ma vie. L'indépendante, loin de lui. Ne plus le supporter au quotidien, faire exploser la chape de plomb qui pèse sur ma poitrine.

7 heures. Je descends. Ça va mieux. Je vous ai parlé. L'angoisse s'est envolée. Il faut que j'en parle à mon psy, que je verbalise.

Merci de m'avoir lu.

30 octobre 2007

Questions à mon psy

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J'ai préparé une liste décrivant mes symptômes et posant quatre questions, pour l'entrevue avec mon psy demain.

Vingt minutes ne suffiront pas pour tout aboder, tant pis, on le fera en plusieurs fois.

Voici la liste :

 

Symptômes :

-          Sommeil de nuit par tranches de trois heures, voire insomnies, fatigué toute la journée mais le soir, impossible de dormir avant trois heures du matin et pendant pas plus de trois heures. Parfois, sommeil dans la journée, par tranches de trois ou quatre heures, mais c'est de plus en plus rare. Le Lysanxia et le Rivotril ne font rien … c'est peut-être du à l'arrêt de la clope

-          Manque d'intérêt pour certaines choses que j'aime faire habituellement: voir des films, lire des livres, regarder la télé, écouter la radio

-          Au réveil, 10 minutes de grande forme, puis après je me sens déprimé, angoissé, c'est surtout le matin, la sensation s'estompe dans la journée

-          Difficulté à supporter mes parents, besoin d'isolement, de tranquillité

-          Besoin de lumière

-          Sérieux dans le suivi du régime et de l'arrêt de la cigarette, grande motivation

-          Reprise de l'hygiène et du ménage

-          Nombreux projets mais doutes pour l'avenir car :

-          Difficulté de concentration, mémoire défaillante, oubli de mots, de noms

-          Difficultés à faire la synthèse sur un sujet ou une idée, à se faire une opinion

-          Enervement parfois contre tout et n'importe quoi

-          Besoin de communiquer, de parler de moi, très centré sur moi

 

Questions :

-          Est-ce que je pourrais retravailler ?

-          Est-ce que je peux envisager une relation stable avec quelqu'un ?

-          Est-ce un traitement et une psychothérapie à vie ?

-          Alcool et bipolarité ? Un rapport ? L'abus d'alcool a-t-il pu déclencher la bipolarité ou/et les accès de déprime facilitent-t-ils le retour vers l'alcool ?

 

5 heures de sommeil ...

Il est 4h34 du matin et je viens de me réveiller.

J'ai dormi cinq heures, il y a un mieux, peut-être que ça va revenir peu à peu, du moins je l'éspère !

Hier, la fatigue aidant, j'ai craqué en ce qui concerne le régime, je me suis avalé une portion de pâtes au guyère et surtout ... quatre pains au chocolat ! Pas bien !

Qu'importe je reprends le régime dès ce matin et je me tiens à carreaux toute la semaine !

En fait je pensais que l'estomac bien rempli, la digestion lourde, je m'endormirai d'un coup comme ça me le faisait avant. Mais non.

De la même façon que mettre deux patches dans la nuit ne m'a pas fait plus dormir !

C'est curieux. Je vais m'activer aujourd'hui, faire une marche d'une heure, continuer mon ménage, faire des choses pour essayer de me fatiguer.

Je voudrais bien, quand même, dormir mes huit heures d'un coup ! 

29 octobre 2007

Non mais c'est pas possible !

92081eb267473c98fc4679f6293eacf7.jpgHorreur ! Malheur ! En me pesant ce matin (à 4 heures, j'ai eu une insomnie de plus), la balance a affiché … entre deux cents et trois cents grammes en plus !

Bon, je sais que j'ai arrêté de fumer et qu'on grossit en arrêtant. Mais je continue pourtant mon régime et je n'ai fait qu'un excès de nuit ou j'ai avalé, dévoré la moitié d'un paquet de BN ! J'ai aussitôt rattrapé le coup le lendemain, en mangeant léger. Poêlées de légumes, viandes maigres, poissons, haricots, choux de Bruxelles, épinards … sont devenus mon quotidien depuis plus d'un mois. Un seul écart … et trois cents grammes de repris ?

