22 mars 2010
Je déménage !
Me revoilà après de longs moi d'absence et d'évènements.
Retrouvez-moi désormais sur : http://laredemption.hautetfort.com/
En espérant que vous me suivrez !
05:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 janvier 2009
Nouveau blog !
Nouvelle année, nouvelle plate-forme de blog.
Vous pourrez désormais me retrouver sur http://www.laredemption.net !
Mettez vous signets/favoris à jour, c'est maintenant par là que ça se passe !
Et un nouveau blog spécial informatique :
18:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau blog
15 janvier 2009
Déprime
Y a pas de doute, je fais une dépression. Et les médicaments n'ont l'air de rien y changer.
Je remue des idées noires, des pensées négative. J'espère que ça ne vas pas durer, parce que c'est une sensation très désagréable. Il n'y a que quand je dors que je suis bien. Et au réveil aussi, pendant dix minutes. Pourvu que ça dure pas trop longtemps. Je songe à l'hospitalisation. Écrire ne me soulage même plu. Je reçois des colis et des lettres que je n'ouvre même pas. Ma chambre est un foutoir, et je n'ai pas envie de ranger. Quel génial début d'année ...
05:03 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déprime, dépression
10 janvier 2009
Enclume et tenailles
C’est difficile à décrire, c’est une sourde douleur, vous avez une enclume sur la poitrine et le ventre noué. C’est permanent, la respiration est difficile et vous n’arrivez pas à vous acquitter des tâches quotidiennes. Il y a des soirs ou même s’allonger ne sert à rien ; il faut simplement attendre que ça se passe.
Je sens qu’elle va me durer le week-end, celle-là, tant que mon solde bancaire ne sera pas revenu au positif, tant que je n’aurai pas bien assimilé mon chapitre sur Python, tant que je n’aurai pas envoyé à deux acheteurs les pièces que j’ai oubliées de joindre à leur colis.
J’ai fermé MSN et IRC. Marre de lire des propos décourageants. Je crois que c’est pas une bonne chose que j’entretienne des conversations avec mes lecteurs. Surtout quand ils jugent sans savoir. Il faut dire que la maladie bipolaire n’est pas une chose aisée à comprendre.
Mais j’ai confiance, c’est enfoui sous la déprime, mais il se terre là, l’espoir. Obtenir un appartement, reprendre le boulot, me constituer un cercle d’amis. C’est tout ce à quoi j’aspire au final. L’amour ? Je pense parfois à ce doux rêve, mais je ne suis pas sûr d’y avoir droit. Peut-être quand je serai stabilisé, amaigri, avec la panoplie obligatoire apparte-boulot. Mais j’ai des doutes, je me dis que ce n’est pas pour moi. C’est peut-être un effet de la déprime.
Elle semble un peu s’éloigner alors que j’écris. Voilà la nuit, mon royaume. J’ai encore le cœur enserré mais l’enclume se soulève de ma poitrine. Ça va et ça vient. J’espère avoir une bonne nuit de sommeil réparatrice.
Tiens au fait, j’ai 45 ans dans 3 jours, vous m’offrez quoi ?
23:59 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : déprime, dépression
Dans l'attente d'une vie normale !
Ça ne va pas très fort.
Je suis flippé, sans doute à cause de ces problèmes d'argent qui seront pourtant résolus la semaine à venir.
J'ai sans doute trop abusé de la caféine aujourd'hui.
Demain, je fêtes mes deux mois de sobriété; je ne compte plus les jours comme avant. Ne pas boire est facile, s'empêcher de replonger subitement est plus difficile.
Je commence à élaborer mon premier site, évidemment consacré à moi, mais dans le but de faire partager mon expérience de bipolaire, fumeur et alcoolique. D'ici deux mois, je pense qu'il sera au point. J'ai déjà acheté le nom de domaine.
Acheter. Il faut que je cesse d'acheter, c'est une véritable maladie chez moi et je me mets dans des situations impossibles où je me retrouve à sec, le 10 de chaque mois. Il va falloir absolument changer ça car je vais avoir mon appartement et je vais devoir me débrouiller seul. J'ai déjà fait mon budget et il me reste peu pour mes petits plaisir personnels. Je vais devoir faire avec.
Sinon, j'ai un sommeil assez chaotique, je dors par tranche de deux heures, et au final je suis fatigué et déprimé. J'aimerais être un peu plus vieux de quelques semaines, que les médicaments agissent et que je sois fixé pour mon boulot et pour mon appartement.
Je songe à arrêter clope et café, reprendre mon régime, retrouver mes objectifs mais il me manque la pêche pour ça. Je suppose que ça va s'arranger au fil du temps.
J'ai hâte d'être à nouveau un bipolaire stabilisé, apte à travailler et à mener une vie normale.
Je veux juste mener une vie responsable et équilibrée, comme tout le monde, quoi.
20:07 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bipolaire
08 janvier 2009
Pour être en forme ... dépense bien !
Séance psy aujourd'hui.
Je lui ai parlé de ma dépression qui s'éternisait, certes amoindrie et on a évoqué ma propension aux dépenses inconsidérées. Il faut dire que je suis à découvert depuis ce matin, et ça ne m'était pas arrivé depuis des années. Il a évoqué la possibilité d'une curatelle, si je n'arrivait pas à gérer mon budget. J'ai acquiescé, mais je pense à cette éventualité comme à un dernier recours, si je n'arrive pas à m'apprendre à gérer mon budget.
Sinon, il a doublé la dose de lithium et j'ai une prise de sang à faire pour connaître le taux de lithium dans mon sang. C'est la procédure habituelle pour ce médicament.
Je suis arrêté jusqu'au 30 et après, je compte bien reprendre le boulot. J'espère qu'entre temps, ils m'auront dégotté un appartement car je ne me vois pas faire deux heures de marche dans un froid glacial.
Je suis un peu cafardeux ce soir, un peu déprimé, j'ai du mal à me concentrer sur mes cours, je pense en permanence à ces problèmes d'argent. Certes, je vais être renfloué sous peu et la majorité de mes dettes seront réglées, mais je trouve très désagréable de ne pas disposer d'argent.
Ça va toujours mieux en le disant.
Sinon je suis à l'aube de renoncer à la clope et au café à outrance, les combats reprennent de plus belle, je déprime parfois, mais je ne m'avoue pas vaincu, loin s'en faut !
21:50 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 janvier 2009
Déprimes et études !
Je suis épuisé.
Je me suis défoncé l’après-midi et la soirée sur la programmation en C (avant de passer au C++) sur le site du zero dont je vous ai déjà parlé. J’y ai également étudié un langage internet (XHTML/CSS) pour pouvoir faire bientôt un site internet de mes blanches mains. Je cherche encore le site du sujet, je vais quand même pas faire un site sur moi ! Quoique pour me promotionner dans l’optique de trouver des amis et un petit ami, ce n’est pas une si mauvaise idée.
En tous cas, je sature là, j’ai à peine le courage pour ma leçon d’anglais mais je vais m’y coller.
Ce matin, c’était la déprime qui m’a pourri quelques longues heures avant de se diluer dans l’eau douce de mon état normal qui a repris le dessus. Heureusement, je vois mon psy jeudi et je pourrai lui en parler, je suis quand même souvent déprimé sans savoir pourquoi. Certes les problèmes d’argent et de travail me minent, mais je ne suis même pas sûr que ça en soit les causes. Enfin, ils jouent un rôle important mais il y a autre chose et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
Quoiqu’il en soit, ce soir, c’est plutôt la forme et je sens que je vais me remettre à étudier, tellement j’aime apprendre. Je me suis procuré une multitude d’ouvrages et j’ai de quoi me cultiver.
Mes projets, six mois d’étude jusque fin juin et après la préparation du CNED au concours des IRA Analyste. Six mois aussi. Je serai ainsi prêt à passer le concours début janvier 2010. J’espère que je vais maintenir le cap et ne pas flancher. Normalement, les médicaments vont peu à peu m’équilibrer et je devrais retrouver un état normal.
Il me tarde d’avoir mon appartement, de reprendre le boulot et de mener ma vie tambour battant. Je voudrais que 2009 soit l’année des changements. Qu’il en soit ainsi !
22:27 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05 janvier 2009
Soupir !
C'est la déprime aujourd'hui.
Je n'ai envie de rien, pas d'étudier, pas de faire de l'internet, pas de ranger ma chambre ...
Les problèmes de sous n'arrangent rien à mon état.
Les médicaments semblent impuissants à me faire aller mieux mais peut-être faut-il du temps pour qu'ils agissent.
Que cette sensation est désagréable, moi qui est souvent plein d'entrain, je m retrouve comme une larve désœuvrée !
Enfin, je vois le psy dans 3 jours, ça va me faire du bien.
Espérons que la situation va s'arranger....
17:47 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 janvier 2009
Bonne année 2009 !
Bonne année 2009 !
Je vous souhaite à tous une excellente année 2009 malgré la crise, j'espère pour vous une excellente santé, des rentrées d'argent, de la bouffe savoureuse, des amis intentionnés et une belle histoire d'amour.
Je me souhaite la même chose aussi d'ailleurs.
Allez, aujourd'hui commence l'aventure !
Sinon je vais bien, le traitement me semble vraiment adapté et efficace. Je pense que je vais pouvoir reprendre le boulot sous peu !
14:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31 décembre 2008
L'autodidacte !
Lundi : XHTML/CSS et ANGLAIS et DACTYLO
Mardi : PYTHON et ANGLAIS et DACTYLO
Mercredi : EXCEL et ANGLAIS et DACTYLO
Jeudi : XHTML/CSS et ANGLAIS et DACTYLO
Vendredi : PYTHON et ANGLAIS et DACTYLO
Samedi : ALGORITHME et MATHS et ANGLAIS et DACTYLO
Dimanche : PYTHON et EXCEL et ANGLAIS et DACTYLO
Voilà le calendrier d’études que je me suis fixé. Le XHTML/CSS , ce sont deux langages informatiques complémentaires qui permettent d’élaborer un site WEB. Le XHTML concerne le contenu du site et le CSS fixe la forme, l’apparence.
Le PYTHON est un langage informatique récent et assez simple à assimiler. Je passerai au C++ après, quand j’en aurai fini avec le PYTHON.
Je ne sais rien des ALGORITHMES si ce n’est que je dois en établir un sous forme d’ordinogramme ( ?) dans l’épreuve la plus importante (coefficient 5) du concours de l’entrée aux IRA. J’ai donc acquis un gros ouvrage de référence pour m’y initier.
Je compte boucler le programme en six mois et après m’inscrire à la préparation D’IRA analyste du CNED. Je prendrai peut-être pour ça un congé formation.
Bref, les projets reviennent, c’est sûrement que je vais mieux. Je suis encore un peu abattu aujourd’hui mais c’est supportable. Je pense marcher vers le mieux. Que demande le peuple ?
15:42 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 décembre 2008
Changement de cap !
Je suis toujours en train d'étudier diverses matières pour me présenter aux IRA début 2010.
Mais hier, en consultant le site de la fonction publique, je suis tombé sur un concours qui m'intéresse au plus haut point : secrétaire des systèmes d'information et de communication, aux ministère des affaires étrangères. Un poste, donc, en rapport avec l'informatique et proposé par le ministère qui m'attire le plus. Car en effet, si on passe sa ou ses premières années à Paris, on peut être muté à l'étranger et gagner le double, voire le triple de son salaire.
Il y a trois épreuves écrites et trois épreuves orales, dont une facultative.
La première épreuve écrite est une note de synthèse élaborée à partir de plusieurs documents. Ca je sais faire, c'est l'épreuve commune à tous les concours de catégorie A et B.
Pour les deux autres épreuves écrites, on a le choix entre deux options.
Pour la deuxième j'ai choisi "informatique, concepteur logiciel" pour obtenir le statut de programmeur.
Pour la troisième épreuve, j'ai choisi les mathématiques.
La première épreuve orale est un entretien avec le jury : on nous sommet un thème, une question pour laquelle on doit faire un exposé d'une durée de cinq à dix minutes devant les "juges", suivi de questions qui appellent les bonnes réponses. C'est l'épreuve que je redoute le plus, je bafouille pendant l'exposé.
Pour la deuxième épreuve, j'ai choisi la conversation en anglais.
Et pour la facultative troisième, les questions d'ordre juridique.
Donc, au final, j'ai trois mois pour :
- apprendre le C++ (langage informatique assez ardu)
- me mettre à niveau en anglais
- réapprendre les maths
- m'entraîner aux épreuves orales.
C'est un challenge qui me met du baume au cœur.
Soyons clairs, ils ne prennent que 4 personnes, j'ai peu de chance, mais je la tente quand même. C'est un excellent entraînement pour me préparer au concours des IRA. Je passerai sûrement plusieurs concours durant 2009 pour acquérir l'art et la manière, le savoir faire et le faire savoir !
Sinon, les médicaments ont l'air de commencer à faire effet, la déprime s'éloigne et je suis plus stable. J'ai par contre tendance à m'éparpiller un peu, tellement j'ai envie de faire plusieurs choses à la fois. Hypomanie ? Possible !
22:39 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, études, vie professionnelle
27 décembre 2008
Mieux !
Après une nuit de déprime, le bien-être a repris le dessus et c'est apaisé que je vous écris.
Si seulement je pouvais rester dans cet état que je qualifierai de « normal », ni exalté, ni dépressif.
Je suis en pleines études : langage XHTML et UBUNTU. Je vais sûrement étudier Python d'ici ce soir. J'ai renvoyé quelques colis de mes achats compulsifs, profitant du délai de rétractation de 10 à 20 jours (bravo LDLC). Je vais donc toucher des sous et me renflouer un peu. La seule chose que je garde, c'est l'appareil photo, un Panasonic Lumix DMC-FX37 qui a fait l'unanimité sur les sites de test. Réputation non usurpée, j'ai fait de belles photos à Noël.
Je suis toujours sous Linux (Ubuntu) que je commence à préférer à Windows. J'apprends à m'en servir jour après jour et je réussis à résoudre peu à peu tous mes problèmes grâce à la doc et à la communauté UBUNTU très active.
Si vous êtes à l'aise dans l'informatique, vous pouvez essayer. Non pas toi, Thierry ;)
Bref, l'après-midi est ensoleillé, je fais ce que j'aime, je me suis débarrassé des tâches ingrates, j'aimerais être dans cet état normal en permanence; sur le long terme, le lithium va m'aider à me stabiliser.
Je constate avec plaisir que mon cerveau fonctionne toujours et j'étudie en vue des IRA Analyste pour 2010. Je pense prendre un congé formation et étudier les cours du CNED. Auparavant, j'aurai appris au moins deux langages, appréhendé l'état d'esprit du programmeur.
Sinon, j'ai hâte qu'on me propose un appartement, même si je suis bien chez les parents. Je serais resté encore un peu s'il n'y avait eu ces 12 kilomètres à pied par jour à me coltiner. J'espère qu'ils vont me proposer un appartement fissa parce que ça urge.
