06 mai 2008
Jil Caplan et les femmes
L'autre jour, ma mère m'a posé cette question intéressante :
- Et quand tu seras plus vieux, tu te souviendras de quoi de la musique que tu as écouté pendant tous ces années ?
J'ai réfléchi et j'ai répondu :
- Jil Caplan … et les meilleurs tubes des années 80 !
Jil Caplan. Ce serait plus classe si je répondais U2, les Rolling Stones ou David Bowie mais moi j'ai une histoire affective avec Jil Caplan. J'aime son physique, sa voix, j'adore ses deux premiers albums "A peine 21" et surtout "La charmeuse de serpents", tous les deux composés, si je ne commets pas d'erreur par Jay Alanski. J'aime, un peu moins, ses derniers albums (sauf le dernier "Derrière la porte où elle retrouve Jay Alanski) mais sa voix m'enchante toujours et l'univers qu'elle évoque au fil de ses chansons. Curieusement, Elodie Frégé a des intonations de Jil Caplan dans certaines de ses chansons.
Je ne sais rien de Jil Caplan et je ne cherche pas à en savoir plus. J'aime l'artiste, je ne sais rien de la femme. Curieusement, je faisais souvent ce rêve à une époque, d'une fille qui lui ressemblait et que je rencontrais dans un bal. Il y avait coup de foudre entre nous et c'était l'évidence d'un amour qui naissait, d'une complicité parfaite. Puis je réalisais que j'étais homosexuel et je me réveillais. Il y a certaines femmes comme ça qui me font regretter d'être homo : Jodie Foster (mais là c'est doublement impossible), Sarah Michelle Gellar (dans la saison 2 de Buffy), Carole Bouquet, et j'en oublie … Les gays, contrairement à certaines idées reçues exprimées par des esprits étroits, adorent et vénèrent certaines femmes … Je ne suis pas spécialement fan des icônes gays (Mylène Farmer, Madonna, Kylie Minogue) mais j'ai mon petit lot de filles dans j'aimerais pouvoir tomber amoureux. C'est au niveau sexuel que ça coince et c'est bien dommage. Dernièrement, j'ai même rêvé que j'étais marié et que je redoutais ma nuit de noces car je ne pourrais pas fournir … J'ai donc certainement une hétérosexualité refoulée ou partielle, ou un désir de normalité, ou les deux à la fois !
Pour en revenir à Jil Caplan, voilà quelques chansons que j'aime particulièrement :

Cette fille n'est pas pour toi - Album "A peine 21"
Je t'apprends rien - en duo avec Jay Alanski - Album "La charmeuse de serpents"

Toi et moi - Album "Comme elle vient"

Des toutes petites choses - Album "Derrière la porte"
Et le clip de "Tout ce qui nous sépare", titre phare de mon album préféré "La charmeuse de serpent"
Et pour en savoir plus sur ma chérie, c'est ici !
04:36 Publié dans Homosexualité, Humeurs, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jil caplan, musique, heterosexualité, icônes gays
05 mai 2008
Dépendance et incertitudes
Dans un élan d'enthousiasme, la veille du 1er mai, j'ai voulu arrêter les Nicopass, pensant qu'il s'agissait d'une addiction plus psychologique que physique.
Bien mal m'en a pris.
J'ai souffert d'un manque de drogué pendant deux jours et demi, dévoré trois plaquettes de chocolat blanc et repris 400 grammes ! J'ai dormi au maximum pour ne pas ressentir ce manque qui me vidait de l'intérieur et me compressait le cœur !
Résultat, constat : je ne suis pas seulement accro au goût mentholé des N., mais aussi à la nicotine contenue dedans, et à la gestuelle d'avoir quelque chose dans la bouche.
Le seul moyen de s'en sortir, c'est de diminuer progressivement. Un par heure, un par heure et demie et ainsi de suite … ce n'est pas plus mal que je reprenne le boulot parce que là, je serai actionné à faire des trucs (je ne sais pas encore lesquels) et je penserai moins à sucer ma pastille. Enfin j'espère atteindre le stade d'une pastille toutes les 3 ou 4 heures.
Il est clair que chez moi, les N. ont remplacé la clope. Privé d'eux, j'ai eu envie d'aller m'acheter un paquet de cigarette. Je ne suis donc pas sorti de l'auberge. Je ne fume plus depuis presque 7 mois, mais je compense avec les substituts. Il faudra que je me trouve une activité du soir : sport, AA, lecture ou autre, pour ne pas retomber dans la consommation effrénée.
Mais je ne me presse pas, parce que pour l'instant, l'effet coupe-faim (réel ou psychologique) des N. m'arrange bien ! Ne pas vouloir trop tout faire à la fois, il y a déjà la reprise du boulot, l'hébergement dans la semaine dans un endroit que je ne connais pas (j'imagine les chambrées !) et ça va faire suffisamment de nouveaux trucs à gérer pour que je ne m'ajoute pas un problème en plus !
Je suis convoqué chez la psy du boulot le 14 mai, donc le temps que tout se fasse, je ne suis pas sûr de reprendre exactement le 16. Mais l'échéance approche, je suis à la fois flippé et excité. J'envoie le courrier de demande d'affectation dans un nouveau poste demain, en espérant que ce sera suivi d'effet. Et que le nouveau poste ne sera pas pire ! Certes, je vais mieux mais je reste difficilement concentré et j'oublie vite si je ne note pas. Il va me falloir un poste adapté. C'est donc la grande inconnue pour mon avenir professionnel et je flippe parfois. Mais je suis prêt à reprendre, parce que c'est le début d'une nouvelle étape dans la reconstruction de ma vie !
