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06 mai 2007

Envie de boire !

J'ai très envie de boire ce matin.

 

 

Je pense au cube de vin de 5 litres qui est au garage, j'ai très envie d'aller le chercher et de le consommer. Le goût est exécrable, mais je ressentirais ce bien-être quand l'alcool commencerait à circuler dans mes veines …

 

Puis quelques heures après, le désespoir d'avoir replongé et la peur qui ronge quand l'alcool se retirer comme des vagues qui refluent.

 

NON !

 

Je ne boirai pas !

 

C'est décidé !

 

Mais quand même, huit mois et treize jours après, en être encore là, c'est décourageant !

 

Mais c'est magique, ça va mieux en le disant !

 

Edit du 13 mai 2007 : depuis, ça va mieux, j’ai eu quelques envies, mais facilement surmontables. Elles sont modestes, mes envies, ce sont plutôt des relents d’envies, des souvenirs d’ivresses agréables, des désirs soudains d’avoir envie d’arrêter de flipper ou d’optimiser mon bien-être … toujours la même histoire ! Il parait qu’elles s’espacent de plus en plus au fur et à mesure qu’on accumule les mois, les années d’abstinence. Il est vrai que c’est un combat tout nouveau, je suis encore jeune dans la sobriété. Mon précédent record est de dix mois sans alcool, il faut que je le batte et que ce soit mon arrêt définitif. Je pratique la méthode des vingt-quatre heures, moins terrifiante que le fait de se dire que je ne vais plus boire d’alcool toute ma vie.  Au final, le but est le même : me débarrasser définitivement de l’alcool et de ses méfaits. Quoiqu’il en soit, je viens de faire un progrès : j’ai réussi à me débarrasser de cette envie subite et exigeante de boire, j’ai écrit, parlé, je me suis exprimé et ainsi elle est passée ! Dans le passé, j’aurais cédé et j’aurais replongé pour un jour ou une semaine avant de redresser à nouveau la barre, et de recommencer le combat. Je préfère rester dans l’abstinence, c’est plus confortable et équilibrant. En tous cas, à l’avenir, je sais quoi faire en cas de grosse envie ! J’ai aussi la possibilité d’appeler les alcooliques anonymes mais j’ai un très mauvais souvenir d’une conversation téléphonique en 2002. J’avais appelé en pleurs, parce que j’avais bu deux kirs à la terrasse d’un café parisien. J’étais rentré à mon hôtel et j’avais craqué, j’avais alors, sans honte ni remords, appelé les renseignements et demandé le numéro des AA. Puis je les avais appelés. Le mec au bout du fil semblait loin de mes préoccupations, il ne disait presque rien, je me heurtais à un mur d’indifférence. Il répondait à peine à mes suppliques, à mes interrogations. J’ai fini par remercier et raccrocher. Merci de quoi, d’ailleurs ? Mais de rien, ce mec, qu’est-ce qu’il faisait là s’il ne me remontait pas le moral ? Depuis, j’ai un peu de mal avec les AA, que je ne trouve pas ouverts au dialogue, même dans leurs réunions où chacun s’exprime à son tour sans se répondre. Je reconnais cependant la grande utilité de ces rassemblements hebdomadaires (ou plus) qui m’ont quand même fait du bien.

Quoiqu’il en soit, pour en revenir à ma crise d’envie de boire, j’ai réussi, je l’ai battue, je l’ai terrassée. A l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai aucune envie de boire. Vieille rengaine : j’attends quoi pour en faire autant avec la cigarette ?

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