Voilà les dernières nouvelles; je n'ai pas dormi de la nuit et je ne suis pas fatigué. Serais-je dans un état d'hypomanie ? Une petite crise alors parce que je ne suis pas hyper exalté. C'est vrai que j'ai encore fait des dépenses : un clavier rétro éclairé, des livres pour préparer mon concours, un parfum pour Maman. Ça colle dans mon budget mais j'étais censé économiser. Je ne sais pas si j'y arriverai un jour, je vais quand même essayer. Maintenant je calcule mon budget sous EXCEL et je tâche de ne pas dépasser mon plafond de dépenses. Mais c'est dur ! Mais avec un peu d'entraînement et de volonté, je finirai par y arriver.
15:24 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : déprime, bien-être, sérénité, dépenses
26 décembre 2008
Déprime !
Je suis en pleine déprime depuis ce matin, et le pire, c’est que je ne sais pas pourquoi.
Pourtant, Noël s’est très bien passé, avec ma sœur, deux de mes neveux qui avaient amené chacun un copain. Pour l’anecdote le copain d’un de mes neveux est en fait son petit copain !
Il y a eu de la bonne bouffe, une bonne ambiance, de belles réjouissances. J’ai très peu dormi ce qui explique peut-être la lassitude que je ressens ce soir.
J’ai mangé beaucoup trop, surtout des chocolats et lundi je me remets au régime car j’ai fermement l’intention de perdre ces vingt-cinq kilos de trop. Il va falloir aussi que je cesse de fumer. Reprise de mes combats, donc, il va falloir pour ça que je retrouve la pêche. Je me sens déjà moins déprimé en écrivant, ça va toujours mieux en le disant.
Je vais me payer, j’espère, une bonne nuit de sommeil réparateur, souhaitant que je retrouve mon allant demain matin.
19:57 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 décembre 2008
Sérénité nocturne
Il y a longtemps que je n'avais pas éprouvé la sérénité de la nuit.
Il faut dire que ces derniers temps, je ne fais plus de veillée nocturne, je dors, assommé par les médicaments.
Certes, j'ai des soucis, mais j'ai bon espoir qu'ils se résorbent, qu'ils se résolvent. Je me dis que dans le pire des cas, s'ils me virent de mon boulot, je prendrai l'allocation adulte handicapé et je re-préparerai un concours informatique. Rien n'est si grave, mais je préfèrerais quand même garder mon boulot. Mais en cette heure de la nuit, ce genre d'inquiétude est reléguée au second plan. Je goûte le silence et la liberté d'être le seul éveillé dans la maisonnée. Je souffre un peu du manque de cigarette mais ça reste tout à fait gérable.
Si les médicaments continuent à faire effet, je vais peut-être reprendre le boulot plus tôt que prévu. A mon avis, la chef va me laisser aux archives et ne rien changer, en dépit de ma demande d'une nouvelle affectation. J'assume. Je pense que je supporterai ce boulot si je n'ai plus ces deux heures de marche qui m'épuisent physiquement et nerveusement. Il faut donc qu'ils m'attribuent vite un nouvel appartement à Provins.
J'envisage donc l'avenir de façon plus sereine, d'autant plus que cette médication me fait du bien, égalisant mes humeurs et diluant ma déprime. Se plonger tout entier dans le boulot peut avoir des effets bénéfiques.
Maintenant, il faudrait que je trouve le sommeil. Mais c'est le week-end et je peux me permettre de veiller tard. Je profite de cette sensation de bien-être et de paix après avoir connu le ravin sombre de la dépression.
04:03 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, humeurs, journal intime
19 décembre 2008
Inquiétudes
J'ai décidé de prendre à bras-le-corps mes problèmes de dépense.
Ainsi, j'ai renvoyé l'appareil photo et le téléphone portable que je m'étais payés.
Je vais tâcher de ne rien dépenser de superflu ce mois-ci.
C'est un vrai challenge, car j'ai des pulsions d'achat très fortes auxquelles il est difficile de résister. Mais en me surveillant bien, je dois y arriver.
Si je n'y parviens pas, je devrai songer à me faire placer sous tutelle, extrémité à laquelle je ne souhaite pas avoir recours.
Sinon, la déprime est encore là, mais étouffée par les médicaments. J'ai du mal à me bouger, j'ai tendance à ne pas ouvrir mon courrier, je dors beaucoup mais au moins je ne remue plus des idées de suicide.
Ma chef n'a pas encore répondu à ma lettre. C'est embêtant car j'ai l'impression qu'on va me laisser au même poste. J'aimerais savoir aussi ce qu'ils ont décidé à propos de la semaine pour laquelle je n'ai pas d'arrêt maladie (la fameuse semaine de beuverie planqué dans un hôtel où j'étais censé me suicider). A mon avis, ça va barder pour mon matricule. Ça n'arrange pas mon état moral, d'autant plus que je suis dans l'expectative. J'espère tout simplement que je ne vais pas être viré. Je ne pense pas qu'ils puissent prendre une telle décision sans que je passe devant une commission de discipline (ou un truc comme ça). Mais ne rien savoir est déprimant.
Je sens que je vais passer une nuit blanche, ou m'endormir très tôt au matin, tant je suis inquiet pour ces problèmes de boulot.
Écrire me fait du bien, me confier à vous, chers lecteur me soulage. Je crois que je vais recommencer sérieusement à publier une note par jour, c'est une bonne psychothérapie pour moi. Donc la suite demain, dans ce journal intime et public où j'aime tant à m'épancher.
01:09 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bipolaire, travail, absences
15 décembre 2008
Le mieux se profile à l'horizon !
Ce matin, je me sens mieux. Les médicaments semblent commencer à agir. Ou c'est l'effet placebo qui fonctionne. Pour l'instant, à part de légers tremblements et un poil de fébrilité, je ne ressens pas les effets secondaires. Si je continue à aller de mieux en mieux comme ça, je pourrai reprendre le boulot le 9 janvier. Quatre jours avant mes 45 ans.
Je suis quand même bien fatigué, alors que j'ai dormi douze heures. Hier, j'ai fait ce qu'on appelle une cuite sèche, la gueule de bois sans avoir rien bu. J'ai même vérifié en me levant s'il n'y avait pas de bouteilles dans la chambre. Curieuse et désagréable sensation d'avoir replongé. Mais Dieu merci, il n'y avait aucune chopine sans la pièce, aucun cadavre de bouteille.
En fait, je suis en transition pour aller mieux. Il faut plusieurs semaines pour que les nouveaux médicaments fassent réellement effet. Le temps me semble long, mais il faut que je sois patient, le mieux se profile à l'horizon et je vais pouvoir reprendre une vie normale.
09:54 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bipolaire, dépression
13 décembre 2008
Nouveau traitement
« Décompensation bipolaire », voilà ce qui est écrit dans la case ad hoc de mon arrêt de travail qui court jusqu'au 8 janvier, date à laquelle j'ai un nouveau rendez-vous avec mon psy. Décompensation, c'est le terme médical pour « rechute » et c'est une sacrée rechute que je fais là, oscillant entre deux humeurs extrêmes. Ainsi, ce matin, je suis plutôt déprimé.
Il avait lu le mail que je lui avais envoyé (voir quelques notes plus loin) et je lui ai fait lire ce que j'avais écrit avant de partir (voir le texte suivant) et il a su quoi me dire, comprenant la difficulté de mon travail et de la marche des deux heures par jour, déclencheurs de cette rechute. Il a noté une certaine tendance à l'autodestruction chez moi, ce que je ne saurais contester.
Me voilà donc expérimentant un nouveau traitement : nouveau neuroleptique (ZYPREXA), introduction du lithium à raison, dans un premier temps, d'un cachet le soir (THERALENE). Les antidépresseurs (le DEROXAT) ramenés à deux par jour, car en prendre quatre revenait à obtenir le résultat inverse que celui souhaité. Il va sans doute se passer des semaines avant que le traitement porte ses fruits. J'ai hâte que ça arrive, parce que cette situation est inconfortable. J'ai été mis sur la liste d'attente pour prendre le prochain rendez-vous qui se libère et de toutes façons, il s'arrangera pour que je le revois d'ici une semaine-dix jours, afin de faire le point. Une hospitalisation est possible si jamais je demeure aussi déprimé. A voir le moment venu.
J'ai encore dormi trois heures cette nuit, puis étudié mais je sentais la tristesse s'étendre en moi comme une marée noire. Là j'ai hâte que la poste ouvre afin d'envoyer mon arrêt de travail et la lettre qui l'accompagne, où je demande quelle est la démarche à faire pour demander un congé maladie, chose que j'envisage éventuellement si les choses ne s'améliorent pas. J'ai écrit à ma chef en lui expliquant mes troubles et la nécessité de changer de poste. Cette lettre est déjà dans la boîte (pour l'autre, il me manque des timbres) et partira ce matin. Je ne sais pas si j'ai bien fait, je verrai la semaine prochaine quelle sera la réaction de ma chef. Je vous tiens au courant.
Sinon, je fume mes dernières clopes, j'arrête après, surtout pour une question d'argent. J'ai tellement dépensé que j'ai tout claqué, j'espère que le nouveau traitement régulera ça aussi. Je vodrais bien être quelques semaines plus vieux, apaisé, d'humeur égale, prêt à reprendre le boulot. Pour l'instant, ce que je voudrais c'est trouver le sommeil et ne plus penser. Je suis sur mon petit nuage gris et j'attends. Du mieux. Dans un proche avenir.
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12 décembre 2008
Hypomanie !
Je suis depuis hier soir dans un état d'excitation intellectuelle extrême. Ça a commencé dans la soirée, j'ai dormi trois heures, de 19 heures à 22 heures, puis je me suis réveillé en forme, enthousiaste et j'ai décidé de m'attaquer au livre « Apprendre à programmer avec Python » qui comme son nom l'indique, permet aux débutants de se former à ce langage informatique. C'est un ouvrage extrêmement clair et didactique, j'ai passé la nuit dessus et j'ai bien progressé. Mais en fait, je n'ai pas été efficace car je passais d'une chose à l'autre, de la dactylo à l'apprentissage de l'anglais, de l'apprentissage de Python à l'apprentissage de Linux. Je m'éparpillais, et je ne sais pas pourquoi je parle au passé parce que je suis encore très épars, passant d'une activité à l'autre avec force intérêt, ayant envie de tout apprendre, de me cultiver, de préparer au mieux mon concours. Je crois que je suis dans ce qu'on appelle dans le jargon bipolaire un état d'hypomanie, qui est le pendant opposé de la dépression. Je suis bien content de voir mon psy cet après-midi parce que je ne cesse de passer d'un état à l'autre, de l'abattement à la surexcitation. Là je commence à fatiguer et il me semble que l'état d'hypomanie s'efface et j'espère qu'il ne va pas laisser place à la sombre dépression qui m'a colonisé ces dernières semaines. Le pire c'est que je me rends compte de tout ça, je m'observe en permanence, mais je n'ai aucune prise sur les événements, aucune influence sur mon état. Je trouve ça ingérable. En plus ça finit par fatiguer car les nerfs en prennent un coup.
Sur ce, je vous laisse, je vais aller me former soit à Python soit à Linux, ce qui me fera passer le temps en attendant le psy. Je souhaite presque qu'il me mette sous lithium pour égaliser mes humeurs parce que c'est invivable de passer incessamment d'un état à l'autre. En revanche, je suis toujours aussi introverti et les autres ne souffrent pas trop de mes variations d'humeur car je garde tout à l'intérieur, j'évite de me montrer trop excité ou trop abattu. La déprime est plus difficile à cacher que l'excitation (l'exultation) car on a tendance à se traîner et à faire la gueule. Mais je parviens à peu près à donner le change. Jusqu'à quand ? Je ne sais pas si les troubles bipolaires sont une maladie évolutive, mais ce que je sais c'est que je n'ai jamais été dans un tel état (ou plutôt dans une telle succession d'états). A suivre !
14:28 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Du mieux à l'horizon !
Donc on recommence le parcours de l'abstinence depuis le début, puisque j'ai rechuté du 3 au 10 novembre, après 15 mois de sobriété.
Cette rechute explique en partie ma dépression actuelle, je m'en veux beaucoup d'avoir rechuté et de ne pas avoir réussi à résister.
En fait, il y a trois raisons à ma dépression et je sais que j'en aurais fini de déprimer lorsque j'aurais solutionné ces trois problèmes.
-
la déception d'avoir rebu.
-
La déception d'avoir refumé.
-
Les problèmes rencontrés au boulot, inhérents au poste que j'occupe.
Un problème est résolu : je suis abstinent depuis un mois et j'ai réussi à faire taire mes envies de boire. Le problème de la clope est en train de se solutionner car j'arrête dès ce soir et je compte bien tenir et battre mon record de treize mois. J'arrête de manière brutale, sans patchs ni Nicopass, comme je suis un « refumeur » récent, je pense que ça ne devrait pas poser de problèmes majeurs.
Reste le boulot. Je prépare une lettre à ma chef lui expliquant mes troubles et la difficulté que j'ai à assumer ce poste. Je vais lui demander un autre poste moins fatigant. En ce sens, j'espère que mon psy va me prolonger mon arrêt maladie le temps que j'ai confirmation que je change bien de poste.
Donc, au final, tout va plutôt bien et si je suis loin d'exulter, je vais mieux. Je résume la semaine du 3 au 10 novembre à un incident de parcours, une pièce métallique qui a enrayé la parfaite machinerie que je m'étais construite. Je crois que j'ai trouvé la solution en augmentant mes doses de neuroleptiques. A ne jamais reproduire : les diminuer, même si c'est pour contenter un collègue exigeant qui veut me voir plus réactif et plus rapide. Je devrais pourtant le savoir, à chaque diminution de neuroleptiques, la crise, la rechute arrivent. Cette fois-ci c'est décidé, je n'essaie plus de décrocher du Risperdal puisqu'il est utile à mon équilibre.
A suivre, donc. Je vais mieux. Est-ce que ça va durer ? Je suis tellement soumis à des variations d'humeur que j'en doute un peu. A moins que j'ai trouvé la bonne posologie. Dans ce cas, j'ai fait de l'automédication et ça a marché !
04:28 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bipolaire, alcoolisme, cigarette, travail, dépression
10 décembre 2008
Lettre à mon psy.
Cher docteur,
Je vous écris ce mail pour « préparer » la séance de vendredi à 15h40, parce que je veux être sûr de ne rien oublier et qu’un quart d’heure sera peut-être un peu juste pour parler des maux dont je souffre.
A vrai dire, je suis la majorité du temps un état de dépression assez avancé depuis le 3 novembre. Je suis dans cet état 80% du temps, le reste étant passé à être surexcité, exultant, remuant des projets fous, ou à être normal.