18:08 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicotine, arret du tabac, régime, blog, journal intime, humeurs
01 mai 2008
94,1 !
94,1 kgs contre 95,1 kgs lundi. C'est fou ce qu'un régime équilibré fait fondre plus rapidement que la diète protéinée !
Enfin, reconnaissons un mérite à la diète, elle a réduit la capacité de mon estomac, ou elle m'a appris à manger moins en quantité !
Manger moins, manger mieux, bouger plus. Voilà le principe simple pour maigrir !
Il pleut, je ne peux pas m'agiter dehors alors je fais quelques exercices de gym.
Ca fonctionne vraiment bien en ce moment.
De plus, je n'ai pris qu'un Nicopass depuis quatorze heures et ce sera le dernier jusqu'à samedi car il faut que la pharmacienne en re-commande. Un jour de délai pour lla livraison.
Je vais donc expérimenter l'absence de nicotine pendant quelques jours, voir si ça agit sur ma faim et mon envie de fumer . Pour l'instant, j'ai déjà eu une fois l'envie de tirer sur une clope, chose qui n'arrive pas quand je prends des N. J'espère que ces quelques jours sans vont m'aider à réduire les quantités car j'ai clairement remplacé la clope par les N., et si je n'inhale plus aucune toxine, je me shoote encore à la nicotine, drogue très dure, relxante et coupe-faim ... on va voir quelles seront mes réactions sans pastilles nicotinées pendant deux jours et demi. Si c'est gérable, je ne rachète qu'une boite de N. et je n'en consomme qu'en cas de gros manque ou de fringale. Pour l'instant, ça va .... Mais ça ne fait que quelques heures. Le manque se manifeste surtout sur la longueur, et je risque de souffrir les prochaines 48 heures.
C'est comme arrêter de fumer une seconde fois. Encore un challenge. Je peux (peut-être) marquer le 1er mai 14 heures comme le 1er jour de l'arrêt de prise de nicotine. Doute ! Cette drogue est très puissante, et ça m'étonnerait que je puisse vivre totalement sans, surtout en arrêtant de boire et en faisant un régime à côté.
Pourtant j'aimerais bien la vaincre une bonne fois pour toutes !
A suivre ...
17:36 Publié dans Journal de régime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrêter de fumer et faire un régime
29 avril 2008
Un lundi de merde !
Quand je me suis levé et que j'ai vu l'heure : 16h15, je me suis dit que merde, j'avais manqué le rendez-vous avec le psy. J'avais passé une nuit blanche et m'étais endormi en oubliant complètement que la séance de cette semaine était un lundi.
L'ambulance était passée mais ma mère les avait renvoyées en leur disant que je n'avais pas de rendez-vous cette semaine, chose qui était vraie ... pour la semaine dernière ! Mère commence a yoyoter de la touffe, je ne peux compter que sur moi, décidément.
Très contrarié, j'ai écrit un mail d'excuses à mon psy en espérant qu'il ne me fera pas payer la séance, pratique courante chez les psys ... Euh il me semble avoir lu sur une affichette dans la salle d'attente que toute séance non honorée et non annulée 48 heures auparavant était payante ... 41 euros de perdus.
Putain de sommeil qui ne me prend qu'à 8-9 heures du matin, il faut absolument que je me recadre et que je dorme la nuit, c'est le meilleur pour l'équilibre ...
Pour couronner le tout le vieux redevient incontinent, il va falloir recommencer le ballet des couches ... J'ai moins de trois semaines à tirer ici et c'est tant mieux parce que je n'ai pas envie de m'occcuper de cette larve inutile qui nous encombre ...
A ce propos, autre mauvaise nouvelle, l'hébergement ne se fera pas sur ma base à Paris mais dans le 78, une heure de transport aller ... toujours moins que les deux heures et quart que je me coltine en partant d'ici pour aller travailler ...
Bref, moi qui comptais me la couler douce les deux semaines et quelques qu'il me reste, j'ai comme le pressentiment que je ne vais pas m'amuser. Et pas de psy avant lundi prochain pour pouvoir me plaindre ...
Alors j'utilise mon blog !
04:08 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime
24 avril 2008
Hourra !
Résumé de la situation :
Lundi 07/04, arrêt de la diète protéinée : 96,7 kilos
Période de quatorze jours : reprise d'une alimentation solide avec de nombreux excès : de chocolat, gâteaux chinois, fromages …
Lundi 21/04 : 97,5 kilos (pesée certes en pleine journée, en ayant bu du café et déjeuné !)
Reprise d'une alimentation saine, viandes grillées, poissons, haricots verts et poêlées, yaourts, pommes, 3 repas par jour + 1 pomme en cas de petit creux !
Jeudi 24/04 : 3 heures du matin, à jeun, 95.3 kilos !
Donc il faut relativiser. Mais au final, positiver.
Les pesées n'ont pas été effectuées à la même heure, dans les mêmes conditions (mais toujours à poil). J'ai vérifié sur la balance d'en bas qui m'indique : 95,6 ! Donc c'est bien le poids que je pèse aujourd'hui, après quatre jours de la reprise d'une alimentation saine et équilibrée.