Y a de quoi être découragé !

Eh bien non ! On continue le régime, on continue de ne plus fumer, on maintient le cap, jusqu'à la réussite. Si je réussis à garder cet état d'esprit, je finirai en vainqueur.

Allez-vous-en les kilos ! Tire-toi la cigarette ! C'est possible de faire les deux en même temps, je l'ai déjà fait dans le passé et je m'y remets et c'est maintenant.

Cette note est totalement naze mais je n'ai réussi à dormir que 3 heures et à force, je commence à être très fatigué.

 On continue et puis c'est tout !

28 octobre 2007

Youpi ! (et gay bath)

Quelques heures de sommeil changent tout !

Reposé, recaféiné, sans envie de fumer (je suis repassé à un patch et à mes pastilles), je vois l'avenir de manière plus rose que dans la note précédente (Pffff).

Pour que ce post ne soit pas trop inutile, je vous joins cette photo trouvée sur le site très intéressant de http://www.legayblog.com/ ... 

Une agréable manière de prendre son bain ...

 

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Pffffff !

Une fois de plus, j'ai dormi 4 heures et je suis naze, pas en forme, vaguement déprimé.

Evidemment les parents en bas sont déjà levés, je ne vais même pas pouvoir prendre mon petit-déjeuner en paix, dans un silence apaisant.  Je vais entendre ma mère geindre et mon père déblatérer ses éternelles conneries ... avant de vite remonter me réfugier dans ma chambre.

A mon âge, chez les parents, ce n'est pas naturel, pas normal et invivable sur le long terme. Il faut que je travaille d'arrache-pied à la reconquête du boulot et de l'appartement qui va avec. Me retrouver indépendant, libre, tranquille, apaisé. J'ai progressé dans la guérison et j'avance ... mais la liberté n'interviendra pas avant 2009. J'aurai 45 ans, n'est-ce pas trop tard pour recommencer sa vie ? 

J'me sens tout mou, si mou ...

Bon !

Plus d'un mois de régime, quatorze jours sans clopes, je devrais péter le feu ou à tout le moins me sentir mieux.

Eh bien c'est BOF, je me sens tout faible, j'arrive pas à dormir la nuit, et quand je dors, je n'ai pas l'impression d'être reposé. Peut-être que je ne m'active pas assez, je vais voir de ce côté-là, une heure de marche par jour ne me fera pas de mal, nettoyer, balayer, ranger ma chambre non plus. Monter enfin mon bureau. Débarrasser ce qui encombre, j'ai plein de choses à faire, je ne fais que de l'internet, la cuisine et le ménage pour les parents.

Pourvu que je puisse retravailler ! Retrouver des activités et une vie sociale, ça me boostera et me fera dormir la nuit.

Puis fo que j'attende sans doute un peu pour les benéfice du stop clope et du régime, ça va venir.

En tous cas, ça va mieux en l'écrivant, je me sens déjà plus apaisé, comme avant de dormir. En plus, je gagne une heure !

Mais c'est fou comme parfois j'ai envie d'en griller une, de sentir la fumée racler mon intérieur, la recracher par le nez, faire ce geste et ce cérémonial. Pourtant, je ne suis pas en manque de nicotine, je me suis collé deux patches ce soir pour voir si ça faisait une différence ... mais non. Je n'ai pas à proprement parler envie de fumer, j'ai envie du geste qui accompagne mon café et mes séances nocturnes sur le Net. Courage, ça passera, cette fois il n'est pas question de faillir ! 

Quand elle regarde en bas !

Je vous avais parlé dans une précédente note des effets secondaires de mon traitement et parmi eux, j'avais fait mention de l'absence quasi totale de libido.

Ca m'a rappelé une chanson culte de Lynda Lemay, intitulée "bande de dégonflés" et qui parle avec trucculence de l'absence d'érection. Je vous la livre pour fêter l'heure en plus à ne pas bander !