Tout a commencé avant le 3 novembre, alors que je j'avais repris le travail avec succès J"ai un boulot très dur, où il faut être réactif et vif. Le collègue qui travaille en binôme avec moi ne cessait de me répéter que je devais aller plus vite. Pour le satisfaire et devenir plus efficace, j’ai allégé le traitement par neuroleptiques, passant de 2 par jour à un tous les deux jours. Certes, au bout d’un certain temps j’étais plus vif, mais toujours pas assez pour le collègue. Puis, j’ai eu une grippe qui m’a cloué au lit une semaine et je me suis senti soulagé de ne pas aller au travail, surtout que je dois faire une marche à pied de deux heures par jour, aller-retour. Epuisant en ces temps pluvieux et froids ! Mais durant cette semaine de maladie, je me suis senti de plus en plus mal, dormant beaucoup, restant allongé la plupart du temps. La nuit, je remuais des idées de suicide. Pour être plus précis, je pensais à me planter un couteau dans le ventre et seule la peur de la douleur m’en a empêché.
Le dimanche soir précédent ma reprise au boulot, je me suis senti totalement incapable d’aller travailler, me retrouver avec un mec qui me houspille et me stresse. J’ai encore remué des idées de suicide, mais j’avais toujours peur de souffrir, j’ai donc décidé à 4 heures du matin, que je n’irais pas au boulot. La solution, c’était d’aller dans un hôtel à Paris, anonymement, de prendre de l’alcool, jusqu’à me donner le courage de sauter par la fenêtre.
C’est toujours ce que je fais en cas de crise grave, c’est une fuite en avant, je le sais mais quand ça me prend, je suis totalement incapable de me raisonner.
J’ai donc fait le chemin à pied jusqu’à Provins. Néanmoins, je me demandais si je ne devais pas prendre mon courage à deux mains, et aller au travail. Mais j’étais dans un état mental déplorable et la route à pied ce matin-là a été particulièrement difficile, car il pleuvait. J’avais oublié mon gilet phosphorescent (pour être vu des voitures). J’avais particulièrement peur de me faire percuter par un véhicule, d’autant que je marchais face à eux. Il faisait noir, ma pile ne m’éclairait pas assez, je flippais. A deux ou trois reprises, je me suis allongé dans un champ pour essayer de me calmer et de reprendre mes esprits.
Quand enfin je suis arrivé à Provins, j’avais le pantalon trempé jusqu’à mi-jambe et les chaussures mouillées. Je ne me voyais pas me présenter au boulot dans cet état-là. J’ai donc pris le train pour Paris. J’étais soulagé. Je n’ai même pas pensé que j’allais foutre en l’air 15 mois de sobriété. L’idée de me saouler jusqu’à l’oubli effaçait toutes mes autres pensées.
A l’hôtel j’ai pris un nom d’emprunt, j’ai réglé en liquide, je voulais absolument qu’on ne me retrouve pas. J’ai déballé les trois bouteilles de whisky et les paquets de cigarettes (rompant ainsi treize mois passé sans fumer) que j’avais pris soin d’acheter. J’ai éteint mon portable. Et j’ai commencé à boire et fumer.
J’ai passé la semaine dans un état second, délirant, totalement ivre. Au début, disons les deux premiers jours, j’allais mangé au fast-food de la rue d’en face. Puis j’ai cessé de m’alimenter pour boire encore et encore. Je ne me lavais pas, je refusais le ménage dans ma chambre, je ne sortais que pour renouveler ma drogue. Totalement alcoolisé, je n’étais bon qu’à fumer, à regarder la télé et à délirer sur les programmes.
Puis, ça a été le schéma habituel, le désespoir a pris le pas sur le délire, et c’est dans un état pathétique que j’ai quitté l’hôtel le dimanche midi. J’avais épuisé tout mon argent, je n’avais pas réussi à me jeter par la fenêtre, il ne me restait qu’une chose à faire puisque je ne pouvais plus retourner chez mes parents : rester à la rue.
J’ai connu la rue en 1992, dans des circonstances semblables. Mais c’était en été et j’avais quinze ans de moins. Là, le temps était froid et humide, et j’ai passé une nuit particulièrement dure, grelottant, en proie à des hallucinations causées par le manque d’alcool.
Au petit matin, j’ai appelé le 15 pour demander de l’aide pour me faire désintoxiquer. Ils m’ont donné l’adresse de l’hôpital Lariboisière où je me suis rendu tant bien que mal, tremblant, en proie à des angoisses terribles et à des hallucinations grandissantes.
Dès que j’ai été pris en charge aux urgences, je me suis senti mieux. J’étais sous perfusion, on s’occupait de moi, j’avais échappé à l’emprise de l’alcool, j’étais au chaud.
J’ai passé plusieurs heures là-bas et il était question qu’ils me renvoient le soir-même. Mais ils m’ont trouvé un taux anormal de globules blancs et une infection qui nécessitait une hospitalisation.
C’est ainsi que j’ai fait un séjour à l’hôpital, du lundi au vendredi. Ils n’ont pas trouvé l’origine de l’infection mais le taux de globules blancs a fini par redevenir normal. Durant ces cinq jours, j’ai pu récupérer et retrouvé de la dignité, recommençant à me laver et à m’alimenter. J’ai appelé ma mère et me suis excusé. Elle a été bien sûr soulagée de me savoir vivant, bien qu’elle se doutait de ce qui m’était arrivé. Je suis rentré en VSL le vendredi soir. Comme mon rendez-vous avec vous n’était que le 12, j’avais pris rendez-vous avec mon généraliste pour le lundi. Je voulais me faire arrêter jusqu’au moment de vous voir, car si j’avais retrouvé dignité et allant, je ressentais aussi une profonde tristesse, un anéantissement du au fait d’avoir replongé dans l’alcool et les cigarettes. Des mois d’abstinence gâchés par une semaine de folie délirante.
J’ai obtenu mon arrêt, le médecin m’a trouvé effectivement pas en forme et déprimé. C’est allé en grandissant, j’ai même songé à me présenter aux urgences pour me faire hospitaliser. Au fur et à mesure, j’ai pris plus de médicaments. J’ai triplé les neuroleptiques (ils avaient doublé la dose à l’hôpital) et j’ai pris (je prends encore) 4 DEROXAT par jour. Au fil des jours, j’ai réussi à me maintenir à flots et à ne pas trop déprimer.
J’ai connu une poussée d’exaltation qui a duré trois jours quand j’ai décidé de me préparer au concours des Instituts Régionaux d’Administration spécialité informatique. J’ai donc décidé de m’initier à pluseurs langages informatiques, j’en ai profité pour reprendre les cours de dactylo et me perfectionner en anglais. J’ai commandé des livres en quantité (enfin 5 ou 6) et je me suis mis à étudier d’arrache-pied pendant ces trois jours.
Puis le soufflé est retombé et je suis retourné à ma morne déprime que je connais depuis plusieurs semaines maintenant. Elle est à peine éclairée de passages « normaux » comme aujourd’hui où je me sens plutôt apaisé et en accord avec moi-même. Mais la plupart du temps, j’ai tendance à rester couché, à ne pas me laver, à manger trop ou pas du tout, à trop dormir. Je me maintiens à peu près à flot en augmentant les doses de médicaments mais je ne sais pas si je fais bien. En tous cas, ça m’aide à ne pas penser à la mort.
En tous cas je constate que je dépense beaucoup et que j’ai un mal fou à me concentrer, j’aimerais retrouver un équilibre pour parvenir à retravailler et me sentir mieux. Le va-et-vient de mes humeurs est épuisant, je me sens fatigué.
J’ai longtemps eu un doute sur mes troubles bipolaires, pensant que mes problèmes étaient plus liés à l’alcool qu’à des troubles psy mais je suis convaincu aujourd’hui d’être bipolaire, étant donnée mon humeur en dents de scie, ou plutôt en montagnes russes.
Voilà où j’en suis. J’ai hâte d’être vendredi pour que nous puissions en discuter.
Je vous salue et je vous dis à vendredi.
Jean-Yves.
15:12 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bipolaire, dépression
07 décembre 2008
Des hauts et des bas, ça fait débat !
En ce moment, ça peut aller.
Enfin, à vrai dire, ce n'est pas le Nirvana, je suis le plus souvent déprimé; en fait j'alterne une majorité d'heures de dépression avec une minorité d'heure où je vais bien. J'ai du mal à me concentrer sur mes études; certains jours même, je ne fais rien, je me couche et j'attends.
Le bon sens populaire voudrait qu'on se foute des coups de pied au cul en cas de tristesse pour s'en sortir mais dans le cas d'une véritable dépression ça ne marche pas. J'ai hâte de voir mon psy vendredi pour en parler et trouver des solutions. Je pense à un changement dans la médication, je souhaite même passer au lithium car je trouve qu'il s'avère que je suis beaucoup plus bipolaire que prévu. J'ai doublé les doses de neuroleptiques et d'antidépresseurs, après qu'on mes les ait doublés à l'hôpital. Je vous parlerai plus tard de mon séjour à l'hôpital et des événements de la semaine du 3 novembre. Pour l'instant, je n'ai pas encore le courage d'avouer.
Pour l'instant, j'en suis là, à naviguer entre mélancolie et état normal, avec parfois des états d'exaltation. Je chéris toujours ce projet de passer les concours d'IRA Analyste début 2010. Mais pour ce faire, il faudra que je sois solide sur mes jambes et bien préparé. La confusion des humeurs que je ressens actuellement rend les études quasiment impossibles et il faut donc que je solutionne ça au plus vite. En plus, c'est épuisant d'être déprimé; en fait c'est surtout fatigant de passer d'un état à l'autre, sans pouvoir rien y faire. Je ne gère rien, je n'ai aucune emprise sur la maladie, elle m'échappe complètement. Je me regarde de l'extérieur, je vois comment je suis et j'aimerais changer ça. J'espère que les médicaments m'y aideront. Si jamais je passe sous lithium (je n'y crois pas, mon psy n'est pas pour), je dois m'attendre à des effets secondaires importants : prise de poids, acné, nausées … un programme réjouissant. Mais si ce médicament peut m'équilibrer, pourquoi pas. J'en discuterai vendredi, ça va me faire un bien fou de parler. Dommage qu'il ait fallu trois semaines de délai pour obtenir un rendez-vous. C'est autant de temps perdu à broyer du noir en ne voyant plus l'horizon qui se profilait. Mais à nouveau, au fur et à mesure que le rdv se rapproche, j'entrevois une lueur d'espoir. Vendredi soir, j'en saurai plus. J'aurais avancé. Bon sang que je déteste patauger dans la semoule comme en ce moment. Je n'avance pas, ça me mine. Je veux retrouver mon équilibre. Je suis sûr que ça va revenir. Y croire, c'est déjà commencer à aller mieux, non ?
17:26 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bipolaire, dépression
04 décembre 2008
Un système d'exploitation qui ne vous exploite pas !
Me revoilà sous Linux, et cette fois pour de bon, parce que la version 8.10 de Kubuntu est particulièrement aboutie. Je garde Windows Vista en dual boot, parce que j'en ai besoin pour mes logiciels de langues et de dactylo, mais je crois que je vais passer le plus clair de mon temps sous Linux. Tous les logiciels Windows ont un équivalent sous ce système d'exploitation qui a l'avantage d'être gratuit et très stable, et de plus totalement exempt de virus. Il faut dire qu'il demeure encore confidentiel : il représente moins de 1% des systèmes d'exploitation car il traîne avec lui une réputation d'OS inaccessible où il faut taper des lignes de commande pour lancer un logiciel. Il n'en est rien. Sous Kubuntu (comme pour Ubuntu dont il est une déclinaison plus esthétique à mon goût) il y a aussi des fenêtres et des menus déroulants, des effets 3D, on lance les logiciels par le biais de la touche « K » (l'équivalent de la touche Windows) et on trouve complètement son bonheur pour naviguer sur Internet (Firefox), écouter de la musique et des radios en ligne (Amarok), lire des vidéos et des DVD (VLC), faire du traitement de texte, du tableu, de la présentation et de la base de données (Open Office), de la retouche photo (The Gimp), de l'IRC (Xchat et Konversation) du MSN (aMSN), bref on peut TOUT faire et totalement gratuitement. C'est une philosophie différente de Windows où tout est payant (et piraté). Certes, beaucoup de logiciels sont moins aboutis que leurs coûteux équivalents mais quand même ... l'essentiel est là.
Il faut bien sûr réapprendre des reflexes, tout ne fonctionne pas pareil; ainsi les logiciels ne se téléchargent pas et on ne clique pas sur un .exe mais s'ajoutent par l'intermédiaire de « Adept installer » qui correspond un peu à l'ajout/suppression de programmes de Windows. On choisit ses programmes dans une liste classée par thèmes, on coche, on clique OK, et Kubuntu fait tout le reste, installe automatiquement les logiciels qui sont immédiatement prêts à l'emploi sans redémarrer. Bref, c'est à tester, si le cœur vous en dit et si comme moi vous avez une passion pour l'informatique. Pour plus de renseignements cliquez ici !
23:00 Publié dans Informatique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ubuntu, kubuntu, logiciels libres, alternative à windows
25 novembre 2008
Soif d'apprendre ...
En ce moment, je suis en arrêt maladie. Je dis ça pour me situer; rien de grave, j'ai une infection (trop ou pas assez – je ne sais jamais – de globules blancs dans le sang) et on me fait faire des examens complémentaires pour savoir d'où ça vient. Je fais aussi une dépression à cause du boulot et du trajet qui m'épuisent les nerfs. Me voilà donc en repos jusqu'au douze décembre, jour où je vois – enfin ! – mon psy qui j'espère ajustera le traitement parce que ça ne file pas bien droit dans ma tête : je passe d'un état d'exaltation au plus profond abattement. Parfois dans la même journée et parfois presque en même temps. Pas de doute, je suis bien bipolaire, et je me demande si je ne vais pas devoir prendre du lithium pour m'équilibrer l'humeur. C'est très handicapant et pas agréable du tout à vivre.
Je sors un peu la tête hors de l'eau grâce aux études. J'ai décidé en effet de passer d'ici un ou deux ans le concours des IRA (Instituts Régionaux d'Administration) spécialité informatique. Ce sont des écoles qui forment les fonctionnaires de catégorie A (les chefs !) … Si je réussis ce concours, je gagnerai plus mais surtout et ENFIN je ferai un métier qui me plaira puisqu'orienté vers l'informatique. Je dois vous dire que j'en ai déjà par-dessus la tête du boulot que j'exerce actuellement, ingrat et fatigant; je vais sûrement demander à changer d'affectation, il faut que je me fende d'une lettre à ma chef, c'est essentiel. Je trouverai bien un moyen de formuler ça élégamment.