Ca fait 16,7 kilos de perdus depuis le début de mon régime en octobre 2007. J'ai connu des périodes de boulimie où j'ai repris du poids, puis de longues périodes de régime classique (viande-poisson-légumes-yaourts-fruits) où j'ai reperdu les excédents et même plus. Il y a eu la période de 8 semaines de diète protéinée, ou je n'ai finalement perdu "que" 8 kilos en 8 semaines …
Mais dans ce combat incessant contre l'obésité, je suis en train de gagner, car j'assume peu à peu le fait que je devrai, désormais manger légumes et poissons en priorité, ce qui n'exclut pas un petit plaisir de temps à autre, pour varier les goûts et ne pas faire d'overdose de nourriture diététique … J'intègre qu'il s'agira là de ma nouvelle alimentation, avec, une fois mon poids de forme atteint (entre 65 et 75 kilos, j'ai une ossature fine) la réintroduction raisonnée de féculents. Je précise que le matin je prends 2 à 4 tartines de pain légèrement beurré, suivi d'un yaourt ou d'un fruit.
En bref, au final, j'ai brisé la malédiction des 97 kilos (je refaisais des crises d'hyperphagie dès ce poids atteint) et me voilà bientôt en dessous des 95 !
Bref une très bonne nouvelle de très bon matin, et me voilà boosté pour continuer ma nouvelle hygiène de vie : pas d'alcool, pas de cigarette, une bouffe équilibrée, une gestion saine de mon budget, la prise régulière de mes médicaments, le suivi psychiatrique, et en bonus, la pratique régulière d'un sport, marche ou vélo, exercice régulier qui dopera mes dépenses caloriques et me rendra moins mou et moins apathique.
Si je continue (et y a pas de raison de stopper) je reprendrai le boulot dans des conditions optimum !
Après un début de soirée assez rocambolesque, où mon père est tombé dans les chiottes, a fait sous lui, totalement bourré, où je n'ai pas réussi à le relever (enfin si une fois mais il est retombé) … où on a appelé le 15 qui nous a envoyé les pompiers qui s'y sont mis à deux pour le redresser … après ce début de soirée burlesque (enfin pas si drôle que ça) vient la bonne nouvelle : je persiste dans mes combats et ça marche !
Youpi et hip hip hip …
04:18 Publié dans Journal de régime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrêter de fumer et faire un régime
18 avril 2008
Ca va mieux !
Bon ! Ça va mieux !
J'ai eu une mauvaise passe de quelques jours qui est en train de se passer, ouf.
J'ai pardonné à Maman pour son "non" malvenu (voir la note précédente), je l'aime trop pour lui en vouloir longtemps.
Ma faim qui a suivi l'arrêt des protéines est en train de se "tasser". Je vais pouvoir reprendre le régime avec sérénité, ouf !
Y a que les Nicopass que je consomme toujours sans modération, mais je réglerai le problème plus tard.
Sinon, deux problèmes se posent à moi : un cas de conscience et un problème d'argent.
Le cas de conscience concerne le grand Laurent. J'adore ce type, il m'a manqué fortement pendant ses cinq ans d'absence de ma vie, il est généreux, équilibré, il m'a épaulé pendant les moments difficiles, c'est une perle, un diamant.
Mais il est raciste.
Et ce n'est pas en train de s'arranger. Avant c'était les Noirs, maintenant c'est les Arabes et les Juifs. Il a voté Lepen au premier tour … et profère des propos qui me choquent car je suis à l'opposé de lui sur ce sujet. Je ne juge pas les gens sur leur race ou leur religion (bien que la religion énerve mon côté athée) parce qu'en autre je ne veux pas qu'on me juge sur mon homosexualité.
Bref, un pédé raciste, ça me semble un non-sens. Un pédé d'extrême droite aussi. Et croyez-moi, il y en a.
Bref, tout ça pour dire que je me demande si je vais vraiment revoir le grand Laurent. Mon cœur dit oui et ma raison dit non. J'ai très envie de le revoir, mais je crois que je lui demanderai de mettre ses convictions extrémistes en veilleuse en ma présence, par respect pour moi. Ça me fait de la peine qu'un type si généreux et humain ait des idées pareilles. Et surtout qu'il prenne un malin plaisir à avoir de propos choquants lors de nos conversations MSN. Bref, j'aviserai.
Sinon je dois 1100 euros aux impôts. Je ne m'en souvenais plus. Il est vraiment temps que je retravaille. Je vais leur proposer un échéancier à 100 euros par mois en espérant qu'ils acceptent. Les impôts, ce sont mes dernières dettes à régler, après je suis à jour de toutes mes conneries passées. Quatre ans à réparer mes erreurs. J'ai intérêt à ne pas les reproduire. Je crois que je suis devenu raisonnable, enfin. Mais il faut que je garde le cap, quand je serai tout seul avec moi-même.
En bref, la situation me semble bien moins dramatique qu'hier. Je retravaille dans moins d'un mois, je maintiens mes objectifs, y a quelques petits obstacles ça et là mais rien de grave. D'autres ont moins de chance que moi.
Il faut que je garde la foi, la foi en moi. Et tout ira bien. Il faut que j'affronte les problèmes au lieu de les fuir. C'est en ça que j'ai changé, je fuyais dans la boisson, je fais face maintenant.
03:17 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime
16 avril 2008
Y a des jours où ça va pas !
Ouh là, je suis dans une mauvaise phase, tout va mal.
Mon état général d'abord : je suis flippé, en colère, agressif (intérieurement), j'ai envie de fumer, j'ai envie de manger gras et sucré et d'ailleurs j'ai fait une foule d'entorses à mon régime.
Pourtant, il n'y a plus qu'un mois à supporter ce gros con.
Hier, il est arrivé quelque chose.