 


podcast

 

Lynda Lemay - Bande de dégonflés - extrait de l'excellent album "Les lettres rouges" ... 

27 octobre 2007

Trois ans à l'abandon.

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Les effets secondaires "non souhaités et/ou gênants" sont assez nombreux pour que j'en dresse une petite liste.

1)  Prise de poids. A partir du moment où j'ai commencé les neuroleptiques (2003), j'ai pris trente kilos en quelques semaines. Il faut dire que ce genre de médicaments donne faim et que j'y suis allé franco sur les CALZONE commandées et mangées par deux, quand ce n'était pas une période NUTELLA par pots de 750 grammes, ou encore cinq tubes de lait concentré sucrés. Je mangeais, mangeais, mangeais. Et aussi, parfois, en bonus, je buvais, buvais, buvais – et pas de l'eau.

2) Somnolence, ou/et endormissement. J'ai cessé d'être productif à partir de ce moment-là pour passer mon temps à dormir et faire des siestes. Je passais bien 12 à 16 heures par jour à dormir et j'utilisais mon temps éveillé pour manger et faire de l'Internet !

3) Paresse, laisser-aller. Au bout du troisième jour du traitement, je me suis rendu compte d'un seul coup que je ne m'étais pas lavé, douché, rasé depuis tout ce temps. Le ménage n'avait pas été fait. Je n'avais fait que manger, dormir et faire de l'ordinateur. Rien d'autre. Pire, je n'avais pas envie de m'entretenir et d'entretenir le studio. Je m'en foutais.

4) Manque total de libido. J'avais mes érections du matin, mais c'était tout. Je notai un manque total d'intérêt pour le sexe, comme si je n'étais plus concerné. Comme les trois points précédents n'inspiraient pas l'amour, je cessai de chercher pour passer mes journées seul, enfermé et reclus, avec pour seul ouverture sur le monde l'Internet et la télé.

 

Je ne sortais que pour faire mes courses, bouffe grasse, sucrée et alcool, dont je me goinfrais aussitôt rentré. Je sortais pas rasé, pas lavé, pas changé et j'espérais au fond de moi que quelqu'un m'en ferait la remarque … mais à Paris, on pourrait bien sortir à poil que tout le monde s'en foutrait. C'est ainsi que j'ai pu sortir une fois tous les deux jours, affreux, sale et puant, sans que personne au monde ne s'en inquiète, même pas moi.

Il y a eu des vagues, des périodes où je me ressaisissais, retrouvais l'hygiène, rangeais et nettoyais l'appartement, renouais avec un semblant de dignité. Mais ces périodes duraient deux semaines au mieux, je finissais par replonger, ça commençait par l'alcool et ça s'enchaînait ensuite. Je n'avais plus rien d'humain, j'étais une sorte de créature préhistorique branchée sur le numérique. Ma face monstrueuse reprenait possession de moi. Je n'avais plus de dignité, plus d'estime de moi; je ne vivais que parce que j'avais peur de me tuer.

A vrai dire, je pense que les médicaments ne sont pas seuls en cause : leurs effets secondaires sont indéniable, mais augmenté, décuplé par la prise massive d'alcool et sans doute, je le sais aujourd'hui, je vivais des épisodes de dépression profonde où je manquais totalement d'intérêt pour tout et surtout pour moi.

Aujourd'hui, les effets secondaires se sont bien atténués, je mène des combats, je retrouve l'hygiène, je retrousse ma chambre, je maigris, je redeviens estimable. Il reste encore beaucoup à faire, mais je vais vers le mieux, vers le digne. Ça a commencé avec le psy. J'ai besoin d'un regard extérieur pour prendre soin de moi. Les parents ne comptent pas, ma mère m'aime sans condition et mon père n'en a rien à faire. Le salut passera aussi par le regard des autres auquel je m'étais soustrait en vivant en reclus. Ça sera une thérapie supplémentaire. La complète solitude de 2003 à 2005 avait fait de moi un monstre répugnant. Maintenant je redeviens un humain comme les autres, avec la seul différence que j'ai tout à reconstruire. Surtout moi.

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