Bref ! J'étudie donc en ce moment un langage informatique, le C++, j'apprends à concevoir un site web en apprenant le XHTML et le CSS, deux langages appropriés. J'ai commencé en découvrant un site fabuleux, le site du zéro ! C'est un site où on apprend à programmer en partant de zéro. Aucune connaissance n'est requise. C'est extrêmement bien fait, didactique, d'une clarté limpide, et j'ai déjà commencé à ébaucher mon premier site (consacré bien sur à moi, mon sujet préféré) que je mettrai en ligne d'ici deux ou trois mois. J'apprends parallèlement la dactylo avec un logiciel fabuleusement bien fait, Typing Master. Et enfin, je me remets à l'anglais pour réussir à comprendre les séries sans sous-titrage et éventuellement communiquer avec des anglophones.
Tout cela occupe bien mes journées et me maintient à flot, sinon je sombrerais dans la déprime la plus noire. Ça donne un but à ma vie, j'ai besoin d'avoir des projets et de progresser, or j'ai un peu rétrogradé début novembre, je vous raconterai ça dans un prochain billet.
Voilà les nouvelles, cher Thierry, cher Bertrand, chers lecteurs. Vous avez devant vous un Jean-Yves un peu mal en point qui essaie de domestiquer sa maladie qui lui échappe un peu mais qui essaie de trouver des portes de sortie pour voir la lumière. Le chemin s'avère un peu plus long et chaotique que prévu mais je ne perds pas tout espoir, je sais qu'un jour ma vie ressemblera à celle dont j'ai toujours rêvé, je dois simplement combattre chaque jour cet état bipolaire que je n'ai pas choisi.
22:36 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dépression, bipolaire, études, projets, revivre
19 octobre 2008
Survivre puis revivre
Vous savez quoi ? Depuis que j’ai remis un pied dans la vie normale, j’ai beaucoup moins de choses à dire, parce que ça se passe plutôt bien et que les gens heureux n’ont pas d’histoires.
Certes, tout est loin d’être rose : mon collègue me met la pression pour travailler plus vite et être plus réactif, et moi, qui suis pourtant dix fois plus alerte que début octobre, je stresse un peu. Je me paie deux heures de marche par jour, et je rentre vanné après avoir été debout au boulot toute la journée. J’ai fait une obsession de me dentition imparfaite et je stresse de l’image que je peux renvoyer aux dizaines de gens que je croise par jour.
Mais au final, tout est plutôt positif : mon collègue me réveille, me secoue, et j’ai l’impression de sortir de 5 ans d’engourdissement ou j’avais perdu toute énergie, toute estime de moi, deux choses que je regagne peu a peu en me réintégrant dans la vie. Je trouve au travail des vertus que je ne lui avais jamais trouvées jusque là et même si c’est source de stress, même si ca fait un peu chier de se lever tôt, ça vaut le coup de se sentir comme faisant partie d’un grand tout, d’être dans la vie, et je comprends mieux ces chômeurs qui dépriment de ne pas retrouver de travail.
Je commence à flotter dans mon 46, malgré une tablette de chocolat ingurgitée chaque soir, j’ai perdu deux kilos et suis retombé à 90, je comprends mieux le discours de Philou sur atoute.org qui nous parle des vertus du sport dans le forum "arrêter de fumer" (faudra que je vous retrouve le lien, son histoire est édifiante). Huit heures par jour à me bouger le cul, deux heures à marcher, je n'ai plus le temps d'angoisser ni de me regarder le nombril : je dors comme un bébé, dans la nuit de vendredi à samedi j'ai fait le tour du cadran et ce n'est qu'hier que je me suis fait une petite nuit blanche (couché à quatre heures du matin) à mater les nouveaux épisodes de mes séries préférées et à en découvrir de nouvelles. J'ai, par évidence et parce que j'en ai moins besoin, allégé le traitement à un neuroleptique tous les jours ou tous les deux jours. Je n'allège pas davantage, je reste persuadé d'être quand même atteint de troubles bipolaires et d'avoir besoin d'un minimum de neuroleptiques pour me maintenir cohérent et équilibré. Car en y réfléchissant, l'alcool seul ne peut pas m'avoir amené aussi bas, il y a autre chose. Je compte bien reprendre une psychothérapie une fois installé et comprendre le pourquoi et le comment de toutes ces années de hauts de bas passées à me détruire et à me relever, à tout perdre et à tout regagner. Je reste extrêmement vigilant car si j'en crois mon passé, c'est quand j'ai remonté la pente que je sombre à nouveau, l'histoire m'est arrivée 5-6 fois, à chaque fois ponctuée d'alcool et de solitude, allant plus loin à chaque fois dans la chute. La dernière fois, j'avais boulot et appartement quand j'ai tout sapé d'un coup en quelques jours d'alcoolisation massive, de 2003 jusqu'à ce jour de mai 2005 où j'ai abandonné un appartement dévasté et la vie qui va avec pour rentrer chez mes parents me guérir une énième fois. Toujours le même schéma, toujours la même histoire, la même courbe ascendante et descendante. Mais cette fois, j'ai fait un sort à l'alcool et mon corps et mon âme en guérissent d'autant mieux que les mois sans s'accumulent. Il parait qu'il faut deux ans pour récupérer ses pleines capacités, j'en suis à quatorze mois. Encore un peu de patience, les plaies se pansent et les cicatrices se referment mais attention à ne pas replonger, cette fois ce serait la fin, franchement je n'y survivrais pas, et ce n'est pas une figure de rhétorique. Donc, alors que le nouvel appartement et la vie qui va avec se profilent à l'horizon, je mets en place des mécanismes d'autodéfense et un plan de sauvegarde personnelle : alcooliques anonymes et psychothérapie. Tenue à jour de ce journal intime si impudique où Thierry et Bertrand et 3000 lecteurs par mois veulent bien se pencher. Je crois que cette fois-ci alors que j'aurai en main toute la panoplie de la vie normale, je ne retomberai pas, parce que j'ai construit des garde-fous et que j'ai ENFIN appris de mes erreurs, que j'ai enfin passé plus d'un an sans le poison-boisson et qu'un psy a nommé ma maladie, expliquant plus de vingt ans de ma vie. Bref, je grandis, un peu sur le tard, je répare les choses cassées et même si je tiens debout avec la seccotine des failles qu'on rebouche, je suis vivant et bien vivant. Moi l'athée, comme je l'ai déjà dit, je me surprends à penser qu'il y a un Dieu pour moi, ou peut-être est-ce tout simplement le fruit de ces cinq ans de lente reconstruction qui portent enfin leur fruit.
Bref, vendredi soir, en remontant la nationale à pied, les sentiments me sont revenus, sans doute parce que j'ai un peu allegé le traitement ou (et) que j'ai rejoint enfin le monde des vivants. Les larmes me sont venues, un peu surprises d'être là, je crois que j'ai un peu pleuré sur moi, sur ces vingt ans gâchés par l'abus d'alcool, vingt ans à ne rien construire, à ne rien épargner, à me laisser détruire, à me détruire à coup de massives doses de whisky-pastis, j'ai pleuré ces chances manquées mais je crois aussi que j'ai pleuré parce que je redevenais vivant et que les émotions m'étaient restituées, qu'enfin le soleil que je voyais était aussi, la lumière de la fin du tunnel. J'ai pleuré et je me suis senti heureux, soulagé, en phase avec la vie.
Il reste encore du chemin à parcourir, et la seconde moitié du chemin de mon existence à réussir, il reste de nouveaux amis à trouver (avoir renoué avec le grand Laurent est un bonus, une cerise sur le gâteau), il me reste à me faire pardonner des anciens amis que je peux retrouver (réparer les torts causés, c'est une des étapes du cheminement des alcooliques rétablis chez les AA), il me reste, enfin, peut-être, et je ne sais pas si j'en suis digne, et je ne sais pas, franchement, s'il n'est pas trop tard à trouver l'amour. J'écoute parfois une chanson de Julie Zenatti (je sais j'ai des goûts de chiotte) où elle dit à un moment "se peut-il que l'on m'aime, qu'on pardonne mes fautes" et c'est bien la question que je me pose. On verra bien, la vie est une aventure et elle s'écrit par épisodes, j'aurai sûrement encore beaucoup de choses à vous dire, vous que je ne connais pas et dont sans doute certains ont vécu bien pire que moi.
Au bout du compte, je ne vais pas me plaindre, même si on me dit souvent que je le fais. Je m'en sors, sans trop de bleus au corps, sans trop de blues à l'âme, tout étonné des ressources qu'on a en soi. J'ai quand même eu la chance d'avoir le cocon familial où me poser, le temps de me reconstruire, et tant que mes parents sont vivants, je ne partirai jamais bien loin. Je leur dois bien ça. J'ai eu de la chance, d'autres dans mon cas se sont retrouvés dans la rue, abandonnés de tous, ça aurait pu m'arriver. Je me considère comme un survivant d'un cataclysme alcoolique, un "revivant", et je n'ai de cesse que de m'extasier sur cette sensation de vie qui me revient. Il y a quelques mois encore, ma mère me disait que j'avais l'air d'un zombie. Je pense que cette époque est révolue, je prie pour qu'elle le soit vraiment. Je le répète, je reste sur mes gardes, je suis affuté et je connais mon pire ennemi : moi. Mais peu à peu je recommence à m'aimer, et je regagne (lentement) mon estime, bientôt je supporterai mon visage dans un miroir et j'arrêterai d'avoir envie de raconter ma vie au premier venu. Cela dit, je ne sais pas comment je ferai avec mes nouveaux amis et mon éventuel amoureux, au bout d'un moment, je crois qu'il faudra bien que je (me) raconte, comment passer éternellement plus de vingt ans de sa vie sous silence ? Je m'émerveille sans cesse d'avoir à me poser la question du futur, parce que sincèrement, il y a encore quelques semaines, avant le 1er octobre, je n'étais même pas sur d'avoir un autre avenir que celui d'un mort-vivant subissant ses neuroleptiques. Je reprends le volant, je vais soigner ma vue qui baisse, mes dents qui manquent, je vais parachever le "revivant" en chantier que je suis devenu. Il faut simplement que je ne perde pas la fois, et surtout (le plus difficile pour moi) que je reste constant. C'est le challenge du maniaco-dépressif, et c'est là qu'interviennent le sport, le psy et les AA, les relations affectueuses qui vous cadrent et vous (re)construisent un homme. Je tiens le bon bout, je crois. J'ai même retrouvé ma libido hier, elle a ressurgi comme un fantôme oublié qui reprend corps, j'étais tout étonné. Rien à dire (en fait, tant à dire) je vais vraiment mieux, et en cette fin d'après-midi de dimanche, je vous chante le chant de l'être extasié sur ses capacités retrouvées. Quel soulagement que tout ça, il y a encore beaucoup à faire, mais bon sang, c'est possible de s'en sortir, je le souhaite à tous les éclopés de la vie. Il suffit d'être patient et de combattre. Je n'en reviens toujours pas. Allez, j'arrête de m'extasier, une semaine d'activité intense m'attend. Bonne semaine à tous.
16:56 Publié dans Alcool, Humeurs, Psychiatire, Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rédemption
12 octobre 2008
La prochaine étape de ma guérison : l'argent !
Un des aspects de ma "guérison" ou plutôt de ma stabilisation en tant que bipolaire, c'est d'apprendre à gérer l'argent, à l'économiser et surtout de résister à la tentation des achats impulsifs comme ça m'est arrivé récemment avec mon matériel informatique. Il faut donc que j'apprenne à maîtriser ces dépenses inconsidérées et à mettre de l'argent de côté.
Certains bipolaires se font mettre sous tutelle mais je préfère autant que possible ne pas recourir à cette solution extrême qui me priverait de ma liberté. Samedi prochain, je vais ouvrir un livret A, et dès la paie de décembre (en attendant je dois achever de payer mon matériel informatique) je mettrai 300 euros de côté par mois. C'est tout ce que je peux mettre et si j'y arrive, ce sera parfait et en quatre ou cinq mois, j'aurai suffisamment pour pouvoir me prendre un appartement. Je vais essayer autant que possible de ne pas avoir à recourir à un prêt de ma mère, solution de facilité que j'ai mille fois utilisée et qui ne m'a pas aidé à grandir à ce niveau là.
J'ai beaucoup d'efforts à faire à ce niveau, parce que quand il me reste de l'argent en fin de mois (genre 40 euros) il faut absolument que je le dépense dans une babiole, une babiole de mec, des cd, des dvd, bref quelque chose dont je peux me passer.
Il faut absolument que j'intègre que ça va être long, que je dois épargner 1) pour l'appartement 2) pour mes dents 3) pour les meubles et l'électroménager. Pour l'appartement il ne me reste que le lit, le matelas et le sommier, une table, le bureau, la chaine stereo et le matériel informatique. Le reste est à acheter, je commencerai par les chaises et le convertible (pour recevoir et coucher le grand Laurent) puis je poursuivrai par le frigo et la gazinière, puis une table basse. Ce qui va me demander plusieurs mois, je pense que j'utiliserai abondamment le paiement en trois fois "presque" sans frais. Par ailleurs, je reconstitue le solde de ma carte 4 étoiles et de ma carte LIBRAVOU, le but étant de ne plus y toucher et de tout rembourser, récupérant ainsi 110 euros par mois.
Je vais donc essayer d'atteindre ces objectifs. En février, je récupère mon chéquier et je ne sais pas si je vais demander une autorisation de découvert ou non. C'est un peu jouer avec le feu, mais ça peut me sauver en cas de dépense imprévue. J'aviserai le moment venu. Il faut que j'intègre qu'à terme, je dois arriver à me passer des crédits et savoir attendre pour me payer quelque chose.
J'ai encore fauté récemment en prenant un abonnement portable ORANGE 3 heures avec appels illimités le soir après 20 heures, tout ça pour avoir le Nokia N95 et renouveler mon portable et aussi parce qu'il y a un relais ORANGE dans mon village. Mais c'est une folie qui va me couter 55 euros par mois : j'aurais pu m'en passer, mon seul contact étant le grand Laurent, même si c'est en prévision pour appeler ma mère quand je serai à Melun. Bref, une belle connerie de faite et deux ans d'engagement alors que mon abonnement SFR ne se termine que dans quelques mois. Je vais passer dès que possible à un abonnement moins cher, j'aurais au moins limité les dégâts !
Sinon, je vais me surveiller pour les dépenses quotidiennes, par exemple ces 3 euros par jour pour mon double café le soir en terrasse à la gare routière en attendant le bus … C'est environ 60 euros par mois que j'économiserai en m'en passant.
En résumé, je dois absolument redresser la barre et économiser. J'ai moins envie d'acheter depuis que j'ai mon matériel informatique et mon nouveau téléphone. Tous mes besoins sont comblés. Je songe à un lecteur MP3 (celui-là) mais je vais m'en passer. Je n'avais pas qu'à me faire voler le précédent. Résister à cet achat sera mon premier pas vers le mieux consommer et épargner. Voilà le prochain objectif, finir mes fins de mois sans recourir à ma mère et les finir en toute sérénité sans culpabiliser et flipper. Ce sera déjà un grand pas en avant.