J'ai été réveillé par ma mère à huit heures du matin. Le vieux s'était cassé la gueule en allant à sa chambre. Donc évidemment, à moi de le relever au lieu de le laisser croupir dans son ivresse, ce qui lui donnerait une bonne leçon. Mais non il faut prendre soin de son petit chéri de mari dont elle veut divorcer depuis quarante ans et nous rebat les oreilles avec ça.
J'essaie de relever le vieux, en le prenant sous les bras. Une enclume.
- Laisse-moi comme ça, me touche pas !
La voix a claqué, sèche, forte, grave, pleine de violence et de haine. Je n'insiste pas.
Direction le téléphone où me mère appelle le 15. Pour une fois, elle ne me demande pas de le faire. Elle explique, on attend des ambulanciers qui vont venir le relever.
- Oh puis tu peux remonter dormir ! Je me débrouillerai seule.
Sa voix mauvaise. Je ne bouge pas.
- Oh puis je ne t'ai pas remercié pour les fleurs que tu m'as offertes hier pour mon anniversaire.
Sa voix s'est radoucie. Elle me prend les mains. Elle commence aussi à me prendre la tête aussi avec ses sautes d'humeur.
Les ambulanciers arrivent. Vont voir le vieux. Discutent avec. Elle va avec eux, moi je reste dans mon fauteuil. Je sais comment les choses vont se passer. Ils vont lui proposer de l'emmener à l'hôpital, l'autre tonnera d'une voix agressive qu'il ne veut pas aller à l'hôpital. Ils insisteront. Il refusera en devenant de plus en plus agressif.
L'un des ambulanciers revient.
- Il ne veut pas aller à l'hôpital. On va le ramener dans son fauteuil.
Je soupire et je remonte dans ma chambre. Je sais qu'il est inutile d'appeler le 15, on ne peut pas emmener quelqu'un contre son plein gré.
J'entends les ambulanciers discuter avec ma mère dehors, appeler le médecin, discuter encore avec ma mère mais je ne perçois pas ce qu'ils disent.
Je finis par m'endormir.
Au réveil, à midi, le vieux est toujours là, ses yeux de fous dans le vide, portant mécaniquement son verre de vin à sa bouche, allumant sa cloper, ne mangeant rien. Il a refusé ses médicaments. Comme d'habitude. Je le perçois du coin de l'œil, j'enregistre le spectacle dans l'indifférence. Ma mère me remet une lettre qui m'est destinée. Au dos elle a griffonné quelques mots. "Ils m'ont dit de les rappeler la prochaine fois qu'il tombe, cette fois ils l'emmèneront de force". Ouais, j'y crois très fort. On va se coltiner le vieux pendant des années, avec ses monologues où il raconte sa vie à n'importe qui, toujours les mêmes choses, ses crachats de fumeur, sa puanteur parce qu'il refuse qu'on le lave, sa bêtise monstrueuse, son agressivité, sa colère, sa déprime, son refus de tout, son désintérêt de tout, sa nouvelle manie de se branler à travers son pantalon même quand quelqu'un est là. Beau spectacle, non ?
Mais j'ai appris le pompon de l'histoire en pleine nuit quand je me suis relevé pisser et que ma mère était là. Le vieux était parti se coucher pour une fois. Il file droit quand il y a la menace de l'hôpital qui plane au dessus de lui.
- Le pire, me dit ma mère, c'est qu'ils m'ont proposé de l'emmener de force en psychiatrie. Et comme une conne j'a dit non.
Je ne me souviens plus de ma réaction : je crois que la première a été l'envie de lui flanquer une baffe. Et une autre baffe, quand elle ajoute :
- Tu n'étais pas là, alors je n'ai pas trop su quoi répondre …
Je remonte, la violence et la rage au ventre, malade, dégoûté, écœuré. Non seulement elle n'a pas été foutue d'accepter l'internement en psychiatrie du vieux con, mais en plus elle essaie de me culpabiliser. Vieille conne !
Je ne vais pas dormir de la nuit, me sentant mal de partout, l'apaisement viendra à trois heures du matin, quand la maison sera silencieuse et les parents couchés. Au petit matin, j'aurais retrouvé un peu de sérénité.
Le docteur est passé à midi; il n'a même pas prescrit de médicaments à mon géniteur puisque celui-ci ne les prend pas. "Vous avez raté le coche, a-t-il dit à ma mère qui lui racontait l'histoire d'hier. Je ne prescris rien, juste une prise de sang. Laissez-le crever. C'est ce qu'il veut."
Qu'il veuille crever ? C'est ce qu'il prétend. Je l'aiderais bien à coups de couteau dans le ventre mais je foutrais ma vie en l'air. Prison. L'horreur. Pas question de l'achever même si je rève de le dépecer, de le réduire en cendres jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Mais non, j'ai une vie à reconstruire.
Nous sommes le 16 avril, je reprends le 16 mai, et je vous avoue que je ne sais même pas si je vais revenir les week-ends chez les parents. J'ai envie de faire ce que mon frère a fait : couper les ponts avec cette famille de tarés. Dont je fais partie et dont il fait partie, ne lui en déplaise.
Moi je vais continuer à me soigner. Je suis un malade mental mais je me sens plus sain que ces deux vieux mariés qui jouent encore à je t'aime moi non plus.
Je pardonnerai à me mère parce que je l'aime. Je reviendrai sûrement le week-end parce qu'elle aura besoin que je l'aide à faire certains trucs qu'elle ne peut plus faire (l'autre ne fait plus rien). Et puis égoïstement, j'ai envie de faire de l'ordinateur, de tenir mon blog à jour et de me confier à cet ami inconnu que vous représentez pour moi.