12:04 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : argent, dépenses, consumérisme, panier percé
11 octobre 2008
La lumière qui aproche ...
Ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles. Et pour cause, je travaillais. Depuis le 1er octobre. La reprise s’est faite, finalement en douceur. J’ai été accueilli à bras ouverts par mon ancienne chef, ça fait plaisir. Du coup, alors qu’elle me préparait un café, la tension accumulée les derniers jours s’est peu à peu effacée. J’y étais ! Au travail !
On a discuté, elle m’a présenté des personnes des différents services avec lesquels j’allais bosser. Puis direction ma nouvelle affectation : pré-archivage (je n’ai pas encore compris pourquoi on utilise le préfixe pré puisqu’on archive vraiment) où elle m’a présenté mon collègue, c’est presque la première fois que je bosse avec un mec. On a fait le tour des lieux, la grande patronne nous a laissés, et mon collègue a commencé à m’expliquer. Et m’explique depuis dix jours maintenant, et je n’ai pas fini d’apprendre. Il y a du boulot à revendre : classer, déclasser, trier, étiqueter, apporter les dossiers aux services concernés, en reprendre d’autres à reclasser, faire des stats, détruire des documents, répondre aux réquisitions, aux demandes diverses de dossiers, bref, être organisé, réactif, un peu difficile pour moi avec les effets second aires des médicaments qui me ralentissent. Je l’ai expliqué au collègue qui l’a bien compris, mais j’ai quand même intérêt à assurer, mon avenir professionnel en dépend, même si je suis réintégré en tant que titulaire.
Pour me couvrir, j’ai fait une demande de dossier de travailleur handicapé. Je tente le coup. Après tout, je suis réellement handicapé par mon traitement et je ne peux pas donner ma pleine mesure. On verra bien ce que ça donnera. J’ai divisé mon traitement par deux et pour l’instant, tout va bien, pas de changement notable ni dans un sens ni dans l’autre. Il faut du temps pour que je ressente les changements.
En tous cas, j’ai retissé du lien social, retrouvé des anciennes collègues, discuté. De gêné que j’étais au début et voyons que personne ne se formalisait de mon manque de dents, je suis devenu plus à l’aise. J’ai juste des difficultés avec les nouvelles personnes, à me rappeler leurs visages, qui elles sont, mais je suppose que ça va venir, avec le temps. C’est une tare que j’ai, je mémorise difficilement les visages, il me faut voir une personne plusieurs fois avant de la resituer. Très chiant.
Je me suis rendu compte que je devais faire voir mes yeux, car je suis devenu très miraud ; ma vue a considérablement baissé. J’ai ma main gauche que je ne sens plus trop, ça me pose des problèmes pour taper au clavier, j’accumule les fautes de frappe, mes doigts sont gourds, ça sent peut-être l’opération du canal carpien. Plus un autre problème de santé si peu élégant à dire que je m’abstiendrai de le détailler.
Sinon, j’ai des problèmes de transport. De ma ville de résidence à ma ville de travail ça va, il y a un bus toutes les demi heures en journée. Mais du village à Provins, c’est le désert total, à part un bus scolaire le matin qui me fait rater une fois sur deux le Provins-Melun qui arrive avant neuf heures. Dans la moitié des cas j’arrive à neuf heures quinze et je suis en infraction. Quant au soir, il n’y a rien, à part le taxi, le vélo ou mes pieds. J’ai jusqu’ici pris le taxi mais ca coûte trop cher. 13 euros à chaque fois. Donc lundi ce sera à pied que j’irai du village à la ville, matin et soir. Une heure quinze de marche aller, une heure quinze de marche retour. C’est réalisable. Le vélo, c’est pas la peine, on va me le voler. Donc la suite du chemin de ma rédemption se fera à pied. J’assume, je suis prêt. Maman m’a acheté un blouson jaune fluo réfléchissant pour qu’on me voie dans la nuit, c’est quand même plus sur. J’expérimente ça cette semaine. On verra dans quel état je serai vendredi soir. Mais je me suis découvert des trésors d’énergie. Plus tard, dans un ou deux mois, ça va être l’appartement à Melun. Tournant décisif de mon existence.
En tous cas, je vais mieux, je me dépense, je me réintègre. Le moral est au beau fixe. Je dors la nuit, je vis le jour, j’ai inversé totalement la machine. En dix jours, j’ai plus progressé qu’en dix mois.
Hier, j’ai fêté mes quatorze mois d’abstinence. Lundi 13, je célébrerai ma première année sans clope. Et je reprends le régime. Tout ça aurait été impossible il y a deux ans.
Le bout du tunnel s’approche. Je vois la lumière. Moi, athée, je me surprends à prier Dieu pour que ça continue dans cette voie. Je ferai tout pour.
15:17 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, psychiatrie, alcoolisme
29 septembre 2008
Répétition
J'ai trouvé un bus qui m'emmène le matin à la gare de Provins.
Il est à 7h14, place de l'église et me dépose à 7h44 à la gare SNCF.
J'ai une minute pour prendre mon bus ou 16 minutes pour prendre le suivant.
J'arrive à 9 heures à Melun.
Je fais une répétition ce matin, pour être sur que c'est le bon endroit où on prend le bus. J'achèterai ma carte orange sur place.
Je reviendrai à pied. Ca me fait une heure, une heure et quart de marche.
C'est la meilleure solution que j'ai trouvée. Le vélo, on va me le piquer je pense si je le laisse toute une journée à la gare. Ou crever les pneus. Ou piquer une roue. Je n'ai pas confiance. Donc ce sera bus le matin et RATP le soir (Rentre Avec Tes Pieds). A moinsq que je trouve quelqu'un de mon village pour me ramener, ce qui serait l'déal.
L'urgence : trouver un appartement à Melun ou Provins. Avec une petite préférence pour Provins car la ville est plus jolie et la plupart des appartements sont avec poutres apparentes. Ce qui plaide en faveur de Melun : sa proximité de Paris (30 minutes de la gare de Lyon), sa médiathèque. Le fait d'être sur place. Mais la ville est plutôt moche. J'aviserai.
En tous cas, j'en ai pour trois mois de galère de transport. Minimum.
03:13 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 septembre 2008
On y est presque !
Les effets secondaires du Lysanxia continuent de s’estomper. Décidément, ce médicament ne me vaut rien, j’en use et en abuse en espérant qu’il dissolve mes angoisses. Au final, les angoisses persistent et je deviens à moitié cinglé. Vraisemblablement, le seul médicament dont j’ai besoin c’est le neuroleptique. M’en priver provoque de grosses crises d’angoisse et je ne sais pas si c’est un effet psychologique ou non. En revanche, un par jour semble me suffire. Je caresse toujours le rêve idéal de ne plus rien prendre. Substances zéro. S’il s’avère que je suis réellement bipolaire de type 2, les neuroleptiques c’est à vie. Après tout, ce n’est pas pire que prendre un médicament pour le cœur ou le diabète.
Je suis à la fois angoissé et impatient de reprendre. Ça va être un soulagement de m’éloigner de la maison en journée et d’échapper à cette atmosphère pesante de maladie. Avoir un boulot va m’occuper, me fatiguer, me socialiser. Que des vertus. J’espère tout simplement être apte à exécuter ce qu'on me demande. J'ai perdu tellement confiance en moi que je ne m'estime plus capable à rien. La chef de la DRH devait me rappeler pour me confirmer mon affectation. Elle n'en a rien fait. J'ai reçu entre temps l'arrêté de reprise à plein temps au ministère de la défense. Ils m'ont demandé d'en faire la demande pour que la période du 23 au 30 me soit payée. Ils m'accordent une semaine de congés payés en bonus. Je suppose qu'après il faut que je donne ma démission. J'espère simplement que ça n'a pas annulé ma réintégration en préfecture, comme toujours, j'envisage le pire et je me stresse pour rien. Je téléphonerai quand même en début de semaine pour me rassurer.
Un autre problème est le transport du village à la gare de Provins. J'ai pensé au vélo, mais je redoute qu'on me le vole ou qu'on crève les pneus durant la journée. C'est pour ça que j'envisage sérieusement de faire le trajet à pied ce qui me prendra une petite heure. Après tout, ce n'est que momentané et je compte trouver un appartement durant le premier semestre 2009. A moins que je trouve un bus qui fasse mon village-la gare routière, ce qui serait l'idéal. J'irai voir les horaires des courriers de l'Aube demain après-midi. Avec un peu de chance …
Bref, je suis encore dans l'expectative sur quelques sujets et j'ai passé quelques jours à beaucoup dormir au lieu d'agir. Dormir et manger. Drôle d'état. Mais au fur et à mesure que l'échéance se rapproche, je reprends du poil de la bête. Je me réveille. C'est comme sortir de cinq ans de léthargie pour rentrer de plain pied dans la vie. J'ai beaucoup à faire. Une fois le pied mis à l'étrier, les choses seront plus simples. J'ai seulement besoin de me remettre en route.
Je ne sais pas si je vais redormir. Je maintiendrais bien éveillé pour dormir à 22 heures ce soir et me réveiller à 6 heures. Mes nouveaux horaires de travailleur. Aller à Provins cet après-midi pour acheter ma carte orange. A pied ou en vélo. Me fatiguer pour mieux dormir. Dormir plus que trois heures d'affilée. Et me mettre dans le bain.
Ça y est, on y est presque, ça va recommencer. C'est un pas de plus et les choses risquent de s'accélérer les prochains mois. J'en prierais presque Dieu, moi qui suis athée, pour demander que ça réussisse.
05:17 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reprise du travail, resocialisation, angoisses, espérances
23 septembre 2008
Sous de meilleurs auspices ...
Un petit coucou linuxien !
Après de multiples essais, j'ai fini par réussir à installer en dual boot Kubuntu (linux) et windows vista !
Linux, c'est plus simple ce qu'on croit avec des distributions comme Ubuntu ou Mandriva même si ça reste perfectible. Mais les distributions évoluent et ca devient de plus en plus f cile à utiliser. Presque tous les logiciels windows ont leur équivalent linuxien, il n »y a que pour les jezux que ça coince. Et je n'ai vu pour l'instant aucun logiciel qui prenne en cha rge le blu ray.
Mais je reviendrai sur Linux plus tard.
J'ai une petite forme mais ça va mieux. Je me suis lavé aujourd'hui, j'ai commencé à nettoyer ma chambre, je crois avoir cerné d'où le problème vient.
Lysanxia. Abus de Lysanxia.
C'est un médicament contre les angoisses et je teends à en avoir une trop grande consommation. Alors je vais restreindre à un ou deux par jour. Comme la posologie l'indique.
Je vais apprendre à gérer mes angoisses autrement que par les médicaments, par le sport par exemple. Depuis le temps que je dois le pratiquer ce sport !
Bon demain je continue mes activités. Le bipolaire doit s'a steindre à une certaine discipline, se forcer, et je n'arriverai à rien si je n'y mets pas du mien.
L'heure de la reprise approche. J'ai huit jours pour me conditionner. Il est largement temps !
05:02 Publié dans Informatique, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mieux-etre, bipolaire, linux
22 septembre 2008
Calme relatif après la tempête dans mon esprit ...
Après mûre réflexion, j’ai décidé de laissser le texte d’hier qui montre la face la plus sombre des troubles bipolaires : les bas. Aujourd’hui je vais laisser tomber l’ordinateur, me laver, regonfler mon vélo, faire ma lettre, agir. Je ne me sens guère mieux ce matin mais au moins j’ai dormi. Je vais commencer à nettoyer ma chambre. Peut-être qu’en faisant le propre autour de moi et sur moi, ça ira mieux. Mille excuses pour ce texte décousu mais mon esprit était vraiment malade, j’aurais aimé oser téléphoner pour me faire admettre aux urgences psychiatriques. Il y a quelque chose qui déconne. C’est peut-être la solitude qui rend fou,le manque du regard des autres. Si ce n’est que cela, les choses devraient rentrer dans l’ordre avec le travail. Cinq ans de repli qsur soi, ça atteint. Je vous rendrai compte de ma journée ce soir.
Bien à vous.
Jean-Yves.
06:41 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 septembre 2008
Panique totale et solitude extrême
Sale.
Je suis sale.
Ma chambre est sale.
Je ne me suis pas lavé depuis quinze jour. J’ai la paresse. J’ai pas envie. Pas envie d’entendre ruisseler l’eau sur mon gros corps, elle crépite, elle lave l’immonde. A quoi bon laver quelque chose de moche ? Je me dissimule sous des vêtements amples et je ne dors jamais nu. Ce serait obscène.
Puis je suis pa resseux. Très paresseux. Je n’ai pas envie de faire le ménage dans ma chambre. C’est devenu trop crade, je ne sa urais paspa r quoi commencer. Je laisse les fautes. Le clavier ne m’obéit pas. Si être bipolaire c’est avoir des hauts zet des bas, là je suis ezn plein bas. Je ne fais que manger et dormir. Il n’y a que quand je dors que je suis bien. Dès le lever c’est l’angoisse et les médicaments n’y change rien. Je ne suis bon qu’à m’asseoir derrière mon ordinateur et à discuter. J’a i besoin de parler ? Ca fait tellement de temps qu’il n’y a plus personne.
Je ne comprends pa s. Je suis capable d’arrêter de boire, de fumer, de perddre 25 kilos. Et pas de rangzre ma chambre. Ce soir les rtouches ne m’obéissent pas. J’ai la main ga uche paralysée. Les médicaments me font beaucoup de mal. Je ne peux pas m’en passer, c’est pire s ans. Je souffre. Demain je va is essa yer de faire des chses. Regonflr le vélo, m’entra îner pour aller trava iller. Car je devr ais faire le trajet du village à Provins en vélo. Galère. Je suis dans la merde. Je dois a ussi renvoyerun papier à la préfecture. Je vais tâcher de trouver le sommeil. Mas il n’est pas réparateur. Je dors à peine qUElques heures plusieurs fois par jour. Je dois a llumer la chaudiere aussi. Tout me coûte. Je n’ rrive à me décider à rien faire. J’ai du mal à bougzer. Je voudra is me foutre des coups de couteaux dans le ventre si c’est le seul moyen de mourtir. Mais j’ai peur d’avoir mal. Et que ce soit long de mourir. Pourquoi on n’y arrive pas avec les médicaments ? Je ne sais pas si je suis bipolaire, c’est bien possible que si. Je suis da ns le creux de la v ague. Je n’ai envie de rien, pas de film, pas de musique, pas de parlr ou peut-etre si. Trouver un psy valable. Si ça existe. Ça me gratte pa rtout et j’ i un gros ventre. Je n’ rrive pas à frapper les bonnes touches. Vais-je être capable de retravailler ? Il me semble que je ne suis plus bon à rien. Demain j »essaie de faire destrucs. Enfermé depuis cinq ans à lutter contre l’alcool ezt la maladie, pas a idé, sezul seul seul. Comment s’en sortir. J’ai fait des progrès mais cez soir mon cerveau treinque. Les touches ne m’obéissent pas. Le café me dégoûte. Si je pouva is boire et fumer jusqu’à en crever. C’est ça que je voudrais, pa rtir sans avoir mal. Je crois qu’il est trop ta rd pour s’en sortir. Je suis devenu fou. Pourquoi on veut pas m’aider à mourir ? Je crois que c’est ces Lysanxua. Et puis ces neuroleptiqes/ J’ai comme,ncvé a arrêter à me laver dès que j’en ai pris. J’ai commencé à dzevenir crade comme ça. Puis je me suis enfermé. Et à chaque fois que j’essaie de m’en lbérr, c’est la panique totale. J’en squis psychologiqUEMENT DEPENDANT ; je suis sur qu’ils m’ont fourgué des merdes desquelles il fa udrait que je mez libère. J’aimera is retrouver ma propreté et mon allant. Le gout de faire les choses, pas l’immobilisme. Je ne sais plus où j’en suis. Je touche l’enfer. Au secours.