Déjà, d'avoir écrit ces mots, ça a été une libération et un baume sur mes maux. Faisons dans le facile : les mots apaisent les maux. Il me manque un confident. Heureusement que je vais voir mon psy jeudi. Bientôt la libération, et certainement d'autres problèmes qui vont ressurgir. Mais j'assumerai. C'est un peu plus apaisé que je vous quitte. Demain la suite, parce qu'il s'est passé ces derniers jours deux autres évènements désagréables. Période pas géniale … mais ce n'est qu'une période !
21:46 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime
13 avril 2008
Mes abstinences, mes défis, mes victoires ...
Ce dimanche 13 avril 2008, à 17 heures, je fête mes six mois d'arrêt du tabac. Six mois, plus de 180 jours que je n'ai plus touché une clope. Il me semble (mais qu'en sera-t-il à long terme ?) que j'en ai fini avec cet objet oblong qui se consume, libérant des volutes toxiques pour l'organisme. Une flopée de composants chimiques qui vous pourrissent la santé jusqu'à une éventuelle mort, une agonie cancéreuse, je vous en passe et des meilleures (enfin des pires).
Mais :
Je n'en ai pas fini avec la nicotine, qui selon les sites spécialisés n'est pas nocive en soi mais est une substance addictive, une drogue dure de laquelle il est difficile de décrocher. Ma méthadone à moi ce sont les Nicopass, les N. J'en fais toujours une consommation bien trop massive, deux par heure, parfois une toutes les deux heures quand je suis moins en manque.
Manque réel ou psychologique ? Les deux je pense. J'ai substitué le N. à la clope et je me suis enfermé dans ce mode de consommation. Il va y avoir une deuxième partie à ma défume, le divorce d'avec la nicotine. Pour l'instant, je ne suis pas prêt. Trop de poids à perdre et les N. ont sur moi un effet coupe-faim indéniable. Comme la clope. Mais c'est dans mes projets. Parce que, l'air de rien, à 23 euros le paquet de 96 qui me fait au plus une semaine, au moins quelques jours, ça coute de l'argent et ça annule l'une de mes motivations premières pour arrêter la cibiche : l'économie de sous.
Donc on va s'atteler à ce dernier combat, ce souvenir persistant de la cigarette qui tient au corps : la manque, le vide quand vous n'avez pas votre dose. Et le geste (on n'aspire plus on suce) qui rythme vos heures et votre journée. Le cérémonial de la première clope-pastille du matin, eh oui … il y a du travail à faire !
On n'y arrivera.
Autre chose, le 10 de ce mois d'avril a marqué mon huitième mois d'abstinence d'alcool. Là il n'y a pas de problème. Pour l'instant. J'aurai 9 mois d'abstinence quand je reprendrai le boulot, que je serai seul et libre dans la grande ville aux mille tentations. J'ai déjà mis une stratégie en place : les lieux à éviter (fuir le monde gay de peur qu'il ne me saoule …), les lieux a fréquenter (AA, salle de sport …). J'ai moins peur qu'avant, je suis plus confiant. Il reste 4 mois, moins de 4 mois avant d'atteindre l'année de sobriété ! 4 mois cruciaux. Je vais redoubler de vigilance. J'ai quatre raisons principales de ne pas boire :
- Je n'aime pas le goût de l'alcool,
- Je suis au régime et l'alcool me fait grossir,
- Je ne veux pas replonger dans cet état d'être pathétique que je deviens lorsque je bois,
- Je ne veux pas faire marche arrière alors que je suis en pleine progression.
En cherchant bien, il y en aurait mille autres. J'en ai fini avec la nostalgie de l'apéro; je peux prendre l'apéro : un jus de tomate, un jus de carotte, ou un cocktail de fruits.
Je suis presque prêt à aller à ces soirées où tout le monde boit et fume.
Il me manque juste les amis pour aller avec.
C'est avec un entourage affectif que je gagnerai mes victoires.
Je suis prêt à m'en forger un à nouveau.
Je suis prêt à redémarrer la vie.
11:08 Publié dans Alcool, Blog, Humeurs, Journal de régime, Stop Clope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abstinence, alcool, cigarette, arrêter de boire et de fumer
11 avril 2008
Tendre passion
gayclic.com (cet excellent blog) s'est fait un spécialiste des scènes de baisers entre mecs et en début de semaine, je ne manque jamais "le bisou gay du lundi".
Je copie donc un peu (ou je rends hommage) en proposant à mes lecteurs gays (et aux sympathisants) un extrait très tendre du film "Yossi & Jagger" que je n'ai pas encore vu. Mais au vu de l'extrait ça donne envie !
04:13 Publié dans Culture gay, Film, Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture gay, homosexualité, film gay, bisou gay gay kiss
Procrastination ou paresse ?
"La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque ça ne lui procure pas de gratification immédiate."
Définitition controversée qui provient de Wikipédia mais qui me semble juste dans mon cas, car il est évident que je souffre de procrastination. Ou que je justifie ma paresse excessive en invoquant cette pathologie.