22:59 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : panique, bipolaire, descente aux enfers, dépression, saleté, angoisse, suicide
17 septembre 2008
Ou mène la solitude ...
Irc, c’est l’ancêtre de MSN, IRC pour Internet Relay Chat, auquel on accède par le logiciel mIRC ou XCHAT. Il y a toute une foulitude de serveurs, et sur ces serveurs (Undernet est le mien) il y a des canaux, des « channels » de discussion. Gayfrance est le mien.
On est à plusieurs sur l’écran, un canal peut comporter 3 personnes ou 300, on y discute de choses diverses, en direct.
Tout ça pour vous dire que je me suis engueulé, ou que j’ai engueulé Bertrand, le mec avec qui je discute la nuit et qui rompt ma solitude. C’est une histoire trop complexe pour rentrer dans les détails mais je trouve que c’est révélateur de l’état de solitude dans lequel je me trouve. Je m’attache à des pseudos sur un écran, des gens virtuels que je ne rencontrerai sans doute jamais.
Il est vraiment temps que je reprenne le travail et que je reparle à des vrais gens, de chair, d’os et d’âme. Ça fait cinq ans que je ne communique plus que per Internet et le pire, c’est que je ne concrétise pas dans la vraie vie. Il est temps que je me resocialise. C’est même urgent. En tous cas ce soir Betrand me manque.
02:45 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : solitude, irc, discussions virtuelles
14 septembre 2008
92,6 dur constat !
Après avoir dormi deux heures (!!!) je me suis levé pour pisser puis je me suis pesé. Le constat est lourd, 5 kilos de repris. Lourd mais pas irreversible. Dans 8 à 10 semaines, je serai descendu à 85. Il faut simplement que je me rappelle que je ne peux pas manger n'importe quoi. Trois tartines et un yaourt au petit dej', viande ou poisson + légumes + fuit ou yaourt le midi et le soir. En prenant soin de manger léger le soir. Ca va encore perturber mon sommeil (je ne dors bien que le ventre lourd) mais je devrais m'y habituer. En tous cas c'est parti pour 26 semaines. Et ce ne sera jamais fini, je devrai toujours me surveiller. A moins que je me mette à fond dans le vélo et la muscu. Mais je me méfie, je n'ai pas le tempérament sportif, à moins que ça me vienne en pratiquant.
06:50 Publié dans Journal de régime | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : régime, maigrir, perdre 20 kilos
Il est temps de reprendre le régime !
Bon c’est la reprise du régime maintenant, voilà que je commence a être serré dans mon pantalon taille 50 moi qui flottais dedans. Ces derniers temps, j’ai exagéré, mangé beaucoup de pain, de confiture, de glaces, de pâtes, plus du tout motivé par le régime. Ça me semblait au dessus de mes forces de reprendre. Mais je sens que ça revient. Demain matin je vais me peser et je me péserai chaque dimanche matin. Pas question de faillir, c’est la dernière vingtaine de kilos à perdre, la ligne est toute tracée, je suis résolu. Prochaine étape les 85 kilos pour mettre mes tailles 46. 85 ou 80, je ne sais pas. En tous cas je rentrerai dedans. Le sport va m’aider. Demain je m’attèle à mes deux vélos. Faut que je m’entraîne pour reprendre le chemin jusqu’à la gare de Provins pour le 1er octobre.
A vos marques, prêts ? Maigrissez !
03:08 Publié dans Journal de régime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 septembre 2008
Homoparentalité
Si je veux un enfant ? Non, j'aime pas les mômes et j'ai autant la fibre paternelle que mon père.
Par contre, le sujet me semble important pour les couples de filles et garçons qui désirent avoir un enfant !
Et tordez le cou à cette idée d'une stupidité effarante : ce n'est pas parce qu'il est elevé par des homos que l'enfant sera nécessairement homo. C'est vraiment une idée à la con.
Une chanson de Lynda Lemay qui pose et évoque le problème avec intelligence et sensibilité.
19:41 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homoparentalité
11 mois sans clopes !
A 17 heures précises, ça a fait 11 mois que j'ai écarasé ma dernière clope. A 15 heures précises, ca fait deux mois que j'ai lâche mes nicopass. Pas grand chose à dire, on continue sur cette bonne voie.
Maintenant que je vis sans nicotine, j'ai tendance à plus manger. Gaffe à la reprise de poids. Comme je fais tout le 13, je reprends mon régime le 13 octobre.
Pis au début où je vais travailler, je ferai 12 kilomètres par jour en vélo. Ca va m'aider à maigrir. Pour m'encourager, je me suis acheté des pantalons taille 46. Ils sont beaux, je vais être très motivé pour les mettre donc il se peut que je me remette au régime avant le 13.
Les prochaines étapes risquent de se précipiter. Je ne voudrais pas trop m'avance, mais j'ai un bon pressentiment.
Comment se fait-il que la correction d'orthographe ne marche pas dans la zone de saisie de hautetfort ? Tant pis pour les fautes.
Je vais aller manger. J'ai faim. Je ne sais pas si je vais être raisonnable, j'ai envie de m'octroyer une pause dans ce combat-là. Surtout que je n'ai pas l'air de reprendre du poids. Je me pèse lundi, on verra. Ce soir, je me fais plaisir.
18:39 Publié dans Stop Clope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arreter de fumer et faire un régime
Au turbin !
Voilà. Mission accomplie. Hier vendredi, je suis allé voir la chef de la drh de la Préfecture.
Je me suis coltiné à pied le trajet de mon village à la ville (une heure et quart) et j’étais bien soulagé d’arriver à la gare. Il faut absolument que je reprenne ca vélo, la dernière fois je pesais 114 kilos et je n’arrivais pas à grimper les côtes. Bref, me voilà arrivé à la gare en attendant le bus de 12h35. Arrivée 14h00. Je remarque trop tard, le chauffeur me prévient pourtant, qu’il s’agit d’un omnibus qui dessert tous les petits villages aux alentours. Mais ça me plait de redécouvrir le trajet, alors je m’en accomode, il faut beau, le superbe bus orange n’est pas bondé et confortable. Je suis bien.
Arrivé à Melun, j’ai peur de ne pas me souvenir de l’endroit où il faut que je descende. Mais je reconnais le lieu, je descends et c’est d’un pas tout naturel que je monte vers la préfecture. Je ne me souvenais plus qu’elle était si en retrait, bien après le conseil général. Je rentre et je guette le pré-accueil, m’attendant à voir mes collègues mais les choses ont changé en six ans, ce n’est plus le même personnel. Je contourne la queue, passe devant le service des étrangers, me dirige vers les bâtiments du fond de la préfecture, sachant que c’est là que se situe la drh. Je grimpe au deuxième étage, je delande le bureau de la chef qu’on m’indique. Je frappe à sa porte, je me présente, elle me dit qu’elle me reçoit dans quinze minutes. Elle est jeune et aimable, avenante.
Sous ses conseils je vais dans la salle d’attente, où une nana m’alpague pour me remettre des documents. Papiers urgents à remplir pour avoir la paie (et la paix), papiers pour changer de sécu, livret d’accueil. Je suis bien reçu. Dans le livret d’accueil je parcours les lignes relatives au service logement. J’ai droit à un T1 ou un T2 en tant que célibataire. Ce sera un T. La chef vient me chercher, je la suis dans son bureau, elle me dit de m’installer. L’entretien peut commencer.
Elle me demade un curriculum vitae. Je n’en ai pas pris, estimant être connu dans les lieux. Je lui fais un résumé de mon parcours professionnel. Du bac jusqu’à la Défense. Elle me demande de quelle pathologie je souffre. Je réponds franchement. Bipolaire et alcoolique. Stabilisé pour les deux. J’explique que le traitement que je prends altère trop ma concentration pour que je puisse m’accomoder d’un poste de secrétaire administratif, d’où ma décision d’être réintégré en tant qu’adjoint. Ekke acquiesce, m’informe que le poste de Provins est réservé à un SA et qu’il est donc fort peu probable que je l’ai. Elle me demande quels postes je souhaite. Elle me propose finalement un poste d’archiviste vacant à la préfecture. J’opine du chef. Ça va me permettre de reprendre en douceur. Elle me demande si je vais rester dans on village, je lui réponds que je vais demander un appartement à Provins et pourquoi pas à Melun pour ne pas avoir de transport. L’idée me séduit. Elle me demande si j’ai des questions à poser, je lui réponds que rien ne me vient pour l’instant, mais que j’en aurai surement plus ard. Elle me répond qu’elle reste à ma disposition. On discute horaires de travail. Puis on a fait le tour de la question et elle m’accompagne jusqu’à la responsable de la formation qui me met au courant des formations proposées et des diverses actions menées. Charmante fille. Je prend congé, j’ai fait le tour des différents intervenants. Je peux partir.
Un dernier coup d’oeil au pré-accueil, non ce ne sont plus les mêmes. Je retrouve la rue, soulagé, avec la satisfaction du devoir accompli. Je prends le bus direction la gare. Je m’attable à un café pour demander un double. Le cendrier sur la table de la terrasse ne me donne pas envie de fumer. En attendant e bus qui est à 16 heures pour Provins, je téléphone aux deux taxis provinois pour leur demander s’ils peuvent venir me chercher à la gare à 17h10. Aucun n’est libre, comme d’habitude. Mon voyage de retour est un peu gâché par le fait de savoir qu’il va falloir que je me retape Provins-mon village à pied. Je m’y colle pourtant et rentre à la maison fourbu. 1 heure et demie de marche. Je me jette sur le café et dévore la pizza que ma mère à préparée. Je les mets au courant des dernières nouvelles. Je suis un peu énervé par la marche. Je mange, discute un peu, puis vais me coucher. Je m’endors à 20 heures pour me réveiller à 23. Et me voilà à 2h38 en train de vous narrer ma journée.
Je dois dire que ça s’annonce plutôt bien. La chef me contactera une semaine avant mon arrivée pour me confirmer ou m’infirmer mon affectation. J’ai des papiers à remplir. La machine est lancée. Dans dix-huit jours, je reprends la vie active. Hourra !
02:43 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entretien, souvenirs, reprise de contact
11 septembre 2008
Un rendez-vous !
Demain vendredi 12, à 14 heures 30, je vois la chef dde la DRH de Melun pour en entretien précédent ma reprise à mon ancien poste.
Je suis un peu sur les nerfs, je ne sais pas ce qu'elle me veut, ce qu'elle attend de moi, toujours est-il qu'il y a une possibilité de poste 0 Provins. Une possibilité. Ce serait trop beau. J'y vais le coeur battant, impatient et angoissé. Elle ne vas pas me manger, mais j'ai l'impression de passer un test d'embauche. Qui vivra verra. Je vous tiens au courant.
22:54 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boulot, rancard, interview, entretien
10 septembre 2008
13 mois sans boire
Voilà, on en est au treizième mois sans boire. J’ai fait du chemin. Mais je crois que je ne serai rassuré que quand j’alignerai deux ans sans alcool.
Quand je vais en ville faire les courses, comme j’ai un battement de trois heures avant que le bus ne me reprenne, je vais souvent au café. Je prends un coca light ou un café, je ne songe en aucune manière à l’alcool. Ça devrait me rassurer, mais je reste inquiet. Parfois les rechutes sont si abruptes et si violentes, que je ne me sens pas complètement à l’abri. Pourtant, je devrais être rassuré, je ne pense plus en terme d’alcool et je n’ai pas envie de gâcher cette année et ce mois de victoire.
Alors je vais continuer, jour après jour, semaine après semaine, moi après moi. Il faut que je ne relâche jamais ma vigilance. Je ne suis pas encore allé à une soirée où on boit. Il faudra bien un jour que je m’y frotte. Je me ruerai sur les jus de fruits, je mangerai quelque chose avant de partir. Enfin, avant d’aller à une soirée, il faut que je me refasse des amis. Je les ai perdus au temps des errances alcooliques. Y a ça à reconstruire aussi. On perd tant avec l’alcool. On se demande pourquoi on replonge parfois. Je crois que j’ai de la détermination à revendre. Jamais plus je ne perdrai tout à cause de l’alcool. C’est une question de survie. Et de vie.
02:23 Publié dans Alcool | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alcoolisme, dépendance, guérison, sobriété
08 septembre 2008
Bas et hauts
Hier soir, je me suis réfugié dans la nourriture et je me suis payé une mini-crise d’hyperphagie. Ce n’est pas vraiment de l’hyperphagie à vrai dire parce que je n’ai pas culpabilisé après, étant donné que j’allais un peu mieux. La bouffe est consolante. Le manque affectif fait manger. Il reste à rattraper aujourd’hui mes excès de la veille.
Du coup j’ai dormi la nuit sous trois couvertures parce que je crevais de froid. Je me suis réveillé ce matin à 7h30 en bonne forme pendant dix minutes. Puis à nouveau la déprime. J’ai fini par prendre 4 deroxat et ça a l’air de marcher parce que je me sens mieux. Il faut dire que j’ai fait des papiers, rangé un peu, réalisé des choses. J’ai tendance à rester inactif et je me demande si ce n’est pas ça qui me mine. J’ai encore failli dépenser mais je me suis retenu.
Cet après-midi, on va sûrement faire les courses et changer d’univers quelques heures va me faire du bien. Toujours pas d’arrêté du ministère de l’Intérieur au courrier, ça me rassurerait pourtant de savoir que je suis réintégré en préfecture. Si je n’ai pas de nouvelle en fin de semaine, j’appelle.