J'ai mis un an à faire refaire ma carte d'identité volée, pourtant j'en avais besoin, ne serait-ce que pour aller chercher mes recommandés à la Poste, mais ça me faisait chier de rassembler tous les papiers, de faire des photos, d'écrire à la mairie de Verdun pour avoir copie de mon acte de naissance ... puis quand je me suis décidé, c'est allé très vite, j'ai reçu l'acte de naissance, fait les photos (so fat !), pris un avis d'impôt sur le revenu pour justificatif de domicile et en avant pour la mairie ! Premier écueil : les photos n'étaient pas aux normes. J'ai foncé chez le photgraphe le lendemain (pas le jour même) faire des photos conformes et les ai déposées à la mairie. Quinze jours après, j'avais ma nouvelle carte d'identité; dans la foulée, j'ai fait faire ma carte d'électeur que je n'avais pas faite en 2006, ratant ainsi les présidentielles !!!
J'ai depuis Noël 2006 un bureau en kit à monter ! Je tergiverse et remets à chaque jour les tâches à faire pour pouvoir le monter : virer les cartons, le banc de muscu et le rameur de ma chambre pour faire de la place et m'atteler à cette tâche compliquée (surtout tout seul) d'assembler les pièces du bureau. D'un autre côté, j'ai une table qui me suffit bien et je me dis que je ferais mieux de monter ce bureau spécial ordinateur dans mon nouvel appartement.
Dernier acte de procrastination en cours : la réparation du vélo ! Il suffit pourtant de graisser la chaîne et de regonfler les roues, pas besoin de sortir de Saint-Cyr. Mais je n'ai pas envie de faire du vélo de ce temps-là alors je repousse.
Pourtant, il y a des choses que je fais dans l'immédiat, le courrier important par exemple. Parfois je déploie des trésors d'énergie pour mener à bien une tâche, mais c'est souvent sur mon ordinateur que ça se passe, sinon je remets le ménage à plus tard. Voilà dix jours que je dois nettoyer ma fenêtre et reposer les rideaux. Pas long à faire, mais ça me fait chier de le faire.
Je pense que l'inactivité à laquelle je suis soumis m'a rendu comme ça. Je me dis qu'en retravaillant je redeviendrai plus actif, car à nouveau pris dans le rythme de la vie. Avec moins de temps pour faire les choses, et donc plus d'urgence. Je le souhaite ! Car je n'aime pas être devenu aussi nonchalant. Ca touche aussi mon hygiène et le ménage. Je dois me forcer. Mais pour l'hygiène, je sais que je prendrai davantage soin de moi quand j'aurai maigri.
Alors je ne sais pas : nonchalance, paresse ou procrastination ?
Je peux pourtant agir, pour le régime, l'arrêt de la clope, l'arrêt de la boisson. Je peux mettre beaucoup d'énergie dans ce que je fais.
Mais certaines choses restent en berne. J'éspère que ça va changer parce que je ne m'aime pas comme ça. Faudra que j'en parle au psy, et que j'avise pour agir. Agir. C'est ce qu'il faut que je fasse, agir plus.
Je me dis que réaliser une tâche par jour serait une bonne solution pour me remettre dans le mouvement. Je vais tâcher de faire ça. Aujourd'hui c'est courrier et coups de téléphone. Demain ce sera nettoyer ma chambre. Par exemple. En plus, je suis sûr que ça ferait disparaître mes angoisses que de redevenir actif. A suivre. J'ai eu trois boulots différents dans le passé. En même temps. Je peux être courageux. Quand je suis motivé !
Au fait : je vous avais promis cette note pour hier !
03:44 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : procrastination
09 avril 2008
Clip : The man I love
Je vous parlais récemment d'Ivri Lider, chanteur gay emblématique israélien. Son album est très intéressant, varié, en anglais et dans sa langue natale. Une belle découverte, qu'on soit gay ou pas.
Son album n'est pas disponible sur amazon et sur la fnac donc pour l'instant ce sera du youtube et du bourricot ...
Ah non, on peut l'ecouter en intégralité sur son site : http://www.ivrilider.com/english/
Voici le clip de sa reprise de "The man i love"
05:04 Publié dans Culture gay, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gay culture, gay, chanson, ivri lider
Nouvelles fraiches et nocturnes
Carnet de bord du capitaine :
mercredi 9 avril 2008, 3 heures du matin.
Depuis lundi, j'en ai enfin fini avec cette diète protéinée !
Bilan mitigé : j'ai perdu du poids au début, de manière assez spectaculaire. Puis ca s'est ralenti, de plus en plus fortement, jusqu' à ne perdre que 100 grammes de la semaine, à la pesée de lundi.
Me revoilà dans la vraie nourriture, je fais très attention. Le corps mis en disette par la diète va sûrement stocker à mort alors je mange léger, et je verrai lundi si j'ai repris, stagné, ou perdu. Dans le cadre d'un régime, perdre c'est gagner !
Je goûte à nouveau les joies de la nourriture solide, me cantonnant pour l'instant aux steaks grillés, au cabillaud, aux poêlées de légumes et au yaourt. Nouvelle romantique : je retrouve enfin mon transit ! En bref, je suis content de retrouver la variété des gouts. La sentence : lundi. Je me conditionne pour ne pas être déçu si j'ai repris du poids. Quoiqu'il advienne, je continue mon régime, il me reste 27 kilos à perdre, et je m'attends à en avoir pour six mois à un an.
Je dois me remettre au sport, même si j'ai la flemme. Le temps ne me motive pas mais je vais incessamment regonfler et graisser mon vélo. De toute façon, je dois me rendre à Provins pour voir s'ils font des Nicopass moins cher. 23 euros le paquet de 96 dans mon village, je dois pouvoir trouver à meilleur prix. J'en consomme toujours autant mais c'est pour l'instant un souci secondaire, je ne refume pas, c'est l'essentiel ! Mais c'est râpé pour les économies, du moins, j'en fais moins que prévu.
Néanmoins, les finances vont mieux, j'ai récupéré 124 euros suite à la fin d'un prêt et la fin de l'abonnement à Orange Internet Mobile. Je peux ainsi offrir un bouquet de fleurs à ma mère pour le 14 avril, date de son anniversaire. Ça et le nouvel album de Grand corps malade qu'elle vénère. Refaire des cadeaux, c'est ce que je vais pouvoir faire en retravaillant. Quand je pense à la honte que j'ai eue à Noël de ne pas pouvoir faire de cadeaux à mes trois neveux. Plus jamais ça !
Il me semble que plus le temps avance, plus les choses vont mieux. Mon psy me remettra le certificat médical pour la reprise à 80% thérapeutiques à partir du 16 mai. En fait, je dois préciser que le 16 mai est la date officielle à laquelle je dois reprendre. Mais il faut encore une convocation chez la psy du travail qui va donner son avis, puis une réunion du comité médical qui va statuer sur mon cas, puis il faut que je reçoive l'arrêté de réintégration avant d'effectivement aller bosser. Donc le 16 a priori, mais ce sera peut-être le 30 !
Attendons en agissant. C'est une bonne période. Il faut juste que je cesse de paresser, de procrastiner … c'est le sujet de la note de demain !
03:29 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime
05 avril 2008
Je ne peux pas !
Je ne peux pas fumer de joint parce que j'ai arrêté de fumer,
Je ne peux pas prendre une cuite parce que je suis alcoolique abstinent,
Je ne peux pas me venger sur la bouffe parce que je suis au régime,
Je ne peux pas baiser parce que je suis trop gros encore,
Je ne peux pas aimer parce que je ne peux pas baiser.
Je peux peu de choses en ce moment.
Il y a des choses que je ne pourrai plus jamais faire.
Prendre une cuite.
Fumer un joint.
Manger gras et sucré.
Mais je pourrai bientôt baiser.
Et je pourrai bientôt aimer.
C'est tout ce que je veux pouvoir.
C'est pas vraiment un poème, c'est une humeur de 3h25 du matin. Je ne vais pas dormir avant 7 heures, c'est l'usage, l'habitude, mon rythme du moment.
Je n'écris pas beaucoup en ce moment parce que tout roule. Je crois que je suis en train de devenir un bipolaire stabilisé. Je pense que je pourrai bosser le 16 mai.
J'ai envie d'un petit copain. Mais je ne peux pas pour l'instant. Trop de kilos et pas assez de dents. Je suis en train de corriger ça. J'ai le temps. Je prendrai mon temps pour le choisir.
Donc ça va. J'ai regardé la saison 1 de Torchwood et je vais faire une note sur cette série purement géniale, inventive et créative, avec des héros charismatiques. Les baisers gays sont un bonus.
Tout va, être surpême, destinée, faites en sorte que ça continue. Je suis serein. Je suce toujours trop ... de Nicopass mais ça finira par se tasser. C'est le seul travers que j'ai en ce moment.
Ca et la paresse. Je crois que je suis naturellement paresseux. J'aimerais que l'argent me tombe tous les mois dessus sans travailler. En même temps, j'ai hâte de retravailler parce que c'est socialisant.
La prochaine fois, je vous parle de la procrastination, une autre de mes "tares" qui font que je suis unique. Merci d'être de plus en plus nombreux à me lire. N'oubliez pas de laisser des commentaires. Cliquez sur "commentaires" et donnez votre avis.
A bientôt.
Jean-Yves.
03:37 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poeme, humeurs
01 avril 2008
Des médicaments qui font grossir ...
Plusieurs antidépresseurs et antipsychotiques feraient grossir
27 mars 2008 – Plusieurs des médicaments prescrits aux personnes dépressives ou atteintes d’autres troubles psychiatriques causeraient un gain de poids important. C’est ce que rapporte une psychologue et chercheuse américaine, Paula J. Caplan, dans un article paru récemment dans la revue New Scientist.
Selon elle, ces médicaments pourraient être en partie responsables de l’épidémie d’obésité qui frappe les États-Unis. Environ 66 % des Américains font de l’embonpoint et près de la moitié de ceux-ci sont obèses, rappelle-t-elle.
La chercheuse de Harvard fait remarquer que les antidépresseurs (comme l’amitriptyline, la doxépine et l’imipramine), les psychorégulateurs (comme le lithium et l’acide valproïque) et les antipsychotiques (comme la clozapine, l’olanzapine et la chlorpromazine) font grossir.
Par exemple, après 10 ans de traitement au lithium, 66 % des patients auront pris 10 kg de masse corporelle, précise-t-elle. Et, après un an sous olanzapine (un antipsychotique), 30 % des sujets auront gagné de 10 kg à 30 kg.
Les mécanismes qui sont à l’origine de ce gain de poids sont encore peu connus. Dans certains cas, on estime qu’en jouant sur le système nerveux central, les médicaments causeraient des fringales. D’autres substances, comme les antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine - dont le Prozac fait partie - pourraient altérer le métabolisme des patients.
Le nombre d’ordonnances de ces médicaments ne cesse d’augmenter depuis quelques années, souligne Paula J. Caplan. Plusieurs personnes prennent plus d’une de ces substances à la fois, ajoute-t-elle. « Les médecins négligent souvent de préciser à leurs patients que ces médicaments peuvent accroître leur appétit et entraîner un gain de poids », déplore la chercheuse.