Quelques coups de fil a passer cet après-midi, prise de rdv avec l’ophtalmo, le psy, les ambulances. Je souffre de plusieurs maux que j’ai intérêt à soigner au plus vite. A partir de la quarantaine, la machine se grippe un peu, se détraque et il y a des trucs que je laisse traîner depuis deux ans, toujours à cause de ce problème de distance entre mon village et la ville. Je vais devoir reprendre le vélo. C’est dingue comme parfois le moindre effort me semble insurmontable alors que je suis capable de déployer des trésors d’énergie pour d’autres trucs. Bizarre le mec. Inconstant. Inégal.
Le pire, c’est que les choses ne s’arrangent pas en vieillissant, mais je me dis qu’en reprenant le rythme du boulot, je réaliserai d’autres trucs dans la foulée. Toute est une question de rythme. Je regrette qu’ils ne m’aient pas réintégré avant dans mon ancien poste, j’aurais du demander quand je me suis rendu compte que je n’étais pas apte à assumer les postes de la Défense. Toujours un train de retard. Pas assez réactif. C’est très mauvais d’être arrêté si longtemps car on devient une larve. Enfin, je vais remettre la machine en route, les premières semaines vont sûrement être crevante mais ça me fera du bien.
J’espère que les prochains jours seront un peu plus roses, parce que pour l’instant, je ne suis pas vraiment au top. Mais l’échéance du boulot approche. 23 jours. Je ferais aussi bien de profiter de glander pendant que j’en ai encore l’occasion. 5 ans d’arrêt. Dont deux ans utiles, les deux dernières années. Des progrès certains. Je suis dix fois mieux qu’en 2003. Je ferais bien de m’en souvenir, de voir le côté positif des choses. Surtout que l’évolution va continuer. Je suis sur une pente ascendante. De l’optimisme que diable, c’est quoi ce coup de calcaire ?
12:11 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déprime, lenteur, paresse, mieux, médicaments
Marre, marre, marre !
En général je me sens bien, parce que j’évolue et que je regrimpe la pente lentement mais sûrement.
Mais ce soir ça va pas fort, je trouve que tout est trop lent, je me sens seul, sans ami, sans amour, sans personne à qui parler. Tout m’énerve. Ces médicaments qui ne me font pas me sentir mieux, regorgeant d’effets secondaires. Les incessantes privations pour revenir à une vie normale. Le temps qui s’écoule trop lentement. Le sommeil salvateur qui ne vient pas. L’immense solitude et ma difficulté à aller vers les autres. En plus on dirait qu’il n’y a pas un seul homo à Provins et que je vais être condamné à une solitude perpétuelle. J’en ai marre, il ne passe que des bonnes femmes à la maison, jamais un mec, jamais quelqu’un de mon âge et je suis coincé dans ce gourbi de maladie avec deux vieux à moitié séniles. Je sais bien que je leur dois beaucoup mais il faut que je vois autre chose, je vais devenir cinglé sinon. Il faut que je sorte en ville. Que je regagne ma vie pour avoir des loisirs. Que je déménage pour ne plus entendre mon père cracher et ne pas se coucher de la nuit. Je veux être libre, autonome et je voudrais bien avoir un mec. J’en ai par-dessus la tête d’avoir vingt kilos à perdre et vingt dents à refaire pour être présentable. Ça va prendre des mois pour ça, des mois pour l’appartement et je vieillis pendant ce temps là. J’ai foiré ma vie, ça ne devait pas se passer comme ça. Et que des hétéros partout. On est moins de 5% je le sens, ou alors je ne tombe jamais sur un homo. Je crois que je vais commencer à rencontrer maintenant avant de devenir fou de repli sur moi-même. Je voudrais déjà être en octobre, retravailler, parler à des gens. Faut que je prenne mon vélo et que je m’évade de cette maison. Que je vois d’autres horizons, au lieu de rester planté sur Internet qui me fait sentir encore plus seul que seul. Bref, j’en ai par-dessus la tête ce soir et je mettrais bien fin à ma vie. Mais même ça, je n’en ai pas le courage. Peur d’avoir mal. Peur de l’après. Instinct de conservation. Condamné à vivre. Mais 13 ans de solitude, comment j’ai pu supporter ça ? 13 ans sans un câlin, sans quelqu’un qui m’étreigne. C’est aberrant. Je veux revivre. Et vite.
00:09 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marre, solitude, isolement, sans amis
07 septembre 2008
Renverser la tendance !
L'arrêt de la cigarette laisse en moi un vide, je n'ai plus mes clopes ou mes Nicopass pour rythmer ma journée. Ce vide, je l'ai compensé récemment par une frénésie d'achat et une consommation compulsive de pain confiture.
Il est temps de stopper les conneries.
Octobre, je règle mes dettes, novembre, j'ouvre un livret A, décembre je commence à épargner 400 euros par mois. Début octobre, et peut-être dès maintenant, je reprends mon alimentation scène, sinon je vais reprendre des kilos et perdre mon acquis. J'ai oublié que j'avais décidé de changer mon alimentation et que la confiture n'y avait pas de place. Des fruits plutôt. Pas tout ce sucre.
A chaque année ses changements, je pense que 2009 va être l'année de la réfection des dents et de la prise de l'appartement.
Ma mère vient de me faire part de son intention de quitter la maison, je pense que je ferai passer l'appartement avant les dents car je ne tiens pas à me retrouver à la rue. Bon, je connais ma mère, voilà des années qu'elle parle de partir et finalement rien n'est fait. Mais je vais prendre mes dispositions, je me sentirais dix fois mieux, dix fois plus en sécurité dans mon chez moi.
Tout ça pour dire que j'ai encore des choses à changer en moi. C'est surtout mon tempérament dépensier. Je compense en dépensant les privations et la manque d'amour, je pense. Je vais devoir néanmoins me restreindre. Encore quelques mois d'efforts. C'est pas évident de se changer. J'espère ne pas arriver à l'extrémité de me faire mettre sous tutalle.
14:45 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, vide à combler, compensation
01 septembre 2008
Dépenses inconsidérées !

Pas de doute, je dois être bipolaire.
Je dis ça car j’ai fait des dépenses inconsidérées ces deux derniers jours. Ça a commencé avec l’achat d’un ordinateur à (seulement) 399 euros réglable en trois fois. Jusqu’ici pas de malaise, je peux assurer. Mais le jour suivant, j’ai commandé un écran 24 pouces à 350 euros. Toujours payable en trois fois. Là encore, je peux m’en sortir. Mais le pompon du pompon, c’est mon dernier achat de 326,45 euros (enceintes FX 6021 dont je rêve depuis deux ans, carte son, et graveur DVD lecteur HD DVD BLU RAY) le tout payable en trois fois, mais là ça va coincer le mois prochain. Le mois d’après, je récupère ma paie normale et tout rentre dans l’ordre. Mais je risque d’avoir un mois d’octobre un peu flippant. Je vais devoir demander des délais de paiement et tutti quanti. Quel con ! Y a des moments de ma vie où je dépense inconsidérément comme ça, sans penser au lendemain.
Je vais raconter à ma mère que j’ai gagné à un concours pour éviter de me faire engueuler. C’est tout ce que j’ai trouvé.
Je m’interroge sur moi-même. Dois-je me faire mettre sous tutelle et ne plus avoir droit de regard sur l’argent que je gagne ? Cette perspective ne m’enchante guère. Où dois-je me forcer, me mettre des barrières, apprendre à ne pas trop dépenser et même … à épargner. Est-ce que je peux changer aussi cette chose en moi. J’ai réussi ce mois-ci à ne pas commander sur ma carte quatre étoiles, désireux de reconstituer mon capital. C’est un progrès. Contrebalancé par trois conneries, enfin deux, parce que l’ordinateur j’en avais besoin, mon portable était prêt à me lâcher. Je me flagelle intérieurement et je maudis ces sites (à part LDLC) qui ne permettent pas d’annuler la commande à temps. Une fois que la connerie est faite, elle est faite. Enfin, je vais avoir du beau matos pour m’éclater sur mon ordi … ça console … pis je vais m’en sortir ! Mais je vais tâcher de ne plus recommencer. Prochaine étape, en novembre, donner 400 euros mensuels à ma mère pour l’hébergement et la bouffe, et épargner 400 euros pour les dents et l’appartement. Reconstituer le capital de ma carte 4 étoiles et de mon crédit LIBRAVOU … bref, être raisonnable … je vais bien finir par y arriver, j’ai bien gagné mes autres combats !
23:15 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dépenses, achats copulsifs, bipolaire
27 août 2008
Finalement, allons-y en douceur !
Bon !
J’ai fait une erreur en arrêtant brusquement ces médicaments et je suis revenu sur mes pas. Trop de stress, trop d’angoisse, privé que j’étais de mes substances favorites.
Je peux les arrêter, certes, mais en y allant DOUCEMENT, je vais donc pendant quelques temps prendre ma dose habituelle, puis la diviser par deux. Voir où ça me mène. Je sais par expérience que ca fonctionne bien avec un médoc de chaque sorte (Rispéridone – Lysanxia – Paroxétine) par jour au lieu de deux mais je ne sais pas si je pourrai descendre au dessous.
Retravaillons d’abord et avisons ensuite. La préfecture m’a appelé et ouf, ils ont émis un avis favorable à ma demande de réintégration qui se ferait le 1er octobre. Ils m’enverront l’arrêté du ministère de l’Intérieur dès que possible. Je suis content.
Je viens de vivre deux drôles de jours de transition, avec les médicaments ; à partir du moment où je les ai repris, j’ai beaucoup mangé et dormi et ça a été deux jours un peu en marge de ma vie.
Je m’interroge toujours sur le diagnostic de mes troubles bipolaires : toujours est-il que les médicaments ont l’effet de maintenir mon équilibre mental. Même si je restais cohérent et logique sans en prendre, l’état de nerfs dans lequel je me suis retrouvé était pas terrible ! Ne pas tenter ce genre d’expérience si brusquement. La leçon a porté ses fruits. Je suis content d’avoir retrouvé ma sérénité.
19:20 Publié dans Humeurs, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : medicaments, desintoxication, troubles bipolaires
23 août 2008
Expérimentation d'une vie sans médicaments ...
3ème jour sans neuroleptique.
Ça se passe bien mais je me rends compte comment je me suis rendu totalement dépendant de ces médicaments, estimant que c’était eux qui donnait une cohésion à mon esprit malade. 3 jours, c’est un peu court pour juger si je suis en train d’essayer de me passer de quelque chose qui m’est réellement indispensable.
Je suis intimement persuadé que je peux vivre sans neuroleptique, que le diagnostic du trouble bipolaire n’est pas le bon. Ce qui m’a rendu malade, c’est l’alcool, cette absorption massive d’alcool qui a détruit ma vie et m’a amené presque jusque au point de non retour.
Depuis que j’ai fêté ma première année sans boisson, j’ai pris pleinement conscience des rabages et de la force de cette addiction qui a commencé en 1988, quand je me suis mis à boire tout seul dans mon appartement et à faire des choses délirantes. Je prends la pleine mesure des vingt années perdues à cause de cette substance. Je suis passé à côté de l’essentiel, j’ai tout saboté, tout raté, et ça a été un long cheminement jusqu’au grand n’importe quoi de 2005 ou j’ai perdu jusqu’à mon appartement.
Pour le trouble bipolaire, je ne sais pas si j’en suis atteint ou non. Je pense que non, parce qu’en y réfléchissant bien, je n’ai jamais connu des périodes d’exaltation, d’idées de grandeurs ou de trucs comme ça. Les seuls moments où j’étais super excité, c’est quand j’avais trop bu et que je saoulais les autres de paroles, focalisé sur moi, voulant avoir la vedette.
Au bout d’un an (bientôt treize mois) sans alcool, j’ai retrouvé une sorte d’équilibre et de sérénité et j’ai l’impression que je ne ressens des neuroleptiques que les mauvais effets secondaires : la libido à zéro, la paresse, l’envie de rien, l’oubli des sentiments. Hier, éprouver des sentiments, j’ai pu le faire à nouveau et j’ai ressenti entre autres l’immense solitude dans laquelle j’étais. Les larmes me sont venues, j’avoue avoir pleuré sur moi et tout ca gâchis. Combien de temps pour réparer vingt ans de grand n’importe quoi ? J’ai l’impression de franchir une étape supplémentaire en m’affranchissant des médicaments et de leur asservissement psychologique. On devient accro à son antidépresseur comme à une drogue. On ne peut plus vivre sans. Personnellement, voilà un mois et un peu plus que je vis sans Deroxat et je ne suis pas plus déprimé. J’ai l’impression que tout ces trucs ont fini par ne plus rien me faire. L’avenir me dira si je me trompe. L’alcoolique rétabli, comme disent les alcooliques anonymes, vise à s’affranchir de toute substance qui rend dépendant. C’est ce que je cherche à faire. Ai-je raison ou bien tort ? Les médicaments m’ont bien aidé mais je pense que d’autres choses m’aideront bien plus maintenant : retravailler, avoir une vie saine et régulière, échanger à nouveau avec les autres … Et ne rien oublier des erreurs passées pour ne jamais les reproduire.
Je me sens, il faut bien le dire, comme en manque de drogue, je suis très angoissé et en même temps rassuré de pouvoir vivre sans mes pillules oranges. Je suis dans l’incertitude la plus totale car je ne sais pas si j’ai raison de faire cette démarche ou pas. Les psys me conseillent de ne rien arrêter. Ma survie me conseille de m’affranchir de ces drogues. Bon, je continue l’expérimentation sans, à la moindre incohérence de ma part (en espérant que je m’en rende compte) je reprendrai ces médicaments. Mais j’espère ne pas en avoir besoin. J’ai vu, sur ARTE, les témoignages de personnes bipolaires et je ne m’y suis pas reconnu. Ce n’est pas parce que j’ai connu des hauts et des bas (moments où je buvais –les bas – moments où j’étais abstinent –les hauts-) que je suis nécessairement bipolaire. Je ne cherche pas à nier ma maladie, j’ai juste l’intime conviction qu’au final, je ne souffre pas de cette maladie. Le premier médecin qui m’a diagnostiqué psychotique m’a vu au lendemain d’une subite privation d’alcool après trois semaines d’alcoolisation massive et j’étais effectivement incohérent, en manque, agité et très angoissé. Je manquais d’alcool.
Alors je ne sais pas. Je pense que j’ai raison de faire ce que je fais mais que je prends aussi des risques. En même temps, je ne me suis jamais senti aussi sage. Une envie de fumer que je contrôle, une envie de boire inexistante. Au fil de cette première année, j’ai récupéré de la force, une certaine sagesse. J’espère que je réussirai aussi à m’affranchir des médicaments, parce que je souhaite ne plus avoir aucune dépendance, même si je suis encore addict au café et Internet ! Mais ce sont des dépendances bien innocentes, elles ne vont pas détruire ma vie. Je suis même sûr que je finirai par les abandonner aussi. Les premières années, l’alcoolique remplace la boisson par un autre liquide qu’il consomme à outrance. C’est mon cas avec le café. L’Internet, c’est parce que je me sens bien seul, et que j’ai besoin de communiquer, c’est pour l’instant ma seule fenêtre de communication avec l’extérieur. Le temps aidant, je deviendrais moins dépendant, pour ces deux choses aussi.
Bref, voilà un rapide état des lieux. Je ressens le manque psychologique des neuroleptiques et je suis, faut bien le dire comme un drogué en manque. Je pense que cette sensation pénible va s’estomper au fil des jours. Je vous tiens au courant.
J’expérimente. Je reprendrai mes médicaments au besoin, s’il s’avère que je suis effectivement bipolaire.
A suivre !
17:29 Publié dans Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
21 août 2008
Soap opera du jeudi matin
Ce matin, coup de sang. Ma mère m’a pris tellement la tête avec son hystérie et son perpétuel mécontentement de ce que je fais (ça ne va jamais) que je décide à 11h57 de me tirer de la maison, de tout plaquer et d’aller refaire ma vie ailleurs.
Je laisse en guise d’adieu une lettre assassine sur mon imprimante, je dépose sa carte bleue sur mon bureau, j’éteins tout et me voilà parti.
Je croise ma mère qui me demande gentiment (tiens ?) où je vais.
- Faire un tour, je réponds.
Sur le chemin, je me demande ce que je vais faire, il doit me rester 40 euros que j’envisage de fumer, puis finalement de prendre en Nicopass …
Puis finalement je ne fais rien, je suis trop vieux pour les fugues, je touche à mon but, c’est trop con de tout laisser tomber maintenant …
Je vais acheter des briquets à roulette et à grande taille ….
(Tout à l’heure, vingt minutes avant, avant de partir : « C’est pareil les briquets, pourquoi tu lui en as pris des petits ? Il ne peut pas s’en servir. T’étais pourtant à la maison de la presse, ah vraiment … » Eh oui vieille conne, je ne peux pas penser à tout, je sais déjà qu’il ne peut plus se servir des briquets automatiques, qu’il lui en faut à roulettes, c’est ça à quoi j’ai pensé en achetant les briquets, vieille conne. Ma commande de la Redoute ne te convient pas ? Tes pulls c’est des manches trois-quarts au lieu de manches longues ? J’ai fait au mieux vieille conne, si t’es pas contente passe tes commandes toi-même, mais t’es plus bonne à rien, c’est ç qui te fais chier et tu passes tes nerfs sur moi, un jour je t’enfoncerai un couteau dans le ventre rien que pour avoir le plaisir de faire taire ta voix de vieille conne qui la ramène sans arrêt … merde j’en ai marre, je me tire, tu me fais chier, t’es jamais contente de ce que je fais, je quitte la maison et ta vie, tu ne me reverras jamais. C’est le mot que je laisse sur mon imprimante avant de partir et …)
… le programme TV des 15 jours à venir. Que j’avais oublié lundi dernier. Je reviens à la maison, calmé, en me disant que c’est bien, que je n’ai presque pas, mais presque pas du tout, ça m’a juste effleuré l’esprit, que je n’ai presque pas donc pensé à boire.
Ma mère m’embrasse, fort, quand je reviens.
- J’avais peur que tu sois parti bire un petit coup.
Je m’esclaffe.
- Pfff, je n’ai même pas pensé à ça !
- Excuse-moi pour tout à l’heure. J’étais énervée.
C’est vrai, maintenant un rien la contrarie et on verse tout de suite dans le pathos. Elle doit être épuisée physiquement pour ne plus rien supporter comme ça. Mais c’est moi qui trinque, on dirait que je suis devenu la soupape de sécurité. Pourtant, je fais de mon mieux, en essayant de ne rien oublier mais j’oublie, tant que je serai sous la coupe des neuroleptiques j’oublierai, j’aurai des difficultés … mais je suis seul avec ça, je dois me battre seul avec ça …
Vraiment, il est temps que je retravaille avant que ces petits dramas quotidiens ne dérivent vraiment en tentative de meurtre.
Je me sens incapable de passer à l’acte, mais j’ai souvent envie de les achever tous les deux, pour avoir enfin la paix. Ce sera quand même plus simple et moins passible d’emprisonnement que de retravailler et de prendre mon logement. Bon sang, quel soulagement ça va être !
13:06 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, humeurs, quotidien
Elle recommence quand ma vie ?
Elle recommence quand ma vie ?
C’est déjà un progrès que je me pose la question et que je connais un élément de la réponse : quand je vais recommencer à travailler, quand je vais aller seul à vélo à la gare routière, quand j’aurai des journées pleines et des week-ends de repos bien mérité.
Mais aussi : quand j’aurai le kit complet, boulot et (nouveaux amis) et ça c’est le gros morceau dans l’histoire, c’est ce qui me parait le plus difficile. Je devrais plutôt parler de copains, dans un premier temps, de relations amicales, sociales … ce sera déjà pas si mal … ce sera toujours mille fois mieux que la vie par procuration que je mène maintenant : à vivre à travers les séries et les films les amitiés que je n’ai pas. A passer du temps sur IRC et MSN à discuter avec des gens qui n’ont même pas l’envie (sauf un, quand même, ouf) de me rencontrer parce qu’ils sont trop loin pour la plupart. Bref, je suis pour l’essentiel dans un simulacre de relations humaines, ou si ce n’est pas un simulacre, c’est un bien piètre substitut, ça ne me va pas, ça m’est longtemps allé, ça m’a longtemps suffi mais au fur et à mesure que j’avance, il me faut plus : du solide, du concret, de l’humain.
Elle recommence quand ma vie ?
Maintenant, quand je vais à Provins seul faire les courses, c’est bien dommage que les gens ne s’abordent pas plus dans la vie réelle … mais c’est un début, je quitte la maison pour trois heures et je vois autre chose … c’est le début du début du début … bientôt (pourvu que ça marche, j’ai peur parfois) je vais retravailler et là j’aurai des échanges … mais j’ai déjà dit tout ça.
C’est imminent, et je crois que c’est ce qui va remplacer avantageusement les médicaments … cette dernière dépendance à laquelle j’ai encore du mal à échapper … quand je me doperai aux échanges humains, il n’y aura plus besoin de chimie, si la chimie des âmes se remet en marche …
Elle recommence quand ma vie ?
C’est imminent. Sûrement le 23 septembre. Je peux même mettre une date, c’est chouette. Dans un peu plus d’un mois. Il me reste ce laps de temps pour me préparer : dormir la nuit, bouger la journée, me passer des médicaments, maigrir encore et encore ne pas boire et ne pas fumer, vous connaissez ma chanson ! Mais surtout que j’apprenne à me reconcentrer et que je pratique la vie diurne ! Sur ce plan là, y a encore des progrès à faire mais je suis sûr que tout me reviendra avec la pratique de la vie courante, dans 32 jours.
Elle recommence bientôt ma vie, j’arrive pas à y croire.
00:36 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, humeurs, quotidien
16 août 2008
Viva la vie ... la vie va ...
En fait je me plains mais je réalise pas mon bonheur …
J’ai deux parents qui ont leurs défauts (j’en fais des notes entières) mais aussi leurs qualités que j’oublie un peu trop vite … leur plus grand mérite est de m’avoir recueilli en 2005 alors que ma vie était au bord du gouffre et qu’elle ne ressemblait plus à rien, comme moi … plutôt que de les pourrir de reproches sur mon blog, je devrais penser à leur être plus reconnaissant ! Ils m’acceptent comme je suis et si leur caractère est parfois difficile à supporter, je ne dois pas oublier qu’ils ont soixante-dix ans et de la souffrance physique (et parfois morale) à revendre et que je ne suis pas le centre du monde, que je devrais leur montrer un peu plus de considération et de respect … Ils ont beaucoup (et bien) bossé dans leur vie et j’en bénéficie … Je suis logé, nourri grâce à eux (même si je participe) et sans eux je serais à la rue, à vivre l’enfer comme en 92 …
Je ne réalise pas mon bonheur …
Je suis tombé dans une administration, celle de la Défense, où on m’a assisté quand j’ai pété les plombs et sombré dans l’alcool le plus alcoolisé de la planète, ils … ou plutôt elle, la doctoresse de la médecine du travail s’est déplacée jusque chez moi et, constatant l’amplitude des dégâts, m’a fait faire la lettre qui demandait le placement en congé de longue durée et c’est grâce à elle, grâce à eux, que j’ai eu un toit et de la thune, et c’est encore grâce à eux que je vais récupérer mon poste dans mon administration d’origine, ils ont beaucoup fait pour moi et je ne suis pas prêt de l’oublier …
C’est vrai que j’ai pas eu de chance en amour, que j’ai pas été heureux dans le milieu gay, (moi qui m’attendais à une grande famille, hum, ce n’est pas le cas) … qu’il a encouragé mon alcoolisme … et que cet alcoolisme est une croix difficile à porter, un cadeau du diable qui a ravagé ma vie, fait de moi un monstre, une loque, un non-sens … jusqu’à ce que j’arrête et qu’enfin je reprenne forme humaine … que je commence seulement maintenant à pouvoir m’estimer …
C’est vrai que c’est pas de chance si je suis bipolaire, mais je ferai avec, avec ou sans médocs, y a pire comme maladie, elle n’est pas mortelle et je ne suis pas un cas extrême, et connaître la maladie, c’est déjà avoir les armes pour la vaincre ! ou pour vivre avec …
Je me plains beaucoup ici en fait, parce que c’est long, lent et douloureux de se sortir de la merde où je me suis mis et comme je le dis dans la rubrique « à propos » ma vie serait un échec si on l’arrêtait là, maintenant, ou plutôt si on l’arrêtait quelques jours avant que je ne fête ma première année sans alcool …
Maintenant, toujours très lentement, les choses vont changer, je vais continuer à récupérer un physique agréable, mais aussi le mental qui va avec, cesser d’être un sauvage misanthrope pour redevenir un être social et sociable par l’entremise du boulot, de la vie active, des relations humaines, de mon entrée dans le monde des vivants …
De 2003 à 2007, j’ai surtout survécu, plongé dans les tréfonds de la bassesse, puis lentement, toujours toujours très lentement remonté … j’ai de la chance et j’espère que ça va continuer, parce que je suis sur le chemin de devenir un mec bien, avec sa vie pleine, ses amis, sa famille, et peut-être son amour …
D’autres dans mon cas sont restés sur le bord du chemin, abandonné et sans personne vers qui se tourner, moi j’ai eu la chance d’avoir le cocon familial, ma mère surtout … et comme je le disais en préambule, j’ai un peu tendance à l’oublier pour pinailler sur ses défauts …
Alors soyez remerciés parents, parce que je vous dois … une seconde naissance … et merci à la vie parce que si elle a été vacharde, elle m’a donné une seconde chance …
Et bravo moi-même parce que j’ai su la saisir !
Ben si quand même !
23:38 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, humeurs, quotidien
Attention aux kilos et aux neuros !
89,7 contre 87,2 ... ça fait deux kilos cinq cents grammes de repris et ce n'est pas étonnant !
Le manque de nicotine est parfois dur à gérer et le soir, j'ai des fringales et je me laisse aller à des crises d'hyperphagie : pain, beurre et confiture ou encore glace .... je comble un manque !
Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment, soit je dors trop, soit je dors pas assez, je suis toujours fatigué. Aujourd'hui ça va, j'ai dormi la nuit jusqu'a dix heures du matin, j'ai eu un réveil difficile mais la caféine m'a remis les yeux en face des trous ...
Ca y est, je n'ai plus de médicaments du tout et je vais donc faire l'expérience de 15 jours sans neuroleptique, tout en sachant que si ça va pas, je peux aller m'en faire avancer une boîte à la pharmacie ...
Je dois faire cette expérience. Je la fais seul car psys et médecins prescrivent et jouent la carte de la sécurité mais moi j'en peux plus des effets secondaires des neuro ... dans la balance, je mets leurs vertus calmantes et équilibrantes d'un côté ... et de l'autre, la libido zéro, l'érosion des sentiments, la mollasserie, la paresse ... je vais voir du coté de l'homéopathie et de la relaxation ... j'arrête tout en me surveillant de près ... en tous cas, je peux visiblement parfaitement me passer de Lysanxia et de Deroxat !
Expérience de décrochage en direct, une drogue de plus que j'essaie de ne plus avoir dans le corps : la risperidone de chez Biogaran ... franchement je ne m'estime pas assez bipolaire pour en avoir besoin, d'autant que je suis sobre depuis un an et que je pense que c'est surtout l'alcool qui m'a rendu à moitié fou ...
Expérimentons ... je vais tenir mon journal au jour le jour ...
Il n'y a plus que la nicotine et parfois l'excès de bouffe que je garde comme drogues ... et le Net mais ça pour l'instant, je préfère rester addict !
16:39 Publié dans Humeurs, Journal de régime, Psychiatire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrêter de fumer et faire un régime
13 août 2008
Bonnes nouvelles !
Mon poids n'a poortant pas varié mais je viens de réussir à rentrer du 46 !
46 qui taille peut-être large (?) mais 46 quand même.
Ca me serre juste un peu. Je me laisse desscendre a 85 kilos et j'enfile ce pantalon pour le tous les jours !
Sinon ça fait dix mois que je ne fumer plus et un mois que je suis sans nicotine.
L'absence de nicotine a effectivement pour conséquence de vous donner faim et je suis affamé en permanence. Je dois vraiment me régenter pour ne pas céder aux pulsions de faim qui m'obsèdent et ne pas me jeter sr du gras et du sucré. J'y arrive assez bien même si j'ai repris un kilo au passage !
Attention donc a ne pas déconner, je suis en train de devenir mince, on ne va pas tout faire foirer pour un simple manque de nicotine.N'empêche que je dois encore m'attendre à des sensations de manque, ça dure longtemps avec cette saloperie de drogue autorisée. Mais on va tâcher de faire face et ne pas se décourager.
Je me suis résolu à ne pas pouvoir obtenir de crédits avant six mois. Tant pis, on mettra de l'argent de côté et on refera les chicots début 2009, ce sera une agréable manière de commencer l'année. Je vais consulter un second dentiste que ma mère me recommade chaudement, car le courant n'est pas passé avec la première dentiste, même si elle a des tarifs compétitifs. La réisine, est-ce que c'est bien, au dessus il semble y avoir une autre matière dont j'ai oublié le nom ... quitte à attendre, je veux avoir de bonnes et belles prothèses, confotables. Je verrai donc avec ce dentiste.
Sinon, tout va plutôt bien. Les parents sont à moitié dingues, pas étonnant que les 3 enfants soient si spéciaux, y a de l'ascendance. On fait avec, de toutes manières courant 2009 je déménage et ma foi ce sera un grand soulagement !
16:30 Publié dans Humeurs, Journal de régime, Stop Clope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrêter de fumer et faire un régime