Source : www.passeportsante.net

Je confirme. J'ai pris 30 kilos en trois mois apres ma prescription de neuroleptiques et d'antidépresseurs. Je continue ce traitement aujourd'hui et perdre du poids s'avère une entreprise difficile et lente, avec des reprises de poids dues à des fringales irrépressibles. Je tiens le coup cette fois, mais il est évident que je suis condamné aux poissons, viandes grillées, légumes, yaourts et fruits. Pas d'excès. Vous me direz que c'est une alimentation saine et que j'ai tout intérêt à m'y cantonner. En moi se livre le combat du gourmand avide de chocolat et le raisonnable qui va définitivement modifier son alimentation. Et faire du sport, je crois que c'est la solution la plus sage pour ne pas demeurer en permanente restriction alimentaire. Je sors enfin de la diète protéinée qui a donné peu de resultats : 8 à 9 kilos en 7 semaines. Je reprends un régime classique ou plutôt ma nouvelle alimentation précitée qui me laisse toujours une sensation de faim. Peut-être due à l'arrêt de la cigarette. Je continue donc le combat, rassuré par cet article qui explique ma prise de poids si rapide et spectaculaire et la difficulté de perdre. Heureusement, mon psy m'a annoncé qu'on finirait par réduire les doses des médicaments. Plus de sport, nouvelle alimentation, posologie réduite, je suis en passe de retrouver forme humaine et de redevenir désirable. Eh oui, toujours envie d'être désiré et aimé. Et de retrouver l'estime de moi.
04:51 Publié dans Journal de régime, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : régime, médecine, psychiatrie
30 mars 2008
Un dimanche
96.8 kilos.
Ça baisse doucement. Mais sûrement.
Arriverai-je à mes 90 kilos pour la reprise du boulot ? Pas sûr.
Je fais l'expérience de diviser mes médicaments par deux. Je reprends la posologie à la moindre manifestation étrange. Je vise à récupérer un peu de concentration pour reprendre le travail.
Sinon, dormi trois-quatre heures cette nuit, sieste en début d'après-midi, j'attendais le beau temps annoncé pour réparer mon vélo moi-même mais il n'est pas venu.
J'ai du mal à maintenir mon Nicopass toutes les deux heures, il faut que j'insiste pour y parvenir, je suis devenu dépendant à ce produit, je ne sais pas si c'est à la nicotine ou aux pastilles elles-mêmes, je vais essayer les pastilles à la menthe sans sucre, je suis peut-être juste tombé accro du goût !
Je suis toujours accro à quelque chose que je consomme sans modération : le café, Internet ... Je ne sais pas être mesuré; pourtant je fais une diète sévère et je me restreins sans compter.
La diète, au fait, touche à sa fin. Demain et désormais, petit-déjeuner classique. La semaine prochaine, je réintroduis le déjeuner. La semaine d'après, je mange trois ou quatre fois par jour de la nourriture solide et bien sûr diététique, on ne va pas perdre ses acquis. Je pense que je consommerai moins de Nicopass à ce moment-là car je serai plus rassasié.
Cette semaine, on s'occupe du vélo. J'espère que le temps ca s'arranger. Car sortir de ma prison me fera du bien. J'ai une terrible envie de communiquer avec les autres et de voir des gens. Heureusement, mai arrive. Je redoute et j'ai envie. J'ai préparé la lettre au grand chef expliquant mes problèmes de concentration. J'ai demandé un changement de poste.La semaine qui vient, je demande le certificat médical à mon psy pour faire ma demande de réintégration à 80%. Repos le mercredi où je continuerai de voir ce psy qui me convient.
Je planifie au maximum. J'anticipe. Je ne veux pas reproduire l'erreur de 2002 où je suis retombé dans l'alcool. Mais les circonstances étaient différentes, je ne connaissais pas ma maladie et je n'avais pas le traitement complet ni le suivi psychologique.
En attendant, le dimanche s'étire en longueur et je vais passer ma nuit sur Internet. No-life pour l'instant mais ça va s'arranger. J'espère que tout va redémarrer et enfin s'arranger !
19:19 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, blog, journal intime
28 mars 2008
Ouverture de la newsletter
Je suis passé à la formule "classic" de Hautetfort et j'ai droit à un photoblog (dont je ne sais que faire) et à une newsletter qui vous préviendra des nouvelles notes publiées ou sera un billet d'humeur réservés à mes abonnés.
Ne vous privez donc pas d'y souscrire, promis je n'abuserai pas de votre adresse e-mail !
08:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog
Tout va bien !
97 kg tout rond !
Pesé à 2 heures du matin, au réveil, après m'être endormi à 21 heures (je sais, horaires bizarres) je suis rassuré de voir que la malédiction des 97 kilos est en passe d'être vaincue.
Au dernier régime, j'avais arrêté à 97 kilos, puis repris un kilo, alors que je faisais de la marche, et je m'étais découragé ! J'avais repris une alimentation grasse et sucrée qui avait eu tôt fait de me repasser au dessus de la barre des 100 kilos.
Il n'en ira pas de même cette fois. Même si je reprends un peu, je poursuis le régime jusqu'à mon premier objectif : 90 kilos. Arriverai-je à l'atteindre pour ma reprise du boulot ? J'en doute, mais je m'en rapprocherai. En tous cas, avoir réintroduit un peu de nourriture solide au milieu de ma diète protéinée ne m'a pas nui. C'est encourageant pour la suite.











